Décryptage de nos attitudes

Publié le par LES ATELIERS DU BIEN-ETRE

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Langage du corps...

La communication avec les autres ne fait pas juste avec votre voix... mais aussi avec l'énergie de votre corps...

L'extérieur du corps est le reflet des pensées qui l'habitent...

Prenez soin du langage de votre corps...

Notre sourire est bavard

Forcés ou spontanés, « sociaux », figés ou sincères, sourires et muscles trahissent nos arrière-pensées. Décodage pour démêler le vrai du faux… en jouant des zygomatiques.

Se forcer à sourire jusqu’aux oreilles, on le fait toutes, certains jours, pour aller de l’avant ou donner le change. Très « never explain, never complain » (« ne jamais s’expliquer, ne jamais se plaindre », ndlr). Mais bon, est-ce que cela se voit si l’on manque de conviction, voire de sincérité ? Sébastien Bohler, chercheur en psychologie cognitive et docteur en neurobiologie, auteur de Quand vos gestes parlent pour vous (Dunod), a fait le tri de nos sourires. Bon à savoir avant d’articuler « cheese » ou « ouistiti ».

On ne sourit bien qu’avec le cœur et la bouche :

Faux. Dès 1862, le physiologiste Duchenne de Boulogne avait remarqué qu’un sourire authentique mobilise non seulement les muscles zygomatiques et les coins de la bouche, mais également les muscles orbiculaires (qui entourent le coin de l’œil). Une intuition confirmée par trois chercheurs qui ont filmé des femmes en train de visionner des films gais ou tristes. Conclusion : observez les yeux de la personne
qui vous sourit pour connaître son degré de sincérité car on ne peut pas commander ses muscles orbiculaires. Si elle plisse les yeux, c’est bon signe… Bonus : les « pattes d’oie » révéleraient « un tempérament heureux » selon Sébastien Bohler.

Un sourire éclatant est… trop beau pour être honnête :

Vrai. Quatre chercheurs ont filmé des femmes auxquelles ils ont demandé de sourire sur commande. Résultat : quand on se force, on a tendance à relever beaucoup plus vite et plus haut les coins de la bouche,
qui « sautent » plus mécaniquement. Ils retombent aussi plus vite qu’un sourire sincère. Une autre équipe a d’ailleurs montré qu’on a tendance à faire davantage confiance lors d’un entretien d’embauche à une personne dont le sourire est moins éclatant et instantané, mais plus progressif. Et plus authentique.

Un égoïste ne sourit jamais :

Ni vrai, ni faux. Deux chercheurs ont, par questionnaire, établi le niveau global d’altruisme de leurs cobayes, puis leur ont alloué une somme d’argent à répartir entre eux et une personne de leur choix, avant de les filmer en train de se présenter. Résultat : les sondés les moins altruistes et généreux sourient moins souvent et contractent moins, voire pas du tout, leurs muscles orbiculaires. Et curieusement, ils ont tendance à sourire d’un seul côté de la bouche (le droit) ! Explication de ce sourire « tordu » : l’hémisphère droit du cerveau (siège de nos émotions) commandant la partie gauche du visage, les deux coins de la bouche se soulèvent… si on est sincère. « Sinon, note Sébastien Bohler, seul le coin droit, sous contrôle de la volonté, remonte ».

Les battants ont toujours le sourire

Tout dépend de leur sexe. Les femmes à personnalité dominatrice sourient moins, peut-être parce qu’elles ne cherchent pas à être conciliantes et sont plus tournées vers les rapports de force. C’est ce qu’on constaté trois chercheurs qui ont fait faire des jeux de rôle à deux groupes. Les hommes étaient aussi souriants dans un rôle de dominant que de dominé, mais les femmes ayant voulu être « chef » souriaient moitié moins ! Comme celles contraintes au rôle d’assistante…

Que cachent nos gestes «doudous» ?

Pour se rassurer, les petits ont leur doudou. Les grands, eux, touchent souvent une partie de leur corps. Un geste d’autocontact qui n’est pas que réconfortant.

Nos gestes quotidiens d’autocontact le confirment :

Se toucher, se masser, se gratter… c’est la manière la plus simple de se rassurer soi-même et de se déstresser. Ces manies, apparemment anodines, sont parfois comparées à celles des singes observés par les primatologues : en situation de stress, ils se grattent plus vigoureusement.

Nos gestes d’ancrage quand les mains « s’accrochent » aux chevilles, à la nuque… ont le même objectif, celui de nous protéger d’un sentiment d’insécurité réel ou supposé. À notre corps défendant, ils racontent le besoin, « comme un rituel “magique”, de s’agripper pour ne pas tomber dans le trou creusé par l’angoisse », résume Joseph Messinger*, psychologue, spécialiste de communication non verbale.

*Auteur, notamment, de Les Gestes de la manipulation pour les nuls (First Éditions).

Je me triture le cou :

Se pincer la peau du cou ou le masser légèrement de la main permet de calmer un peu sa tension en baissant le taux d’excitation du nerf vague et en diminuant son rythme cardiaque.

Je superpose mes mains sur ma gorge :

En plus de la crainte, cette attitude peut aussi révéler un tempérament de nature superstitieuse.

Je suce ou mordille mes doigts :

Ce réflexe anxiolytique – également pratiqué par les primates et les lémuriens – renvoie à celui, inné, du bébé, qui suce déjà son pouce in utero. Un comportement similaire, en apparence “moins régressif”, consiste à glisser son pouce sous les autres doigts et à fermer son poing, explique le psychologue Marco Pacori*.

*Auteur de Le Langage secret du corps (Ideo).

Je me caresse le visage ou les bras tout en parlant :


L’autocaresse n’est pas forcément le symptôme gestuel d’une carence affective, mais plutôt le signe d’une marque d’estime de soi, de créativité et de notre aptitude à aimer. Elle peut d’ailleurs être interprétée chez une femme comme un signal d’ouverture et d’intérêt, expliquait Joseph Messinger, surtout si notre interlocuteur nous plaît…

Je joins mes mains dans mon dos :

Cet auto-enlacement trahit le besoin d’un bras extérieur ou ami pour nous entourer.

Je croise mes bras et mes pieds les uns sur les autres :

C’est un geste, a priori, défensif. Et un signe de prudence quand les bras ne sont pas pressés trop hauts sur la poitrine, et les coudes pas trop près du corps. Mais il exprime surtout notre nervosité ou notre anxiété, quand on garde les coudes bien serrés au corps. Cet autocontact devient alors une façon inconsciente de « s’embrasser soi-même pour se sentir mieux », note Marco Pacori. Il peut également signifier le désir inconscient de protéger symboliquement sa poitrine, liée à la confiance et à l’estime de soi, observait Joseph Messinger.

J’agrippe mes avant-bras, mes épaules, mes coudes…

Ce réflexe d’ancrage névralgique, s’il est récurrent, trahit, lui aussi, de l’émotivité et une peur de l’échec, voire une certaine frilosité face à l’adversité. À éviter absolument dans la vie professionnelle…

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