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Revision pour votre CAP Esthétique par correspondance

Publié le par LES ATELIERS DU BIEN-ETRE 06 NICE

Réviser les cours de cap esthétique

Candidats libres, organisez-vous et réussissez votre CAP grâce à quelques conseils…

Comment s’organiser pour passer l’examen du CAP Esthétique. Je vous dédis donc une page pour vous expliquer comment s'organiser afin de vous donner toutes les chances pour le réussir.

Étape 1 : Télécharger le référentiel

La première étape consiste à prendre connaissance de tout ce qu’il y a à savoir pour passer le CAP. Le référentiel devient alors votre meilleur ami car il est d’une grande précision sur les connaissances à acquérir avec une colonne « Limite des savoirs ». Le dernier référentiel sorti est celui de 2008. Je vous poste le lien a la fin de ce paragraphe.

Étape 2 : Faire des fiches et les apprendre

Une fois le référentiel téléchargé et consulté, il vous faudra faire des fiches grâce à des livres de cours ou à des cours achetés en ligne .

Pas la peine de faire des fiches dans toutes les matières mais dans les suivantes, c’est quasiment une obligation car les livres sont trop complets :

  • S1 : Biologie
  • S2 : Cosmétologie
  • S3 : Technologie des appareils et des instruments
  • S4 : Techniques esthétiques

Cela peut vous paraître fastidieux mais il faut en passer par là. Rien que le fait de les rédiger va vous permette de commencer à mémoriser la théorie.

Étape 3 : Faire TOUTES les annales disponibles

Faire toutes les annales que vous pouvez trouver : sur les livres ou sur le net. Sachez que souvent les sujets se recoupent et certains éléments sont demandés presque à chaque fois… du style les schémas sur la peau et ses annexes…

Etape 4 : Training (optionnel mais hautement recommandé)

Il vous suffit de vous inscrire a mes cours particuliers, et je répondrai à toutes vos interrogations, nous pourrons faire des cours en face to face via skype.

Étape 5 : Trouver un stage

Étape délicate puisqu’en tant que candidat libre vous n’avez pas de convention de stage. Le stage devient non obligatoire dans les académies en raison de cela. Appelez votre académie vous confirmer.
Dans tous les cas essayez de convaincre une esthéticienne ou un institut de vous prendre ne serait-ce qu’une semaine pour que vous puissiez avoir quelque chose à raconter dans votre dossier de vente et lors de l’oral.
Astuce pour les stages : Si vous êtes candidat libre et que vous n’avez pas pris les cours via un organisme de formation à distance, vous ne pouvez avoir de convention et il est alors encore plus dur de trouver un stage. C’est pourquoi je vous propose deux solutions :

  • Soit vous avez moins de 25 ans et vous pouvez vous adresser à votre mission locale. J’avais pu faire un stage conventionné grâce à eux car ils vous permettent d’être mis en relation avec un organisme jouant le rôle de « tiers » pour signer la convention tripartite.
  • Soit vous avez plus de 25 ans et dans ce cas il faut aller à Pôle Emploi. En espérant tomber sur un conseiller sympa, vous pouvez demander une évaluation en milieu de travail : EMT pour les intimes. Cette solution n’est vraiment pas top au niveau du temps en stage proposé (80h) mais c’est toujours mieux que rien…

Étape 5 : S’entraîner sur son modèle

N’hésitez pas à harceler votre modèle pour faire des soins sur elle. Plus vous la connaîtrez et plus vous irez vite ! Entraînez-vous surtout dans le temps imparti. Le stress le jour de l’examen va vous faire perdre du temps alors il est essentiel de bien maîtriser ce que vous faite.

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Protocole "soin visage pour le CAP esthétique"

Publié le par LES ATELIERS DU BIEN-ETRE 06 NICE

Lavage des mains et désinfection

Mise en place du poste de travail (suivant plan),

Mise en place de la table ou du fauteuil (drap, serviettes sous la tête, drap d'examen),

Pendant ce temps, le modèle se déshabille, vous lui avez donné son paréo et les pantoufles,

Mise en place du modèle : turban, charlotte, mouchoirs en papier sur la charlotte et sur le paréo.

Démaquillage

1 - Préparation des yeux avec les oeillères

2 - La bouche avec le lait démaquillant, toujours de l'extérieur vers l'intérieur.

3 - Retour sur les yeux, avec les oeillères, les sticks ou bâton cardé, produit utilisé le démaquillant yeux,

4 - Le teint , produit lait démaquillant, décoller le fond de teint, les pollutions avec les doigts en mouvements circulaires, retirer le surplus avec un mouchoir, rincer avec l'eau et les éponges, appliquer la lotion et l'essuyer avec un mouchoir plié,

Préparation d'un mouchoir et d'une oeillère avec de l'eau distillée pour le contrôle du démaquillage,

En attendant le contrôle du démaquillage, vous faites votre épilation sourcils,

Gommage

Application du gommage suivant le type de peau :

gommage chimique avec un pinceau en évitant le contour des yeux,

gommage mécanique à grains, en déposer sur le visage en touche, puis gommez en mouvements circulaires, en tenant les tissus, du bas vers le haut, et de l'intérieur vers l'extérieur.

Rincer à l'éponge sans frotter, il ne doit pas rester de grain pour le gommage mécanique. Pour le gommage chimique, on peut retire le surplus avec une spatule plastique délicatement avant le rinçage aux éponges + eau.

NB : les yeux sont protéger avec des oeillères.

1er appareil electrique

Suivant type de peau : soit le lucas, soit le vapozone.

Important : protéger votre modèle avec serviette pour le lucas, ainsi que les yeux et les voies respiratoires, test de chaleur.

Elimination des comédons (si c'est nécessaire),

2ème appareil électrique

Si extraction des comédons Haute- fréquence avec champignon bleus pour cotérisation.

Pour autre type de peau : 1 ampoule déposée sur le visage avec un pinceau, mettre une gaze en faisant l'orifice pour le nez et passer la HF avec le rouleau.

ou

Ampoule, puis liquide ultra-son et passage de la sonde à ultra-son.

Modelage

S'il vous reste de l'ampoule, vous la mélangez avec la crème ou l'huile de modelage, que vous aurez préalablement mis dans une coupelle, puis dépose sur le visage avec un pinceau.

Technique suivant type de peau : effleurages, manoeuvres actives, lissages, ventouses, remise en place des tissus. durée environ 8 mn.

MASQUE

Pose du masque terreux ou crème,avec un pinceau, éviter le contour des yeux et le contour de la bouche.

Important : mettre des cotons humidifiés sur les yeux de votre modéle.

Retirer le masque aprés le tdp, pour le terreux, humidifier si nécessaire, et pour le crémeux, vous pouvez enlever l'excés de produit avec une spatule, on essuie la spatule sur un mouchoir, rinçage aux éponges,

Tonifier et sécher comme aprés le démaquillage.

Attention : vous contour doivent être parfaitement nets.

Crème de jour :

Application de la crème de jour en technique d'effleurages, en partant du cou et en remontant vers le front.

Astuce :

Pendant la pose du masque, vous pouvez commencer le démaquillage des ongles (pieds ou mains)

Trés important : votre poste de travail doit toujours être net.

Pensez toujours à désinfecter votre matériel.

Votre modéle doit arriver pour le jour du cap, maquillé avec fond de teint, mascara, eye-liner, rouge à lèvre, et les ongles mains et pieds vernis avec rouge foncé en deux couches.

Pas de maquillage permanent.

Pour des cours particuliers sur Nice et alentours , 06 62 36 25 18

Protocole "soin visage pour le CAP esthétique"
Protocole "soin visage pour le CAP esthétique"
Protocole "soin visage pour le CAP esthétique"
Protocole "soin visage pour le CAP esthétique"

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Acides aminés

Petites molécules riches en azote, constituant les protéines. Les acides aminés sont hydratants et nutritifs. Les cellules peuvent les utiliser pour fabriquer les protéines.
Quelques exemples d'acides aminés : cystéine et cystine (composant principaux de la kératine), tyrosine (favorise la formation de la mélanine).

Acides gras essentiels (AGE)


Lipides que l'organisme ne sait pas synthétiser, indispensable au bon fonctionnement des cellules vivantes. On les trouve essentiellement dans les lipides végétaux. Ils entrent dans la composition de très nombreuses matières ou substances actives utilisés en cosmétique.
Quelques exemples : acide linoléique issu de l'huile de tournesol, acide linoléique issu de l'huile de bourrache.

AHA (alpha hydroxy acides)

On les appelle acides de fruit car certains sont extraits de fruit (acide citrique du citron, acide malique de la pomme). A faible concentration, ils sont hydratants. A concentration plus élevée (supérieure ou égale à 1%), ils sont exfoliants et améliorent le renouvellement cellulaire.
Exemples : acides lactique, tartrique, malique.

Adipocytes

Cellules graisseuses présentes dans l'hypoderme.

 

ADN (acide desoxyribo-nucléiques)

Molécules constituant essentiel des chromosomes du noyau cellulaire dont la structure est une double hélice, responsable de la transmission des caractères héréditaires, de la synthèse des protéines. C'est le "cerveau", la mémoire de toute vie cellulaire.

ARN (acides ribo nucléiques) 
Sa structure est un simple filament. Il existe trois types d'ARN :
- l'ARN messager, qui apporte la formule de la molécule à synthétiser,
- l'ARN transfert, qui apporte les acides aminés indispensable à la synthèse des protéines (dans les ribosomes),
- l'ARN ribosome, qui entre dans la constitution des ribosomes et participe à la traduction de l'information.

 

Céramides

Lipides constituants essentiels du ciment intercellulaire de la couche cornée. Ils participent au maintien de l'hydratation et à la fonction barrière de la peau. Exemple : phytocéramide de soja, "céramides végétal", qui a une structure équivalent à celui que l'on trouve dans la peau.

 

Collagène

Famille de protéines, constituant essentiel du derme (tissu de soutien de la peau), synthétisées par les fibroblastes. Les collagènes se dissocient en vieillissant, ce qui fait perdre à la peau sa fermeté et sa souplesse.

 

Distillation

Procédé qui consiste à convertir en vapeur un liquide mêlé à un corps non volatile (plante) ou des liquides mêlés, afin d'obtenir des huiles essentielles ou des eaux florales.

 

Elastine

Protéine constituant du derme (tissu de soutien de la peau), synthétisé par les fibroblastes. En vieillissant, les fibres se raréfient et se modifient, entraîne perte d'élasticité et de sa souplesse.

 

Emulsion

Mélange de deux corps non miscibles, rendu possible par l'incorporation d'un tensio-actif (pour éviter la séparation eau et huile) et d'un stabilisant ou émulsionnant ( pour donner la viscosité du produit).
Deux types d'émulsions:
- H/E (huile dans eau), huile dispersée sous forme de fines gouttelettes dans une phase continue aqueuse. C'est la forme la plus utilisée en cosmétique,
- E/H (eau dans l'huile), eau dispersée sous forme de fines gouttelettes dans une phase continue huileuse.

 

Enzyme

Substances protéiques complexes qui permettent les réactions biochimiques du métabolisme. Elles sont actives à très faible concentration et sont indispensables à ces réactions. Elles sont spécifiques et n'agissent que sur des substances bien déterminées.
Exemple : dans la couche cornée, des enzymes spécifiques (protéase) aident à la desquamation des cellules.

 

Excipient

Base cosmétique qui véhicule des principes actifs et contribue aux propriétés cosmétiques du produit, telles que l'onctuosité, la fluidité, la facilité d'étalement la pénétration des actifs végétaux, etc.
Exemples : gels, solutions, émulsions, poudres…

 

Extraction

Il existe différentes modes d'extraction pour obtenir les principes actifs des plantes, tels que la macération, la percolation, la distillation, l'extraction par solvant.

 

Fibroblastes/fibrocytes

Cellules du derme, en forme de fuseaux ou étoiles, qui synthétisent les fibres d'élastine du milieu extracellulaire. Elles se multiplient peu chez l'adulte mais peuvent le faire après une blessure, lors de la cicatrisation.

 

Film HLP (film hydro-lipo-protéique)

Film naturel constitué de sueur, de sébum et d'acides aminés provenant des cellules mortes. Il protège la peau contre les agressions extérieures. C'est lui qui détermine le pH et la nature de la peau.

 

Flavonoides 

Substance pigmentaire végétale (jaune) qui joue un rôle contre le vieillissement en entravant l'action des radicaux libres, c'est-à-dire qu'ils luttent contre l'oxydation des cellules et la dégradation des molécules nécessaires à la vie cutanée (collagène, élastine,ADN…).

 

Gel

Préparation transparente ou semi-transparente, à base de substance gélifiantes (alginates par exemple qui sont extraites des algues marines) et d'eau.

 

Glucides

Terme sous lequel on désigne tous les sucres (glucose, fructose, etc.). En cosmétique, ils ont une action hydratante ou nettoyante (mucilages), restructurante ou encore émolliente.

 

Glycérides

Variété de lipides. Ils se regroupent sous les termes de mono, di, ou triglycéride. Ce sont les principaux constituants des huiles végétales mais aussi des lipides de la peau. Ils ont une action assouplissante, anti- déshydratante, restructurante sur la peau. Ils entrent également dans la composition des émulsions (fraction lipidique).

 

Huiles essentielles

Substances odorantes volatiles. Elles sont obtenues soit par distillation, soit par extraction à l'aide de solvant.
Exemple : chaque huile est constituée de molécules différentes ayant chacune des propriétés particulière :
- lavande : antiseptique, cicatrisante,
- romarin : stimulante,
- marjolaine : apaisante.

 

Kératine 

Protéine, constituant essentiel de la couche cornée, des poils, des cheveux et des ongles.

 

Kératinisation

Evolution des cellules vivantes de la couche basale en cellule mortes superficielles et desquamantes.

Kératinocytes
Cellules les plus nombreuses de l'épiderme. Elles sont réparties en une succession de couches (de la couche basale à la couche cornée).

Lipides végétaux
Terme regroupant toutes les huiles et les corps gras d'origine végétale. Ils apportent des vitamines (E, F, provitamine A et D). Leur action est anti-déshydratante, adoucissante, nourrissante et assouplissante.

Liposomes
Petites sphères micro voire macroscopique, 100milliardièmes de mètre de diamètre, contenant de l'eau, et dont la paroi est faite de lipides structurés comme ceux du ciment intercellulaire. Ils véhiculent les principaux actifs de façon ciblée dans la peau.

Macération
Opération qui consiste à laisser séjourner, dans un liquide à froid, un corps ou une substance jusqu'à la dissolution des parties solubles, recueillant ainsi le maximum de principes actifs.

Mélanine
Pigments (orangé à noir) qui donnent leur couleur à la peau. Sous l'effet des ultraviolets, la peau fabrique à partir de la tyrosine plus de mélanine pour se protéger du soleil (bronzage). La mélanine est, en outre, un excellent piège pour les radicaux libres.

Mélanocytes
Cellules de grande taille insérées dans la couche basale de l'épiderme cutanée. Elles sont responsables de la synthèse de la mélanine, donc du processus de pigmentation de la peau.

Méristème
Tissu germinatif que l'on trouve dans les racines et les autres tissus vivants de la plante.

Mucilages
Grosses molécules présentes dans de nombreux végétaux, constituées des glucides. Elle se gonflent au contact de l'eau et forment des gels en présence d'eau. Les mucilages ont une action hydratante, émolliente, adoucissante. Exemple: mucilage de mauve, guimauve, tilleul, algues.

NMF (Naturel Moisturizing Factor)
C'est le facteur naturel d'hydratation présent dans la peau. Mélange de substances hygroscopiques (qui captent l'eau du milieu environnant), il maintient une hydratation optimale de la peau. Il contient de l'urée, des acides lactiques, des acides pyriolidone carboxylique, des sucres, des acides aminés et des sels minéraux.

Oligo-éléments
Nom donné aux sels minéraux (fer, zinc, magnésium, cuivre, etc.) lorsque ceux-ci sont en très petites quantités. Ils sont indispensables au fonctionnement des organismes vivants. Ils agissent en particulier au niveau de certaines enzymes en assurant leur intégrité et leur mode de fonctionnement.
Exemple : le cuivre au niveau de la tyrosinase, enzyme du mélanocyte, permet la transformation de la tyrosine en mélanine.

pH
Abréviation de potentiel hydrogène. Symbole caractérisant l'acidité ou l'alcalinité d'un milieu. Ainsi, le degré d'acidité ou d'alcalinité de la peau s'exprime par des lettres suivies d'un chiffre variant de 0 à 14 :
- de 0 à 7, le pH est acide,
- à 7, le pH est neutre,
- de 7 à 14, le pH est alcalin.
Une peau dite normale a un pH entre 5. 5 et 6.5, donc légèrement acide. En général les produits cosmétiques doivent respecter ce pH.

Percolation
Opération qui consiste à faire passer un liquide (solvant) au travers d'un corps ou substance dont on veut en extraire les principes actifs.

Principe actif
Elément déterminant l'activité du produit, son efficacité.
Exemple : extrait de plante, huiles essentielles, vitamines.

Protéines
Variété de protide. Formées d'un enchaînement d'acides animés, elles sont les constituants essentiels de tout organisme vivant. Sur la peau, elles sont une action hydratante, restructurante, régénérante, et émolliente.
Exemple de protéine : kératine, collagène, élastine.

Provitamine
Nom donné à des substances qui, sous certaines influences, se transforment en vitamines, telles que le carotène en vitamine A.

Radicaux libres
Atome ou ensemble d'atomes qui possède un électron libre. Instables, ils attaquent toutes les molécules des cellules qu'ils dégradent (collagène, élastine, ADN) et sont responsable du vieillissement cutané. Il se forme plus particulièrement sous l'action des UV et des pollutions.
Exemple de principes actifs anti-radicalaires : arginine, vitamine E, flavonoïdes…

Sébum
Sécrétion lipidique produite par les glandes sébacées du visage. Il lubrifie l'épiderme, lui donne sa souplesse et son velouté et combat les bactéries. Les peaux grasses en produisent une quantité trop importante, d'où les problèmes de brillance et parfois d'acné.

Solution
Il existe deux types de solutions:
- Aqueuses : principes actifs dissous dans un milieu aqueux. Les principes actifs sont alors hydrosolubles.
- Huileuses: principes actifs dissous dans un milieu huileux. Les principes actifs sont alors liposolubles.

Suspension
Adjonction de fines particules solides (poudre) dispersées dans une émulsion ou autre corps gras.
Exemple: fonds de teint, crèmes teintées…

Vitamines
Catalyseur biochimique que notre corps ne peut, en général, pas synthétiser. Elles sont indispensables à la vie, la croissance, la reproduction, au maintien de l'équilibre vital, en agissant à de très faibles doses. On distingue :
- les vitamines liposolubles : A, D, E, F, K,
- les vitamines hydrosolubles : B, C, H, PP.

Vitamine A
Utilisée comme principe actif dans les produits cosmétiques, elle redonne souplesse et élasticité aux épidermes secs et rugueux; elle corrige les effets des agressions du froid, du vent… Sous forme acide (acide rétinoïde ou vitamine A acide), c'est un médicament qui s'applique sur la peau pour traiter l'acné ou le vieillissement cutané. Un célèbre dermatologue américain a découvert que ce traitement avait également un effet anti-âge. Des études fort sérieuses ont officiellement démontré qu'elle estompait les rides et rajeunissait la peau.

Vitamine E
Dans les produits de beauté, associée ou non à d'autres vitamines (elle facilite l'utilisation de la vitamine A), elle protège la peau de la déshydratation et du dessèchement provoqués en particulier par les rayons ultraviolets. Elle est donc très employée dans les formules antisolaires et de plus en plus présente dans les crèmes de jour, les fonds de teint, les rouges à lèvres…

Vitamine B5 ou panthénol
Surnommée " vitamine de la peau et des cheveux", elle est utilisé depuis plus de 20 ans en cosmétologie. Le panthénol agit surtout sur la fragilité et la croissance du cheveu. Mais aujourd'hui, son rôle s'élargit. Ses propriétés stimulantes de la pigmentation et calmant de l'irritation cutanée sont mises à profit dans certaines crèmes apaisantes, produits de bronzage et après-rasage…

Vitamine C
Reconnue comme la vitamine de défense de l'organisme et des cellules, elle protège et stimule les cellules par ses propriétés antioxydants (antiradicaux libres) et favorise également la biosynthèse de collagène. Elle participe à la tonicité, la fermeté de la peau et à l'éclat du teint.

Vitamine F
Ce n'est pas une vitamine au sens strict, mais le terme est utilisé par les nutritionnistes pour désigner les acides gras essentiels (AGE) poly-insaturés, présents dans certaines huiles végétales. Elle assure l'équilibre de la peau et des cheveux, enrichissant les formules de crèmes de soin pour le visage, de lotions capillaires, de produits solaires.

 
 
 
 

Annexe I : RÉFÉRENTIELS DU DIPLÔME

RÉFÉRENTIEL DES ACTIVITÉS PROFESSIONNELLES

Le champs d’activité et les perspectives d’évolution y sont définis.

1. Champ d’activité
2. Perspectives d’évolution
  • Fonction exécution de techniques esthétiques :
    • activité 1 : réaliser des soins esthétiques , du visage au décolleté
    • activité 2 : réaliser une épilation
    • activité 3 : réaliser une prestation bronzage UV
    • activité 4 : réaliser un maquillage, visage et décolleté
    • activité 5 : réaliser des soins esthétiques et des maquillages des mains et des pieds
  • Fonction accueil, conseils et vente :
    • activité 1 : accueillir, prendre en charge et prendre congé du ou de la client(e)
    • activité 2 : conseiller et vendre des produits et/ou des prestations
    • activité 3 : mettre en valeur des produits et/ou des prestations
  • Fonction organisation et gestion :
    • activité 1 : gérer les rendez-vous
    • activité 2 : gérer les stocks
    • activité 3 : gérer le poste de travail
    • activité 4 : gérer les encaissements

RÉFÉRENTIEL DE CERTIFICATION

Mise en relation du référentiel des activités professionnelles et du référentiel de certification : un tableau récapitulatif présente la relation entre les activités et les compétences associées

  • Capacités et compétences terminales : Il s’agit de la liste et du détail des 4 compétences à maîtriser (s’informer, organiser, réaliser, communiquer)
  • Savoirs associés : il y en a 7 en tout
    S1 – biologie
    S2 – cosmétologie
    S3 – technologie des appareils et des instruments
    S4 – techniques esthétiques
    S5 – vente des produits et des prestations de services
    S6 – connaissance du milieu professionnel
    S7 – arts appliqués à la profession

Des tableaux présentent l’association entre les compétences attendues et les épreuves du CAP Esthétique

Annexe II : PÉRIODES DE FORMATION EN MILIEU PROFESSIONNEL

Dispositions générales

Objectifs : Acquérir de l’expérience professionnelle.
La durée de la formation en entreprise est de 12 semaines recommandées.
Il est conseillé d’effectuer 3 semaines dans une parfumerie et 3 semaines dans un institut.
La durée minimale des périodes de formation est de 8 semaines pour les candidats sous statut scolaire et de 6 semaines pour les candidats de la formation continue, y compris pour les candidats relevant de la voie de l’enseignement à distance.

Les candidats libres sont dispensés de formations en entreprise mais il bien entendu fort recommandé d’en faire : voir article comment faire un stage en candidat libre

Organisation dans les différentes voies

Il en existe 3 : voie scolaire, voie de l’apprentissage et voie de la formation professionnelle continue.

Activités en milieu professionnel et suivi
Rôles du tuteur

Annexe III : RÈGLEMENT D’EXAMEN

Il s’agit d’un tableau récapitulant les modes et durée des épreuves en fonction de la voie scolaire choisie

Annexe IV : DÉFINITION DES ÉPREUVES

Les épreuves professionnelles définies dans cette annexe sont les suivantes :

  • EP1 : techniques esthétiques
  • EP2 : vente de produits et de prestations de services
  • EP3 : sciences et arts appliqués à la profession

Voir l’article les épreuves

Il existe aussi les épreuves générales dont vous êtes dispensées si vous posséder un diplôme du niveau CAP ou supérieur :

  • EG1 / UG1– français et histoire-géographie
  • EG2 / UG2 – mathématiques–sciences
  • EG3 / UG3 – éducation physique et sportive

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Ces plantes qui nous soignent.

Publié le par LES ATELIERS DU BIEN-ETRE 06 NICE

Retour historique sur les plantes sauvages

La cueillette de plantes sauvages pour se nourrir paraît incongrue et dépassée. 

Pourtant, ce n’est qu’à une date toute récente, à l’échelle de l’histoire de l’humanité, que nous avons commencé à manger des légumes cultivés. Il y a 4 000 à 5 000 ans seulement, en Europe occidentale, 10 000 ans dans le Croissant fertile (actuelle Syrie, Irak). 

Nous aurions donc passé 5 000 ans à manger des végétaux domestiqués, contre 5 millions d’années (mille fois plus) des herbes sauvages… 

La cueillette devrait donc faire partie de nos réflexes les plus profonds, ne serait-ce que pour notre survie. Et pourtant, à quelle vitesse avons-nous perdu tout souvenir de ces gestes indispensables ! 

Alors permettez-moi de me glisser aujourd’hui dans la peau d’un professeur ennuyeux pour faire un petit « retour historique » sur les plantes sauvages dans notre alimentation et nos pharmacies. 

Installez-vous confortablement dans un fauteuil si vous le pouvez. Le récit est librement adapté et résumé du livre de Bernard Bertrand, célèbre herboriste et auteur de Cueillettes sauvages, aux éditions Plume de Carotte, que je vous invite à vous procurer si ce n’est pas encore fait. 

Nos instincts originels ne sont pas aussi éloignés que nous le pensons

Nos instincts vitaux originels ne sont pas aussi éloignés que nous le pensons. 

Jusqu’au milieu du XIXe siècle, nous avons continué à pratiquer la cueillette, parallèlement à l’agriculture. 

L’agriculture est restée longtemps archaïque et ses rendements faibles. Ce n’est qu’au XXe siècle qu’elle est parvenue à couvrir tous les besoins de certaines populations (en Occident), se trouvant même localement en surproduction (Europe, Amérique du Nord). 

Autrefois, les accidents de culture étaient fréquents : météo, guerres, maladies. Les récoltes étaient régulièrement détruites ou pillées. 

Au cours des siècles, le même scénario se répète, immuablement : c’est, à chaque fois, grâce aux herbes sauvages que les populations, ou une partie d’entre elles, survivent jusqu’à la récolte suivante. 

Dans ces moments de grande difficulté, l’homme fabriquait de la farine avec diverses écorces. Il concoctait des soupes de lichen, du potage avec de la paille. Dans les cas les plus extrêmes, il tentait de mâcher, comme dans Lucky Luke, le vieux cuir tanné des chaussures pour tromper sa faim. Et ce n’est pas une blague [1]. 

Le célèbre agronome Parmentier rédigea en 1771 une première thèse pour prévenir les crises alimentaires : Recherches sur les végétaux nourrissants qui, dans les temps de disette, peuvent remplacer les végétaux ordinaires. Il y cite les racines d’aristoloche, arum (plusieurs espèces), bardane, fumeterre bulbeuse, bryone, mandragore, pivoine, renouée bistorte, renoncule bulbeuse. 

Sauriez-vous les reconnaître si vous en aviez besoin un jour ? Et transmettre cette connaissance élémentaire à vos enfants et petits-enfants ? 

Assurer la jonction

Mais même en temps de paix, un phénomène de disette se produisait chaque année aux transitions saisonnières, en particulier aux mois de mars et avril. 

Ces mois sont les pires de l’année. Les réserves de l’hiver sont épuisées, mais les premières récoltes (premiers oignons, pois, épinards) ne sont pas encore sorties. Les variétés tardives de fruits qui dépassent Pâques sont rares, elles ne peuvent suffire à alimenter des familles souvent nombreuses, vivant sur de petits lopins de terre. 

Les réserves de céréales sont épuisées, et il faut résister à la tentation de manger la part réservée pour les semences. C’est aussi le cas des légumineuses, comme les haricots. 

C’est alors que les « dons de la nature », les plantes sauvages, gratuites, accessibles à tous quand on sait où les chercher, permettent de traverser ces disettes passagères. 

La mauvaise réputation

Dès le milieu du XIXe siècle cependant, on observe des symptômes d’un rejet de la nature : les nourritures sauvages sont jugées « tout juste bonnes à être données aux poules et aux cochons ». 

À cette époque, en effet, ces animaux de ferme vivaient des productions spontanées, mauvaises herbes, déchets considérés comme immangeables ou médiocres par rapport aux produits issus des cultures, fruits du labeur du paysan et de son savoir-faire, et donc alimentation noble. 

Chicorées sauvages, laiterons, orties, pissenlits furent principalement utilisés pour nourrir les lapins et engraisser les canards, oies et cochons. Rares étaient ceux qui en mangeaient par goût. 

La rupture totale sera consommée après la Seconde Guerre mondiale et l’avènement de l’agriculture scientifique, chimique et mécanisée. C’est le triomphe de l’ingénieur agronome, formé dans les hautes écoles des préfectures et, de préférence, à Paris, puis dépêché par le ministère de l’Agriculture aux quatre coins du pays pour « éduquer » les paysans « ignorants » et les faire entrer dans l’ère moderne et glorieuse de l’agro-industrie. 

Tous ceux qui, par tradition, perpétueront les gestes de cueillette sauvage seront alors montrés du doigt, accusés d’être de piètres cultivateurs

Côté médical, ce fut encore pire, avec l’invention du « délit d’exercice illégal de la médecine et de la pharmacie ». Tout herboriste, tout guérisseur habitué à utiliser, recommander ou, pire encore, vendre des herbes médicinales se retrouvait dans le collimateur de la justice – qui ne s’est pas privée de « faire le ménage ». 

« S’ils en sont réduits à ça, c’est qu’ils sont incapables de passer leur diplôme de médecin ! » devint le lieu commun. Le sous-entendu était à peine voilé : « Ce sont des bons à rien. » 

Une terre nue est une terre propre

Il n’en fallait pas plus pour que les plantes des périodes difficiles soient considérées comme de mauvaises plantes. Cela justifiera la chasse aux mauvaises herbes qui sera ouverte après guerre, avec son dramatique corollaire : le recours irréfléchi aux herbicides. 

Il faudra des années d’empoisonnement des cours d’eau et des nappes phréatiques, d’érosion des sols, de disparition des espèces indigènes d’abeilles, de coccinelles, d’escargots, pour qu’enfin les populations finissent par se poser des questions et comprendre que, peut-être, une tragédie silencieuse était en train d’avoir lieu. 

À force de consommer des aliments insipides, chargés de poisons et de métaux lourds, de constater des cancers, des maladies auto-immunes et neurodégénératives (Parkinson, sclérose en plaques, Alzheimer), certains citoyens ont fini par ne plus accepter d’être les dindons de la farce. 

Un incontestable engouement pour les savoirs ethnobotaniques et ethnopharmaceutiques a eu lieu. 

Ce sursaut de conscience citoyenne a provoqué un regain d’intérêt inattendu pour les disciplines « douces » qui semblaient, il y a peu, condamnées à disparaître. 

Renouveau inattendu

On voit, par exemple, en Corse le retour de la soupe aux herbes corses, désormais enseignée dans de nombreux stages et qui se généralise dans les festivités locales. Le principe en est simple : aux légumineuses sèches cultivées (fèves, haricots), la cuisinière ajoute une belle variété de plantes sauvages, comme la bourrache, la menthe aquatique, le plantain, le pourpier, le mouron, le chénopode, l’armoise, la blette sauvage, l’oseille et l’ortie blanche. 

Aujourd’hui, les adeptes de la cuisine sauvage sont nombreux, ils se retrouvent lors de stages de plus en plus pointus. Il ne faut jamais oublier non plus que le monde ne se limite pas à l’Europe, et encore moins à la France. 

En Pologne, en Roumanie, en Ukraine, en Russie, la cueillette sauvage continue à faire partie du quotidien de nombreuses populations rurales, et pas seulement pour les myrtilles, les framboises et les champignons. 

En Afrique, ainsi que chez les derniers peuples qui survivent dans les rares jungles préservées d’Amazonie, de Bornéo et d’Océanie, l’exploitation des ressources naturelles, gratuites et renouvelables reste la base du mode de vie. 

Plus près de chez nous, il suffit de fréquenter les marchés locaux des pays méditerranéens, au printemps, pour s’apercevoir que beaucoup sont abondamment et régulièrement approvisionnés en herbes sauvages (herbes à pots et à salades). Le fameux mesclun, ce mélange de salades sauvages et cultivées, les tourtes et les soupes aux herbes, dites paysannes, sont des recettes vivaces. Il n’y a, d’ailleurs, pas une recette de ces salades, soupes ou tourtes aux herbes : on utilise ce qu’on a sous la main, l’opportunisme de situation est ici la règle. 

Néanmoins, ces pratiques traditionnelles régressent évidemment sous le coup des efforts d’uniformisation des comportements et de la réglementation. 

Tout ce qui est gratuit semble condamné à disparaître de notre société. Les pissenlits qui poussent sur la pelouse ne sont soumis ni à une redevance alimentaire ni à la taxe sur la valeur ajoutée (vous savez, la très fameuse TVA). 

Une bulle de liberté

Réaliser une soupe aux orties ou une tourte aux blettes sauvages, croquer des asperges ou des poireaux sauvages, c’est non seulement se faire plaisir, mais c’est aussi revendiquer le droit de s’alimenter comme on l’entend. 

Ce n’est donc pas un geste anodin. C’est une forme de résistance au consumérisme exclusif qui tente de s’imposer comme la seule règle d’échange possible entre membres de nos communautés. 

Les plantes sauvages, pour se soigner comme pour s’alimenter, sont à même de satisfaire ceux qui refusent la généralisation d’habitudes alimentaires standardisées et mondialisées dont le fast-food est la caricature. 

Ainsi, tenter de reconquérir ce qui peut l’être de notre autonomie constitue une bulle de liberté individuelle appréciée par un nombre croissant d’individus. 

 

Quelles parties de la plante récolter ? Quand le faire ?

Les feuilles doivent être jeunes et tendres, les racines celles de l’année, les fruits à complète maturité. La plante ne doit être ni souillée ni nécrosée d’aucune façon. 

Maintenant, on trouve dans la nature, comme dans les jardins, tout le panel des organes comestibles des plantes : feuilles, fleurs, fruits, racines, tubercules, et rien ne remplace une pratique régulière de la cueillette. 

C’est pour cela qu’au-delà d’un intérêt de surface, il est nécessaire, pour vraiment découvrir les plantes sauvages, alimentaires et médicinales, d’investir un minimum de temps et d’attention. 

Certes, cet effort est en contradiction avec l’esprit du « tout, tout de suite » qui caractérise notre époque. Il faut accepter d’écouter, d’être attentif, et d’être accompagné par un maître compétent… On voudrait tout savoir en dix minutes, un quart d’heure tout au plus, avec un « Powerpoint » et quelques diapos. Ce n’est malheureusement pas possible. 

Il va falloir lire, étudier, puis pratiquer. Sortir dans la nature. Faire preuve d’esprit d’observation et de patience. Apprendre – c’est capital – à distinguer les plantes comestibles et/ou médicinales de toutes les espèces qui leur ressemblent, qui se confondent avec elles… mais qui sont toxiques. 

En même temps, rien de plus passionnant et utile que de découvrir ce monde illimité et merveilleux des plantes. Vous le savez, c’est toute ma vie, ou presque. À votre disposition, si vous le souhaitez, pour continuer ce dialogue, dans de prochaines lettres. 

 

Réveiller nos sens endormis

Cueillir des herbes sauvages peut aussi être motivé par une recherche de goûts, odeurs et textures plus riches, variés et intéressants que les produits souvent insipides, trop salés, sucrés ou chimiques de nos supermarchés. 

Les plantes sauvages offrent des chemins de traverse originaux pour surprendre nos papilles et nos amis. 

La saveur sucrée (douce), la plus agréable pour nos sens, se trouve dans les mûres, fraises des bois, framboises et myrtilles des montagnes, mais pas seulement. Dans nos Pyrénées, la racine du bizarrement nommé « trèfle des Alpes » offre une douce saveur de réglisse, comparable à celle du polypode, une petite fougère abondante sur les vieux murs ou les rochers, dont le goût rafraîchissant en surprendra plus d’un. Les racines charnues (betteraves, carottes et panais sauvages) sont le siège d’une importante fabrication de sucre. Il faut aussi parler des fleurs, naturellement sucrées puisque riches en nectar, ce concentré naturel de sucre avec lequel les abeilles font leur miel. Les cœurs de tiges de nombreuses graminées sont également succulents : du dactyle de la canne à sucre aux pousses de bambou. 

Certaines plantes sont acides, comme l’oseille, au point d’être impropres à la consommation. L’acidité est, en effet, une défense naturelle pour la plante, antibactérienne. 

Mais l’homme a su en profiter en faisant fermenter les fruits acides pour en faire des vinaigres, ou en provoquant une fermentation acide des feuilles, qui se conservent alors de longs mois (lactofermentation). Ainsi la choucroute ou les préparations équivalentes à base de plantes sauvages comme la berce. À dose normale, la saveur acide stimule la digestion, mais de nombreux acides sont néfastes pour la santé : acide oxalique, par exemple, qui favorise la formation de calculs rénaux, acide phytique qui empêche l’absorption des minéraux. C’est pourquoi il ne faut pas en abuser. 

La saveur amère agit de façon puissante et positive sur le foie et la vésicule biliaire. Elle stimule la digestion. De plus en plus souvent exclue des préparations modernes, on peut la réintroduire grâce aux plantes sauvages : ajout de plantes goûteuses à nos salades (roquette, cardamine), nos plats cuisinés (épilobe), voire à nos boissons (gentiane). 

La saveur piquante, elle, nous est apportée par la moutarde, les crucifères, la roquette sauvage. Cette saveur indique la présence de composés soufrés, aux propriétés désinfectantes. Parmi les autres sauvageonnes piquantes, il faut signaler la saveur épicée des orpins (poivre des pauvres). Les aliments piquants jouent un rôle bénéfique dans le transit intestinal et agissent favorablement sur la sphère pulmonaire. 

Il existe ensuite de nombreuses saveurs secondaires : salée, aillée, anisée, mentholée, qui souvent se combinent. C’est tout l’art gastronomique que d’équilibrer ces saveurs pour en profiter au mieux. 

Qualités nutritionnelles des sauvageonnes

D’une manière générale, les plantes sauvages sont riches en principes actifs et nutritifs. Ainsi un crambe maritime, ancêtre de nos choux cultivés, est-il plus riche en magnésium et en vitamine C qu’un chou de Milan. Les choux cultivés non pommés, génétiquement plus proches de nos espèces sauvages, contiennent deux fois plus de magnésium qu’un chou cabus et trois à quatre fois plus de vitamine C. 

Les feuilles de mauve, de consoude, d’amarante ou de chénopode, abondantes dans nos jardins, sont aisément qualifiées d’épinards sauvages, parce qu’elles se consomment « à la manière de ». Mais elles contiennent trois à quatre fois plus de protides que l’épinard cultivé. 

L’onagre, la berce, l’oxalis et le plantain sont trois à six fois plus riches en calcium que les pois cassés, les lentilles ou les haricots verts. Et pour rester dans les clichés, rappelons que l’ortie, l’amarante, la mauve et la prêle contiennent des doses de fer assimilable deux à trois supérieures à celle contenue dans l’épinard. 



À votre santé !  Jean-Marc Dupuis (d’après Bernard Bertrand) 

Glaces maison : Délicieux rafraîchissements aux plantes
A l’heure du thé, une façon d’épater vos amis de passage est de leur proposer d’essayer l’un de vos bâtonnets glacés aux plantes (faits maison bien sûr), ou de reprendre un peu de votre glace aux fleurs, maison aussi cela va sans dire. 
Je ne vous cache pas qu’ils risquent, au début, de marquer un temps de surprise. « Une glace aux lilas et aux coquelicots, vraiment ??? » 
Puis ils vont goûter. Et à partir de là, vous risquez de les voir revenir très souvent à votre table, cet été… 
Surtout que lorsque vous aurez lu cette lettre vous saurez également comment :

  • préparer une infusion glacée sans commettre l’erreur qui fait tout rater, 
     
  • « frapper » une infusion à chaud en préservant au mieux les saveurs, 
     
  • conserver votre préparation le temps idéal pour libérer ses arômes. 
     

Du côté des tisanes, vous l’avez compris, l’été sera frais. Pour le reste…c’est vous qui voyez !

Secret des infusions glacées

L’avantage avec elles, c’est que vous captez une richesse et une délicatesse de parfums absents des infusions chaudes. Et il n’est pas nécessaire d’y ajouter du sucre, ce sera encore plus désaltérant. 

Les tisanes froides se préparent quelques heures à l’avance ou la veille de leur consommation, puis sont réservées au frais. Il y a deux techniques pour les réaliser :

L’infusion à froid

La préparation se réalise à partir d’eau froide dans laquelle vous déposez les plantes. Je vous conseille d’utiliser une carafe et idéalement de suspendre les plantes dans un tamis ou un filtre en haut du récipient, cela permettra une meilleure circulation des microparticules. 

Les mélanges de fleurs, les feuilles, les fruits ou les plantes en poudre s’y prêtent particulièrement bien. 

Ensuite, il faut ajouter de l’eau pure, couvrir et laisser à température ambiante toute la nuit. Au matin, presser les plantes avec une cuillère contre le bord et filtrer. 

Plutôt que d’infusion, il s’agit plus exactement d’une macération. Les végétaux ne sont pas chauffés, ce qui respecte mieux leurs principes actifs, mais le temps d’infusion est plus long, de 2 heures pour certains thés forts, et de 6 à 12 heures pour les plantes aromatiques. 

Attention, ne les sortez surtout pas trop tôt, c’est une erreur très souvent commise ! Les arômes prennent leur temps, ils se développent en douceur. 

Et pas de panique si vous oubliez les plantes dans l’eau, vous ne risquez pas l’inconvénient de l’amertume ou de l’astringence d’une infusion à chaud mal dosée ou trop longue.

L’infusion à chaud frappée

Vous pouvez également réaliser l’infusion à chaud, utile surtout pour les parties dures de la plante comme les racines, puis la refroidir en la « frappant » (c’est-à-dire en la versant sur un lit de glaçons). 

Attention à ne pas attendre la fonte des glaces pour boire votre infusion, qui risque alors de perdre sa saveur. 

C’est pourquoi je vous conseille de ne pas hésiter à légèrement surdoser et surinfuser votre préparation (compter 2 bonnes cuillères à soupe rases pour du thé, et 5 cuillères à soupe de plantes).

 

Suite - Glaces aux plantes - L’imagination prend le pouvoir

Je peux évidemment vous donner quelques conseils et partager avec vous mes recettes préférées (voir plus loin), mais la vérité est qu’en matière de tisanes froides, l’imagination est au pouvoir. 

Les variations sont nombreuses, les tonalités multiples, et les sensations presque infinies. 

Prenez le cassis, la menthe douce (ou poivrée), le romarin et la sariette, et votre infusion aura une personnalité tonique et vivifiante. 

Allez voir du côté de l’anis, de la badiane, de la mélisse et de la lavande pour une sensation de repos digestif, une fraîcheur calmante sur les brûlures de l’estomac. 

Pour une infusion fraîche et relaxante, allez demander leur aide à la mauve, la verveine, la camomille, au tilleul et au souci. 

Et n’hésitez pas à parfumer, en laissant par exemple les plantes infuser avec ½ cuillère à café de graines de cardamone, une gousse de vanille fendue ou une tige de citronnelle.

Des glaçons magiques

Pour passer l’été au frais, vous pouvez aussi préparer des glaçons aux plantes 

Les feuilles fraîches aromatiques comme le basilic sont très jolies, mais ce sont surtout les fleurs qui apportent une touche délicate. Pensez aux fleurs de bourrache, à la camomille, au jasmin, à la capucine. Il suffit de sélectionner de petites fleurs qui seront utilisées entières, de les poser dans un moule à glaçons et de les couvrir d’eau. 

Le froid emprisonne ensuite la fleur, qui devient comme une statue végétale. 

Comme on boit glacé, le goût n’est pas primordial et on peut plutôt se concentrer sur l’effet et la couleur recherchés. 

Et maintenant, le clou du spectacle : voici comment préparer de délicieuses…glaces aux fleurs

La glace des peintres et des poètes

Un peu comme Claude Monet avait fait de ses jardins d’eau et de fleurs de Giverny une véritable œuvre d’art, il suffit d’avoir envie de créer et d’inventer pour transformer un simple bâtonnet glacé en un tableau de saveurs, d’images et d’arômes. 

Il suffit d’un peu d’imagination pour faire d’une glace un instant de poésie et de fraîcheur. 

(Accessoirement, on notera qu’il faut aussi un moule à esquimaux en silicone). 

Voici les ingrédients pour fabriquer 6 bâtonnets :

  • 550 ml d’eau 
     
  • 30 ml d’eau de fleurs d’oranger 
     
  • 1 cuillère à café de jus de citron 
     
  • Quelques gouttes de stévia liquide 
     
  • 1 poignée de fleurs comestibles : camomille, souci, capucine, violette, bleuet, rose, lavande, lilas, jacinthe, bourrache, coquelicot, etc. 
     

Préparation :

  • Mélangez l’eau, l’eau de fleurs d’oranger et le jus de citron. Ajoutez quelques gouttes de stévia et goûtez pour ajuster à votre convenance. 
     
  • Remplir les moules avec la préparation (sans les bâtons et sans les fleurs). 
     
  • Laissez 1 heure au congélateur. 
     
  • Sortir les moules et ajouter les fleurs (vous pouvez vous aider avec le manche d’une cuillère ou le bâtonnet). Assurez-vous que les fleurs se dispersent bien dans le moule. Ajoutez les bâtonnets au milieu. 
     
  • Laissez prendre de nouveau au congélateur pendant 4 heures minimum pour qu’ils solidifient. 
     
  • Pour les démouler plus facilement, placez les sous un filet d’eau tiède. 

Ca y est, vous pouvez goûter… 

« Oh de l’air, des parfums, des fleurs pour me nourrir, il semble que les fleurs alimentent ma vie » écrivait Marcelline Desbordes-Valmore. 

Je vous l’avais dit, il suffit de le vouloir pour transformer un bâtonnet en poème ! 

A votre santé ! 

Jean-Marc Dup

Dix plantes médicinales qui poussent à l’ombre

Les plantes médicinales sont, pour la plupart, faciles à cultiver. Beaucoup poussent en terre pauvre, à l’ombre, et même si votre jardin est petit ou se réduit à un mètre carré sur un balcon, voire à un simple pot sur un appui de fenêtre, vous pouvez réussir vos cultures !


Ce jardin de « simples » appartenant à un monastère est sophistiqué. Mais beaucoup de plantes médicinales se contentent d’un balcon ou d’un coin mal exposé. Profitez-en. 

Je vais donc vous indiquer dix plantes médicinales qui préfèrent lombre, et qui vous permettront d’exploiter au mieux les espaces à votre disposition. 

Mais avant cela, permettez-moi de rappeler les bonnes raisons de faire cet effort. 

Bonnes raisons de cultiver vos propres plantes médicinales

D’abord, les plantes médicinales fraîches sont plus efficaces car plus concentrées en actifs. 

Vous avez sous la main, selon les saisons, les différentes parties utiles de la plante, sans avoir à courir à chaque fois au magasin. Vous savez précisément ce que vous mettez dans vos préparations et pouvez choisir les parties de plantes de la meilleure qualité. 

Mais les plantes médicinales ne sont pas réservées aux personnes malades. 

Les herbes médicinales sont aussi aromatiques. Notre culture culinaire est indissociable des préoccupations de santé : 

  • C’est (entre autres) parce que la sauge est antiseptique qu’on en met souvent dans les plats à base de porc. 
  • C’est parce que la menthe est digestive qu’on en fait des desserts et des tisanes. 
  • C’est parce que l’ail et les oignons stimulent le système immunitaire, qu’ils sont riches en soufre (donc bon pour les cartilages) et ont des vertus antibiotiques qu’on en met pratiquement partout dans les plats salés… 
  •  
  • Le mot « aromatarius » désignait, dans l’Antiquité et dans les monastères médiévaux, non pas la personne qui s’occupait du goût ou de l’odeur de la nourriture, mais le préparateur des produits médicinaux

Dans la Bible, les « aromates » sont mentionnés non dans le cadre de la cuisine, mais quand il s’agit de soigner une plaie, de guérir une maladie ou d’embaumer un mort… 

Cultiver des plantes médicinales (ou aromatiques, puisque c’est la même chose), c’est donc plus qu’économiser sur l’achat d’un petit flacon en verre « Ducros » au supermarché. C’est renouer avec un monde de traditions, de gestes et de bienfaits au fondement de notre culture et de notre santé. 

Menthe

La menthe fait de belles feuilles vertes et charnues. Il faut la planter le long de votre maison et dans les endroits de passage, afin de profiter de son odeur. Elle pousse dans la terre humide mais bien drainée. Cueillez ses feuilles pour des tisanes digestives.

Thym

Il existe de nombreuses sortes de thym, dont on se sert pour assaisonner les viandes et les légumes, surtout ceux qui ont un goût fort comme le chou. 

Le thym pousse presque partout, supporte la sécheresse. Vous pouvez le planter au pied d’un arbre, où il ne tardera pas à s’étaler et à produire plus que vous ne pourrez consommer. Mais vous pouvez le cueillir et le faire sécher pour l’hiver. Taillez-le régulièrement pour le maintenir vigoureux.
Le thym est anti-infectieux. Tisanes et macérat huileux de thym sont les premiers remèdes à prendre en cas d’infection respiratoire, de mal de gorge, de rhume, d’angine. 

Angélique

L’angélique est une grande plante verte au goût proche du céleri. Elle était autrefois très utilisée sous forme confite pour décorer les pâtisseries. 

Mais on croquait aussi l’angélique pour lutter contre la toux et le mal de gorge. 

Il faut la planter à l’ombre des massifs et des arbres dans un terrain légèrement acide. Elle a besoin de beaucoup de place pour grandir. Donc mettez-la dans un coin reculé de votre jardin où vous pourrez vous rendre pour récolter les feuilles et les graines au besoin.
Les feuilles les plus grandes apparaissent au début de la croissance de la plante. Les graines doivent être replantées fraîches rapidement, car elles sèchent et meurent vite. 

Ciboulette

Il est presque impossible de rater votre culture de ciboulette. Elle est, de plus, très simple à récolter, grâce à un simple coup de ciseaux, et on peut l’utiliser partout pour donner un frais parfum entre oignon et échalote, mais plus raffiné. 

Elle repousse chaque année, donc vous n’avez même pas à la replanter. Ses fleurs se mangent et sont très décoratives sur un plat. Elle dissuade de nombreux parasites du jardin. Elle aide à digérer, soulage les gaz. Et elle a, comme toutes les alliacées (la famille de l’oignon), des vertus antiseptiques et même antibiotiques. 

Elle aime les sols riches et bien drainés, et préfère être légèrement à l’ombre, surtout l’après-midi.

Persil

Le persil est une plante d’origine méditerranéenne, mais qui est maintenant employée dans le monde entier, à toutes les sauces (c’est le cas de le dire). Sa racine peut être utilisée comme légume dans les soupes, ragoûts et pot-au-feu. 

Ses feuilles sont désodorisantes et accompagnent très bien tous les plats qui laissent un goût fort dans la bouche, en particulier en présence d’ail et d’oignon cru.  Le persil fait un très bon cataplasme antidouleur et cicatrisant contre les piqûres d’insectes et les ecchymoses.
Il aime les sols humides, riches en matières organiques et préfère l’ombre légère : ainsi, ses feuilles se développent de façon plus luxuriante. Il est très résistant au froid et reste vert même en période de gel. 

Coriandre

La coriandre est très intéressante comme plante aromatique, car le goût frais et citronné de La coriandre est très intéressante comme plante aromatique, car le goût frais et citronné de ses feuilles n’a rien à voir avec le goût épicé et doux de ses graines, qu’on récolte après la floraison. 

La coriandre appartient à la même famille que le persil (les apiacées) et, comme lui, aime les terres riches, riches en humus, et humides. 
La faire pousser à l’ombre permet de retarder le développement de ses fleurs, étape au cours de laquelle ses tiges deviennent plus épaisses et amères. On récolte les feuilles les plus anciennes et les plus grandes, laissant ainsi se développer les feuilles plus tendres au centre de la rosette.  En cas de besoin, toute la plante peut être arrachée et utilisée finement hachée. 

Estragon

L’estragon est une plante aux feuilles minces et longues, parfumées à l’anis. Il appartient à la famille des marguerites. Ses tiges doivent être récoltées jeunes et fraîches. 

L’estragon est un excellent antioxydant. Il protège contre les radicaux libres qui abîment les cellules, en particulier dans les artères. On l’ajoute volontiers à la cuisine parce qu’il aide à la digestion. 

Macéré, il fait une excellente huile de massage pour dénouer les contractures, les crampes, les lumbagos, la sciatique, les rhumatismes. 

Il aime les sols riches et bien drainés, mais sa saveur sera plus forte s’il est cultivé en sol pauvre et poussera au mieux dans les endroits ensoleillés le matin mais bien à l’ombre l’après-midi. 

Anis

L’anis est une belle plante produisant de larges couronnes de fleurs (ombelles), et qui est idéale pour les coins ombragés et bien drainés du jardin. Les graines doivent en être semées directement en pleine terre, car l’anis déteste être transplanté. Il est très important de le faire pousser soi-même, car les graines d’anis ne se conservent pas. Elles sèchent et perdent aussitôt l’essentiel de leur parfum. 

Fraîches, elles enrichissent les saveurs de très nombreux plats, salés comme sucrés. 

En infusion (15 g de graines par litre d’eau), l’anis est très parfumé et aide à la digestion après un repas copieux.Il entre dans la composition d’apéritifs traditionnels (pastis), car il stimule l’appétit. 

Il est galactogène, c’est-à-dire qu’il augmente la production de lait chez les femmes qui allaitent. Il est apaisant : les inhalations d’anis calment l’asthme, les congestions pulmonaires, la bronchite. 

Aspérule odorante

L’aspérule odorante est une plante à feuilles vert foncé de 10 à 30 cm de hauteur. Elle porte des fleurs blanches en forme de clochettes et fait de petits fruits couverts de poils crochus.
On l’utilise en infusion pour traiter les insomnies, les états d’anxiété et les palpitations, les vertiges, la névralgie et les maux de tête. C’est la plante à cultiver quand on a un malade à la maison. 

On boit trois tasses par jour de 50 g de fleurs d’aspérule odorante infusés pendant quinze minutes dans une tasse d’eau bouillante (il faut en mettre beaucoup, donc). 

Avec ses feuilles, on fait un très bon cataplasme contre les entorses et les articulations douloureuses et gonflées. 

Elle aime les conditions similaires à l’angélique : elle doit, elle aussi, être mise dans les zones ombragées, riches et bien drainées. 

Périlla rouge (ou basilic japonais)

C’est une plante très riche en polyphénols, flavonoïdes et lutéoline, bien connue en Asie pour ses vertus antiallergiques. Elle était souvent associée en Chine et au Japon à la consommation de crabes et de coquillages (allergènes notoires). 

La périlla rouge réduit la production d’histamine et d’immunoglobuline E [1]. Elle adoucit l’état inflammatoire provoqué par les intolérances (gluten, lactose). 

Elle est souvent recommandée en nutrithérapie, car elle fait partie des rares plantes riches en acides gras oméga-3, et permet de faire une bonne huile. 

Elle aime les sols riches, bien humides et partiellement ombragés. Pincez les boutons de fleurs avant qu’ils ne se développent, pour prolonger la production de feuilles.
Bon jardinage et à votre santé ! JM Dupuis 

Faire un cataplasme

Un cataplasme est une préparation pâteuse à base de plantes à appliquer sur la peau. 

La plante peut-être broyée, hachée, mélangée à d’autres plantes ou à d’autre substances (argile, farine de lin). 

On peut aussi faire des cataplasmes de fruits, d’algues, de légumes. 

Le cataplasme peut être chaud ou froid. On peut le diluer avec de l’eau, du vin, de l’alcool ou de la graisse. On peut le faire cuire pour obtenir la consistance voulue. On l’enveloppe généralement d’un linge pour le protéger et le retenir. 
 

L’argile, roi des cataplasmes

Blanche, grise ou verte, l’argile est une terre d’une richesse incroyable. 

Depuis toujours, les civilisations se soignent avec l’argile et les boues. Encore aujourd’hui certaines tribus vivent le corps entièrement enduit de boue. En France, les ostréiculteurs (éleveurs d’huîtres) marchent pieds nus dans la boue du Bassin d’Arcachon pour soigner leurs rhumatismes. On connaît aussi les bains de boue pratiqués en balnéothérapie. 

C’est qu’en effet l’argile appliquée sur la peau a les vertus les plus variées. Il y a plusieurs années, j’avais fait une lettre sur les cataplasmes à base d’argile, de miel et de cire d’abeille contre les ulcères. Les photos que j’avais envoyées étaient si crues qu’elles m’avaient valu des plaintes. Mais le fait est que l’argile soigne des ulcères contre lesquels la médecine ne peut plus rien, et cela vaut la peine de le savoir ! 

L’argile peut être mise sur la peau, mais on peut aussi la manger ou la boire diluée dans l’eau. Ainsi, on peut soigner une zone intérieure que l’on ne peut pas atteindre avec un cataplasme, comme une inflammation du tube digestif : ulcères, colites, diarrhées. Elle met en place une sorte de pansement sur la zone à traiter ; il n’y a rien d’autre à faire que la boire et elle travaille pour notre plus grand bonheur. 

On utilise l’argile en cataplasmes pour tout ce qui est enflammé, infecté, congestionné, brûlé, contusionné. Par exemple… 

Grand classique : le cataplasme d’argile et de prêle contre les entorses

Appliquer un cataplasme d’argile et de prêle sur les entorses. L’argile absorbe les toxines et l’inflammation. La prêle permet de drainer et de reminéraliser.
 

  1. Mettre de la prêle dans de l’eau frémissante pour obtenir une décoction (tisane concentrée) ; la prêle se trouve dans les terrains humides, jardins, les terrains vagues, les forêts, c’est la « queue de renard ». Elle s’achète aussi séchée en herboristerie.
     
  2. Éteindre, couvrir et laisser infuser encore 10 minutes
     
  3. Utiliser cette décoction pour former une pâte avec de l’argile verte en poudre
     
  4. Appliquer sur l’entorse et mettre une gaze pour maintenir l’argile jusqu’à ce qu’elle sèche entièrement. 
     
  5. À faire 1 à 2 fois par jour.
     

Attention, ne jamais réutiliser l’argile qui a servi pour un cataplasme. (la suite ci-dessous) 
Autres cataplasmes classiques

Le cataplasme de chou contre la bronchite : 

Prendre les feuilles vertes du chou cuites, enlever les nervures, écraser les feuilles avec un rouleau à pâtisserie pour faire sortir le jus. On applique ensuite sur la poitrine les feuilles empilées les unes sur les autres. S’envelopper au chaud dans une couverture puis se mettre dans un fauteuil pendant une ou deux heures avec ce cataplasme. Plus vous le gardez, plus il agira. 

Cataplasme froid pour les brûlures et plaies : 

Faire un cataplasme d’argile verte, d’huile de foie de morue, de miel (1 cuillerée à café de chaque) et d’huile essentielle de lavande fine (8 gouttes). 

L’huile essentielle de lavande fine peut être utilisée pure sur une plaie ouverte ou une brûlure au deuxième degré. C’est une des rares huiles essentielles à pouvoir être utilisées dans ces circonstances. 

La consistance doit permettre au cataplasme de tenir sur la plaie sans coller trop. L’huile présente dans le cataplasme empêche l’argile de sécher. On pose une gaze dessus et on le maintient avec la main pendant 20 à 30 minutes. On réitère 2 ou 3 fois par jour jusqu’à cicatrisation. 

Le cataplasme à base d’oignon contre le mal de gorge : 

Emincer 2 gros oignons, les faire revenir avec de l’huile d’olive dans une poêle. La chaleur va agir mais aussi les propriétés de l’oignon qui est draineur, purifiant, désinfectant, anti-inflammatoire, expectorant. 

Dans une serviette de 50 cm de long, on étale l’oignon frit chaud (mais non brûlant !) en long et on roule la serviette pour en faire un boudin. On met ensuite ce boudin autour du coup, cela doit être agréable, et on le garde 15 minutes jusqu’à ce que passe le mal de gorge. 
 

Le liniment pour le soin des bébés

Le liniment est à l’origine un mélange d’huile et de farine de lin, d’où le nom « liniment ». 

Mais on utilise le terme pour tout cataplasme à base d’huile, de graisse ou de beurre mélangés à d’autres substances, à appliquer sur la peau. 

Le plus connu est le liniment oléo-calcaire. Il sert à nettoyer les fesses des enfants pour éviter les allergies et les érythèmes fessiers (fesses rouges). Il permet d’hydrater les zones d’eczéma et d’enduire les croûtes de lait pour les ôter plus facilement. 

Le liniment est un mélange d’huile d’olive et d’eau de chaux en quantité équivalente. 

L’eau de chaux s’obtient en faisant chauffer un morceau de craie à une flamme. On dilue la poudre ainsi obtenue dans l’eau puis on filtre le mélange à l’aide d’un filtre à café. On peut aussi l’acheter sur commande en pharmacie. 

Pour fabriquer le liniment, il suffit de mélanger l’huile d’olive et l’eau de chaux avec un fouet. 

On peut ajouter au liniment quelques gouttes d’huile essentielle de lavande pour parfumer. Pour l’épaissir et le stabiliser, on peut préalablement faire fondre quelques grammes de cire d’abeille dans l’huile d’olive au bain-marie. 

Le liniment s’applique avec un coton ou un linge. Il permet de rétablir le pH naturel de la peau. L’huile protègera la peau de l’urine quand la couche sera remplie. 
 

Les cataplasmes : un univers immense

Il existe historiquement de très nombreux cataplasmes efficaces et il est évident qu’un immense savoir s’est perdu dans ce domaine. 

C’est d’autant plus dommage qu’ils peuvent avoir des effets spectaculaires. Les cataplasmes argile/miel/cire d’abeille peuvent soigner des ulcères variqueux avancés et profonds, pratiquement incurables par la médecine traditionnelle, tout comme les cataplasmes de chou, incroyablement efficaces (ils étaient déjà connus des Grecs et des Romains). 

Avant de prendre des médicaments ou d’appliquer des crèmes contenant des produits agressifs, vérifiez toujours sur Internet s’il n’existe pas un cataplasme adapté à votre problème de santé. Une simple recherche sur Google ne coûte rien ! 

À votre santé ! Jean-Marc Dupuis 

Essentiellement connue pour ses vertus adoucissantes, la camomille est la fleur idéale pour calmer les peaux sensibles, apaiser les yeux irrités, soulager les troubles intestinaux, et même embellir les cheveux.

Voici quelques recettes toutes simples qui vous permettront de profiter de ses bienfaits au quotidien.
 
 
Remède souverain contre les migraines déjà vanté par Galien, la camomille est l’une des plantes médicinales les plus populaires.
 
La plus commune, souvent préparée sous forme de tisane, est la camomille romaine, dite aussi camomille noble ou odorante (Chamoemelum nobile), sous sa forme cultivée à fleurs doubles.
 
La petite camomille, camomille allemande ou matricaire camomille (Matricaria chamomilla), se rencontre quant à elle à l’état sauvage, surtout dans les régions océaniques de l’ouest, se développant sur les sols légers et sablonneux.
 
Elle se présente alors avec de simples capitules de composacées radiées, semblables à de petites marguerites.
 
Familière de nos jardins, elle se propage facilement en bordure de chemins et dans les terrains vagues, où elle fleurit de Mai à Octobre.
 
Ses capitules se distinguent de ceux de sa cousine romaine par leur réceptacle conique et creux, sans paillette entre les fleurons.
 
Beaucoup plus répandue que la noble, et quoique ses propriétés pharmacologiques soient sensiblement les mêmes, la petite camomille est aujourd’hui un peu délaissée.
 
Soigner et embellir
 
C’est avant tout à l’huile essentielle qu’elle renferme que la camomille doit ses bienfaits thérapeutiques et cosmétologiques.
 
Cette huile, excellent tonique amer et aromatique, est :
 
anti-inflammatoire,
 
tonique digestive,
 
stimulante,
 
antispasmodique,
 
sédative,
 
antiseptique,
 
parasiticide,
 
et cicatrisante.
 
Lorsque l’essence de camomille est fraîchement distillée, elle se présente sous une jolie couleur bleue, qui vire ensuite au jaune verdâtre en vieillissant.
 
Cette coloration est due à son principal constituant, le chamazulène, principe actif de la camomille.
 
Il s’agit d’une substance grasse aromatique douée d’un remarquable pouvoir anti-inflammatoire, décongestionnant et anti-allergique.
 
En usage externe, on l’indique généralement dans le traitement des :
 
plaies infectées,
 
ulcères,
 
abcès,
 
acnés,
 
psoriasis,
 
urticaires,
 
conjonctivites,
 
et inflammations de la peau.
 
En raison de son action calmante et adoucissante, l’huile essentielle de camomille entre dans la composition de nombreux produits cosmétiques, notamment destinés aux soins et à l’entretien des peaux sensibles ou irritées, ainsi qu’à l’embellissement des cheveux.
 
Toutefois on pourra avantageusement remplacer ces produits plus ou moins chimiques, par des préparations maison très facilement réalisables.
 
Décoction de camomille
 
Sous forme de décoction, elle blondit les cheveux châtains et leur donne de beaux reflets dorés, sans les décolorer.
 
Elle exalte la couleur naturelle et lui redonne de l’éclat, tout en assainissant le cuir chevelu.
 
Pour préparer votre décoction, jetez une poignée de fleurs dans un litre d’eau froide, laissez bouillir à feu doux pendant quinze minutes avant de laisser infuser pendant quinze autres minutes. Filtrez.
 
Appliquez la lotion obtenue après le shampooing et le rinçage, sur cheveux essorés.
 
Vous pouvez renforcer l’action de cette décoction en lui ajoutant le jus d’un citron, filtré lui aussi.
 
Lotion apaisante
 
Cette lotion est recommandée dans le soin des peaux :
 
sensibles,
 
irritées,
 
congestionnées,
 
enflammées,
 
ou couperosées.
 
Laissez infuser une dizaine de fleurs dans un demi-litre d’eau bouillante pendant quinze minutes.
 
Pressez-les puis retirez-les, avant de filtrer.
 
Cette infusion est à utiliser tiède, en lotion, compresses ou pulvérisations, le matin et le soir après le démaquillage.
 
Soin calmant pour les yeux
 
Appliquez une décoction de fleurs de camomille en compresses chaudes pour soulager :
 
les inflammations des paupières,
 
les yeux rougis,
 
les yeux fatigués,
 
et les yeux irrités.
 
Huile de massage apaisante
 
Faites macérer à chaud, au bain-marie pendant deux heures, cinquante grammes de fleurs dans un demi-litre d’huile d’olive.
 
Une fois filtrée, cette huile apaisante et nourrissante est indiquée pour l’entretien quotidien de tous les types de peaux, et tout particulièrement les peaux sèches et sensibles.
 
Par ailleurs, elle peut être utilisée comme huile de massage pour soulager les douleurs rhumatismales ou musculaires.
 
Enfin, voici deux utilisations de la camomille sous forme d’huile essentielle (Chamaemelum nobile) :
 
En usage interne pour traiter les parasitoses intestinales: 2 gouttes d’huile essentielle dans une cuillère à soupe d’huile de nigelle, à prendre trois fois par jour.
 
En usage externe en cas de troubles nerveux : 2 gouttes d’huile essentielle dans une cuillère à soupe d’huile de macadamia ou de noisette, en massage sur le plexus solaire et le long de la colonne vertébrale, à pratiquer deux fois par jour, ou ponctuellement lors d’un stress ou d’un choc émotionnel.
 
Bien à vous, Jean-Baptiste Loin

Les meilleures plantes pour soulager vos douleurs

Que ce soit la névralgie dentaire, la migraine, le mal de ventre, les brûlures d’estomac ou les douleurs articulaires, tous ces tourments de la vie quotidienne peuvent facilement s’apaiser, séparément ou en synergie, avec une bonne tasse de tisane, quelques gouttes d’huile essentielle, une teinture-mère ou des compléments spécifiques.

Plus personne n’ignore que la douleur est le signal d’un dysfonctionnement qui pourrait s’aggraver si l’on n’y porte pas remède.

Aussi ne doit-on jamais se contenter d’y mettre fin, même par des moyens naturels, et de ne plus y penser.

Au contraire, après avoir apaisé une douleur par un complément nutritionnel ou un phytothérapique adapté, il est indispensable de consulter un naturothérapeute afin de savoir où se situe le trouble.

Bien sûr, si l’on souffre de l’estomac après avoir trop mangé, ou qu’on a mal aux dents, le diagnostic n’est pas difficile à établir.

Mais qui saurait dire ce que cache une migraine ou une douleur cardiaque?

Calmons la douleur… mais ne l’oublions pas !

Les indications

Douleurs abdominales

Lorsqu’elles sont d’origine digestive, les douleurs abdominales sont grandement améliorées en buvant une tisane de semences d’anis vert (Pimpinella anisum) après chaque repas, à raison d’une cuillère à café par tasse à infuser cinq minutes.

Ce stimulant digestif et carminatif est également un antispasmodique que l’on considère à juste titre comme souverain dans les dyspepsies, aérophagies et maux de ventre.

Douleurs articulaires

La teinture d’arnica (Arnica montana) est, dans ce cas, à utiliser exclusivement par voie externe, c’est à dire sous forme de compresses.

Cette plante des traumatismes, contusions, hématomes, foulures et courbatures donne également d’excellents résultats dans les douleurs rhumatismales grâce à l’action anti-inflammatoire de ses lactones, flavonoïdes et huiles essentielles.

Le remède existe aussi sous forme homéopathique, en dose de 15CH.

Douleurs cardiaques

Boire deux fois par jour une tasse de fleurs et de sommités fleuries d’aubépine (Crataegus oxyacantha) à raison d’une cuillère à café par tasse à infuser cinq minutes.

Cette plante cardiotonique, riche en flavones et en flavanes, antispasmodique cardiaque, sédative du système nerveux central et hypotensive, calme les palpitations, ainsi que la nervosité et l’insomnie, et bien sûr les cardialgies.

Douleurs dentaires

Faire plusieurs bains de bouche de cinq clous de girofle (Eugenia caryophyllata) décoctés pendant cinq minutes, ou appliquer directement sur la dent un clou de girofle écrasé.

C’est son huile essentielle riche en eugénol qui confère au clou de girofle ses propriétés à la fois antimicrobiennes, anti-inflammatoires et analgésiques sur la dent.

Douleurs digestives

Boire après chaque repas une tasse de semences de coriandre (Coriandrum sativum) à raison d’une cuillère à café par tasse infusée dix minutes.

Ce digestif, carminatif, antispasmodique et anti-ulcéreux, riche en linalol, corrige à merveille l’hyperacidité gastrique et convient aussi bien aux douleurs digestives de type dyspeptique qu’aux crampes d’estomac.

La Griffe du diable (Harpagophytum procumbens), le plus célèbre de tous les remèdes anti-arthritiques, ajoute à ses propriétés anti-inflammatoires des qualités à la fois spasmolytiques et analgésiques qui agissent efficacement contre les douleurs digestives.

La teinture-mère ou éventuellement les gélules sont préférables à la tisane dont l’extrême amertume déplaît à beaucoup.

Douleurs gynécologiques

Boire deux fois par jour une tasse de tisane de fleurs de lotier corniculé (Lotus corniculatus) à raison de dix grammes par tasse à infuser dix minutes.

Attention : ne jamais dépasser ces doses car la plante contient de l’acide cyanogénétique, faiblement toxique.

C’est la plante des états nerveux, de l’insomnie et de l’angoisse, mais qui, en tant que sédatif nerveux et antispasmodique, traite parfaitement bien les douleurs gynécologiques.

On peut également utiliser l’harpagophytum.

Douleurs névralgiques

Boire plusieurs fois par jour une tisane d’écorce de saule blanc (Salix alba) à raison d’une cuillère à café par tasse décoctée dix minutes.

Riche en salicosides, un glucoside phénolique proche de l’aspirine, la saule blanc, surnommé « arbre de la douleur », possède une écorce aux propriétés anti-inflammatoires, antirhumatismales, antiseptiques et antinévralgiques qui convient à la plupart des douleurs névralgiques, ainsi qu’aux rhumatismes et à la goutte.

Douleurs rénales

Boire tout au long de la journée, en commençant le matin à jeun, un litre de décoction de racines d’asperge (Asparagus officinalis) à raison de cinquante grammes par litre, à décocter dix minutes.

Ce puissant diurétique, riche en glucosides et surtout en saponosides, combat non seulement les rétentions d’eau et les œdèmes, mais soulage également les douleurs rénales.

Douleurs rhumatismales

En plus de la teinture d’arnica, citée pour les douleurs articulaires, l’infusion de feuilles et fleurs fraîches de cochléaire (Cochlearia officinalis), à raison d’une cuillère à soupe de plante fraîche par tasse, infusée cinq minutes, toujours par voie externe en frictions, s’avère efficace.

C’est son huile essentielle, renfermant un glucosinolate rubéfiant, qui confère à cette plante des propriétés anti-douleurs appréciables en cas de rhumatismes.

Le lierre grimpant (Hedera helix), toujours en usage externe en compresses, convient aux douleurs rhumatismales, aux névralgies et aux sciatiques.

La décoction de deux cents grammes de feuilles fraîches pour un litre d’eau pendant dix minutes s’applique plusieurs fois par jour sur les zones douloureuses.

Par voie interne, le fameux aubier de tilleul en décoction de vingt minutes et à raison de cinquante grammes par litre d’eau que l’on boit tout au long de la journée, est le grand spécifique des douleurs rhumatismales, essentiellement grâce à ses vertus diurétiques mais aussi vasodilatatrices.

Préférez toujours l’aubier de tilleul du Roussillon, en petites baguettes, que toute autre forme.

Les huiles essentielles

Névralgies : HE d’arnica, millepertuis, giroflier, cajeputier, lavande officinale, à utiliser par voie externe.

Maux de tête : HE de lavande, romarin, cascarille, à utiliser par voie externe et inhalation.

Maux de ventre : HE de basilic, cumin, gaulthérie, à utiliser par voies interne et externe.

Maux de gorge : HE d’eucalyptus, niaouli, romarin, à utiliser en gargarismes.

Maux d’estomac : HE de genévrier commun, coriandre doux, fenouil doux, à utiliser par voie externe.

Règles douloureuses : HE d’armoise herbe blanche, oranger amer, aneth odorant, à utiliser par voie externe.

Rage de dents : HE de giroflier.

Contusions : HE de ciste, géranium rosat, eucalyptus globulus, à utiliser par voie externe.

Entorses : HE de bouleau, giroflier, souci, à utiliser par voie externe.

Douleurs articulaires : HE de bouleau, camphrier, sauge, à utiliser par voie externe.

Torticolis : HE de menthe poivrée, romarin, souci, à utiliser par voie externe.

Crampes musculaires : HE de lavande officinale, ravintsara, anis vert, à utiliser par voie externe.

Toujours mélanger les huiles essentielles avec une huile végétale pour applications par voie externe.

La gemmothérapie

g>Douleurs intestinales : Vaccinium, Tilia

Douleurs d’estomac : Ficus

g>Douleurs hémorroïdaires : Aesculus, Sorbus

g>Migraines : Alnus glut dans tous les cas + Ribes si chroniques

g>Névralgie faciale : Ficus, Olea

Règles douloureuses : Rubus idaeus

→ Douleurs articulaires : Pinus, Ribes, Vitis

→ Douleurs rhumatismales : Ribes, Ampelopsis, Rosa canina

Un élixir floral

Parmi le vaste arsenal des élixirs floraux, « Impatiens » s’impose dans tous les cas de tension mentale extrême avec des symptômes tels que douleurs subites, crampes, tensions du dos, des mâchoires ou des épaules…

​​​​​​​Bien à vous,

Jean-Baptiste Loin

http://www.magellan-bio.fr/produit_ortie-bio-0-25g-52-1396.html

Ces plantes qui nous soignent.

Ma recette de soupe aux orties

Chère lectrice, cher lecteur, Arthrose, prostate, calculs rénaux, eczéma, maux de tête, chutes de cheveux, inflammation des voies urinaires : l’ortie compte parmi les plantes médicinales les plus efficaces, elle fait partie des fondamentaux dans l’armoire à pharmacie familiale.

L’ortie, cette plante si détestée, compte parmi les plantes médicinales les plus efficaces.

Tout est bon dans l’ortie

La soupe aux orties : un grand classique de la cueillette sauvage.

Ma recette de la soupe aux orties

L’ortie qui soigne

Maux de tête, eczéma, repousse de cheveux

Cueillir des orties à mains nues

La carotte, une invention moderne

Chère lectrice, cher lecteur, La carotte orange, de forme allongée, que nous râpons, mettons dans nos soupes et donnons en purée à nos bébés n’est apparue qu’après la machine à vapeur ! Ce légume, volontiers considéré comme archaïque, ne s’est répandue qu’après 1830 sous la forme qu’on lui connaît actuellement. Avant cela, le mot « carotte » existait, mais c’était une appellation générale. Elle désignait toutes sortes de racines venant sous les plantes de la famille des ombellifères (comme la Reine des Prés, berce mais aussi fenouil, persil, céleri). Vous connaissez ces grandes plantes qui poussent dans les champs et qui forment un parasol (d’où leur nom qui vient de « umbrella », parasol en latin et encore aujourd’hui « parapluie » en anglais). Arrachez-les, vous constaterez que leur racine a vaguement la forme d’une carotte. Mais elle est toute petite, blanche, ou jaunâtre. Elle était utilisée par les Grecs pour ses vertus médicinales, mais certainement pas pour faire des carottes vichy ni du bœuf aux carottes ! En effet, cette racine a peu de goût et son centre est ligneux (comme du bois). Pas de quoi se régaler en dehors des temps de famine.

Comment la carotte orange est apparue

A force de sélection, les jardiniers d’autrefois ont fini par obtenir des carottes blanches et surtout violettes qui se sont répandues au Moyen-Âge en Europe.Ces carottes violettes étaient riches en anthocyanes, un pigment antioxydant que l’on trouve aujourd’hui essentiellement dans les myrtilles. La vérité est qu’on ne sait pas comment, soudain vers le 17e siècle, des carottes remplies de « carotéinoïdes », le pigment orange, sont apparues. Mais on le sait car on les voit parfois sur les natures mortes des peintres flamands :

Toutefois, selon le spécialiste Bernard Bertrand, ce n’est qu’en 1830 que les sélectionneurs parviennent à obtenir les carottes orange bien cylindriques telles que nous les connaissons aujourd’hui [1].

Pourquoi les saumons sont orange

Les caroténoïdes sont des pigments orange qui tirent leur nom de la carotte. Mais on les trouve dans d’autres plantes et en particulier dans le plancton marin. Les crustacés s’en nourrissent et se chargent ainsi de caroténoïdes. Liés à d’autres substances chez les crustacés vivants, ils sont incolores mais leur couleur orange se révèle lorsqu’on les fait cuire, donnant aux crevettes ou aux homards leur ton éclatant. Or, les saumons sont des poissons carnassiers grands consommateurs de crustacés. C’est pourquoi leur chair a une couleur orange vive : elle est chargée de caroténoïdes qui se trouvaient dans les crustacés qui s’étaient nourris de plancton qui en était riche ! C’est exactement comme nous qui pouvons prendre une couleur orange si nous mangeons trop de carottes. (Mais attention, c’est toxique pour nous, non pour les saumons).

Ramassez des carottes sauvages

J’ai dit plus haut que la carotte sauvage n’était pas fantastique au goût mais il y a une exception. Si vous prenez soin de les récolter à l’automne, avant que la plante ne monte en graines, vous pourrez vous régaler d’une racine tendre et douce à la fois. Bernard Bertrand affirme que certaines d’entre elles « possèderaient une saveur de réglisse et seraient plus sucrées encore que les carottes cultivées ». La carotte sauvage est une plante de 40 à 80 cm de haut. Ses feuilles sont finement découpées, avec de nombreuses petites fleurs blanches en ombelle et souvent une fleur rouge ou noire au centre. Elle a une grande tige creuse et velue. On la trouve dans les prairies et pelouses mi-sèches, au bord des chemins et des routes, voire dans les remblais. C’est une plante « pionnière », c’est-à-dire capable d’aller coloniser des zones encore dépourvues de végétation.

Attention à ne pas la confondre avec la cigüe, la plante toxique qui tua Socrate. Son ingestion provoque dans l'heure qui suit des troubles digestifs (surtout quand la racine est utilisée), des vertiges et céphalées, puis des paresthésies, une diminution de la force musculaire, et enfin une paralysie. Il est cependant très facile de les différencier car elles n’ont pas du tout la même odeur. Celles de la carotte dégagent une odeur de carotte quand on les froisse. Froissez les feuilles de cigüe, elles exhalent une odeur fétide, d’ail voire d’urine de rat dit-on (pour ceux qui connaissent cette désagréable odeur). Les feuilles de cigüe sont grandes, jusqu’à 40 cm, tandis que celles de carotte ne mesurent que dix centimètres au maximum.

Guérir les aphtes

Boire une décoction de feuilles de carottes (une poignée pour deux verres d’eau) est un remède de grand-mère pour guérir les aphtes. Les carottes sont riches en bétacarotène (provitamine A). Avec 25 g on couvre plus de la moitié du besoin quotidien de vitamine A. La teneur moyenne en vitamine C est de 7 mg par 100 g. Elle contient aussi toutes les vitamines du groupe B sauf la B12 (présente uniquement dans les produits animaux). Les minéraux apportés sont très nombreux, en particulier du calcium, magnésium, potassium et fer. La teneur en fibres alimentaires est importante, avec répartition presque égale entre fibres hydrosolubles (1 742 mg) et fibres non hydrosolubles (1 889 mg).

Lu sur Wikipédia au sujet de la carotte

C’est authentique :) A votre santé ! Jean-Marc Dupuis PS : Mise en garde importante lorsque vous cueillez et manipulez des ombellifères : Les chenilles qui vivent sur les plans de carotte (et autres ombelllifères) concentrent dans leur corps des molécules photosensibilisantes, c’est-à-dire qui rendent sensibles à la lumière. Pour des raisons mystérieuses, ces molécules ne nuisent pas à la chenille. Par contre, les oiseaux qui mangent ces chenilles ont la peau qui devient extrêmement sensible à la lumière, à tel point qu’ils sont victimes de dangereuses brûlures par le soleil ! La berce du Caucase, une plante de cette famille récemment implantée chez nous, est extrêmement dangereuse pour cette raison : sa sève contient un produit aqueux fluide, incolore et indolore au moment du contact sur la peau. Mais exposez-vous alors au soleil, apparaîtront des brûlures douloureuses et des cloques qui laisseront parfois des cicatrices définitives.

Chère lectrice, cher lecteur, Si je ne devais emporter qu’une plante sur une île déserte… Ce serait la bardane. Vous connaissez cette plante qui fabrique des boules qui s’accrochent aux cheveux, aux poils des animaux, aux vêtements. Les enfants aiment jouer à se les lancer.

En 1941, le Suisse George de Mestral qui revenait de la chasse eut l’idée du velcro, après avoir passé toute la soirée à retirer les têtes de bardane dans les poils de son chien. « Vel » pour velours et « cro » pour « crochet », le velcro étant constitué d’une partie de petits crochets et d’une autre faite d’une substance douce [1].

La plante idéale sur une île déserte

J’emporterais la bardane sur une île déserte car c’est une plante peu exigeante.

Elle s’implante toute seule sur les terrains vagues. Pour cette raison, on la désigne comme plante « pionnière ». Il suffit de la semer à tout vent, elle trouve le moyen de germer et de croître.

Elle est médicinale et peut se manger. J’y reviens bien sûr plus loin.

Mais avant cela, j’insiste sur le fait qu’elle a d’autres usages. Ses feuilles immenses peuvent servir de chapeau pour se protéger du soleil, ou de parapluie.

Ses feuilles peuvent se fumer, une fois sèches. C'est toujours appréciable quand on est sur une île déserte, sans distractions.

La plante – trousse à pharmacie

La bardane est surtout mise en avant dans le commerce pour la beauté et la pureté de la peau, principalement contre l’acné et les boutons.

Mais elle est aussi délicieuse sur les articulations douloureuses : ses feuilles fraîches s’appliquent broyées, en cataplasme, sur les gonflements articulaires et l’arthrite aigüe [2].

Elle est employée en médecine orientale contre l’appendicite : boire ½ verre de jus de bardane. Contre les anémies : on prépare des kinpira (littéralement « morceaux précieux aplatis ») de bardane. Cela consiste à faire cuire dans une poêle des allumettes de racine fraîche de bardane. On fait sauter les morceaux 2 ou 3 minutes dans l’huile, on ajoute de l’eau et on laisse mijoter jusqu’à ce qu’ils soient tendres. Assaisonner de sauce tamari puis laisser sur le feu doux jusqu’à évaporation complète.

La décoction de semences de bardane (10 à 20 g par tasse d’eau) soulage les crampes d’estomac.

Appliquer la pulpe sur la peau pour soigner les piqûres d’insecte et les morsures de vipère.

La bardane est souveraine contre les furoncles, eczémas, teignes, les croûtes et gales du lait : il faut alors appliquer sa pulpe directement sur la zone à traiter.

Macérées dans l'huile d'olive, ses feuilles fraîches hâteraient la cicatrisation des ulcères aux jambes et des plaies en général.

Son action externe peut être doublée par l’absorption d’une tisane concentrée qui nettoie l’organisme.

La bardane est en effet diurétique (fait faire pipi) et aide donc à éliminer les toxines. C’est une plante dite « dépurative ».

De nombreux autres usages médicinaux de la bardane sont cités sur la fiche donnée en référence [3].

Combien de personnes la bardane a-t-elle sauvées de la famine ??

Même si on l’a oublié, la bardane fut énormément consommée dans nos campagnes.

Les jeunes pousses se mangent crues, tout juste sorties de terre. Il faut simplement les peler pour enlever la partie amère.

Les très jeunes feuilles se mangent aussi : on les fait cuire ou fermenter comme de la choucroute pour les conserver.

Les côtes des feuilles adultes et la moelle des grosses tiges se mangent cuites.

Et ce n’est pas tout :

La bardane est dotée d’une grosse racine charnue qui pouvait être consommée en tant que légume, mais aussi être torréfiée (brûlée) pou remplacer le café.

Au Japon, des variétés de bardane moins amères et plus tendres ont été mises au point : elles sont apprêtées en légume, comme la carotte, le panais ou le salsifis.

Il me semble difficile ou impossible de trouver une plante qui ait plus d’usages pratiques, médicinaux ou alimentaires.

Quand je vois de la bardane au cours de mes promenades, je pense toujours à l’ingéniosité étonnante qu’il a fallu pour créer cette plante multi-usages. On nous dit que cela s’est fait tout seul, c’est l’évolution naturelle des espèces.

Si je comprends bien, c’est le hasard.

Voilà, c’est le hasard : la bardane sert pratiquement à tout mais, aussi bien, elle aurait pu ne servir à rien.

Hé bien, le moins qu’on puisse dire est que le hasard fait bien les choses !

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

Extraordinaire huile d’Eucalyptus 
 

Chère lectrice, cher lecteur, 
L’huile d’eucalyptus est une huile essentielle aux vertus médicinales exceptionnelles. 

Elle est issue des feuilles séchées d’un arbre australien, l’Eucalyptus globulus, à ne pas confondre avec les centaines d’autres espèces d’eucalyptus qui poussent à travers le monde (notamment en France !). 

Elle est composée à 70 % de cinéole, un éther de terpène. Mais les huiles brutes contiennent jusqu’à 100 composés chimiques différents. Les principaux sont le a-pinène, le b-pinène, le a-phellandrene, le 1,8-cinéole, le limonène, le terpinène-4-ol, l’aromadendrène, l’épiglobulol, la pipéritone et le globulole. 

Les terpènes sont, bizarrement, une sorte de pétrole naturel produit par de nombreuses plantes. Ils sont un des composants majeurs des résines des conifères et de l’essence de térébenthine. C’est pourquoi, bien que la térébenthine soit d’origine végétale, elle donne une telle impression de produit chimique. 

Mais revenons-en à notre eucalyptus d’Australie. Les Aborigènes s’en servaient en infusion et en remède traditionnel pour les douleurs, les congestions des sinus et les rhumes [1]. 

Dès les années 1880, les chirurgiens se servaient de l’huile essentielle d’eucalyptus comme antiseptique durant les opérations. Vers la fin du siècle, la plupart des hôpitaux anglais l’utilisaient pour nettoyer les sondes urinaires, ces fins tuyaux dont on se sert pour vider la vessie chez les personnes qui n’arrivent plus à uriner [2]. 

Depuis 1948, l’huile d’eucalyptus est autorisée aux Etats-Unis comme insecticide et miticide (pour tuer les mites et les tiques). 
 

Effet antidouleur

L’huile d’eucalyptus a une action pour diminuer les douleurs : les recherches indiquent que l’huile d’eucalyptus a des propriétés analgésiques (antidouleur). Une étude publiée dans le American Journal of Physical Medicine and Rehabilitation a conclu qu’un mélange d’huile essentielle d’eucalyptus et d’huile essentielle de menthe poivrée « produit une réaction physiologique significative qui peut réduire les douleurs et servir aux sportifs comme une forme passive d’échauffement. [3] » 

Elle peut être utilisée en massages en cas d’arthrose et de rhumatismes [4]. 
 

Pour les voies respiratoires

Contre les douleurs et les inflammations des voies respiratoires, la toux, l’asthme, la bronchite, les sinusites [5],prendre de l’huile d’eucalyptus diluée par voie orale (par la bouche), ou mettre une goutte pure d’huile essentielle sur un coton-tige à respirer régulièrement. 

Une étude publiée dans la revue Clinical Microbiology and Infection a constaté que l’huile d’eucalyptus a une action antibactérienne sur les bactéries pathogènes dans les voies respiratoires supérieures [6]. 


Elle stimule le système immunitaire. Selon une étude publiée dans BMC Immunology, l’extrait d’huile d’eucalyptus contribuerait à la réponse immunitaire innée [7].  

Dans la chambre du malade, on peut installer un diffuseur d’huile essentielle. On peut aussi en mettre quelques gouttes dans le bain. 

L’huile d’eucalyptus régule les sécrétions des muqueuses et contribue à les maintenir en bon état d’humidité. Elle exerce aussi cet effet sur la peau, ce qui explique qu’on la trouve dans la plupart des produits comme les crèmes solaires naturelles. 

Dans ce cas, elle est mélangée à d’autres huiles pour la diluer (huile d’amande douce, huile d’argan, huile de coco vierge…). Je préconise de commencer par mettre 1 goutte dans 2 cuillerées à café d’huile de dilution, puis d’augmenter la dose autant que nécessaire. 
 

Bonne pour les dents et la tête

Elle est aussi active contre les bactéries responsables des caries dentaires et des inflammations de la gencive [8]. C’est pourquoi on la retrouve souvent dans les dentifrices et les bains de bouche. 

Vous constaterez que beaucoup de pastilles, bonbons, sont à l’eucalyptus. Ces composés organiques volatiles (COV) ont un effet rafraîchissant et stimulant. Ils sont efficaces en cas d’épuisement mental ou nerveux, stimulant l’activité intellectuelle et l’afflux de sang dans le cerveau. L’huile d’eucalyptus est parfois utilisée dans les salles de classe en aromathérapie. 

À noter que l’usage d’huile d’eucalyptus, sous toutes ses formes, éloigne les insectes, ce qui sera particulièrement utile en cette année d’arrivée du virus Zika. 
 

Faites votre propre huile d’eucalyptus

L’huile essentielle d’eucalyptus est extraite des feuilles fraîches cueillies sur les jeunes rameaux. Elle est distillée à la vapeur. Mais le processus de fabrication est simple et vous pouvez en fabriquer vous-même et ainsi économiser et vous assurer un approvisionnement abondant et de fraîcheur garantie. 

Voici la recette d’huile d’eucalyptus du Dr Joseph Mercola, à faire à la maison [9] : 

Matériel nécessaire : 
 

  • Une balance de cuisine  
     
  • 25 g de feuilles d’eucalyptus (en herboristerie) 
     
  • 1 litre d’huile d’olive ou une autre huile de dilution 
     
  • Une cocotte 
     
  • Une passoire fine 
     
  • Un récipient opaque et hermétique 
     

Préparation : 

Ecrasez délicatement les feuilles entre vos doigts pour libérer les huiles. Mettez les feuilles dans la cocotte et ajoutez l’huile. 

Ajustez le couvercle et mettez le feu sur basse température. Laissez le mélange infuser pendant 6 heures. 

Filtrez l’huile ainsi obtenue avec la passoire et conservez-la dans le bocal hermétique, que vous daterez et fermerez soigneusement. 

Conserver l'huile d'eucalyptus dans un endroit frais et sec où elle sera utilisable pendant 6 mois. Si nécessaire plus longtemps, stocker l'huile dans le bac à légumes de votre réfrigérateur où elle peut être conservée environ un an. 

Avec cette huile vous pouvez fabriquer directement un autre remède : mélanger 1 volume d’huile avec 1 volume équivalent de vinaigre de cidre. Appliquer sur les zones à traiter, ou utiliser sur les blessures, les furoncles et les piqûres d’insectes. 
 

L’huile d’eucalyptus est-elle dangereuse ?

Les huiles essentielles sont des produits actifs. À forte concentration, elles brûlent les muqueuses et peuvent provoquer de nombreux effets indésirables : nausées, diarrhées, vomissements. 

L’huile d’eucalyptus fabriquée selon la recette ci-dessus ne sera toutefois pas dangereuse pour l’adulte tant qu’elle est utilisée sur la peau. Mais il faut éviter de la mettre sur le visage ou le nez d’un enfant de moins de 2 ans. 

Pour l’usage interne (à avaler), ne pratiquer que sous la supervision d’un médecin. 

De façon générale, les femmes enceintes et allaitantes doivent être particulièrement prudentes avec les huiles essentielles. 

À votre santé ! 

Jean-Marc Dupuis 

Le pissenlit soigne, nourrit et purifie

Pissenlit vient de « pisse-en-lit ». Il porte ce nom parce qu’il est diurétique : il donne envie de faire pipi. En anglais, pissenlit se dit « dandelion ». Ce nom m’a toujours paru bizarre jusqu’à ce que je réalise, tout récemment, que cela venait simplement du français : « dent de lion ». Dent de lion est d’ailleurs un autre nom du pissenlit en français. Les Suisses utilisent souvent ce nom. C’est bien sûr à cause de la forme des feuilles de cette plante, qui ressemblent à une dentition de carnassier : Le pissenlit fait partie, comme le chardon, de la famille astéracée, ces plantes qui ont une forme d’étoile quand on les regarde du dessus (aster = étoile en latin). C’est en fait un chardon sans piquants, ce que tous les enfants ont remarqué.

Contre l’hypertension et la rétention d’eau

On sait que les médecins donnent des médicaments diurétiques aux personnes souffrant d’hypertension. L’hypertension se produit quand les artères, trop rigides, se dilatent mal et que la pression du sang augmente. Manger du pissenlit, qui est naturellement diurétique, est donc une saine habitude pour les personnes qui ont trop de pression dans les artères. Mais les diurétiques ne servent pas que contre l’hypertension. Par définition, ils sont utiles pour traiter tous les problèmes de rétention d’eau : jambes lourdes, pieds qui gonflent. L’idéal dans ce cas est de préparer une infusion avec des feuilles de pissenlit. Il suffit de mettre 4 à 10 g de feuilles séchées dans 150 ml d’eau, jusqu’à trois fois par jour. Mais l’efficacité de cette tisane peut être renforcée en y mettant des queues de cerise et de la piloselle, une cousine du pissenlit dont nous parlerons une autre fois.

Feuilles ou racines ?

Le goût de l’amertume

Les vertus de l’amertume pour le foie

  • Produit des hormones, des enzymes, du cholestérol et de la bile, tous essentiels à une bonne santé.
  • Emmagasine le glucose pour faciliter le contrôle de la glycémie. Les athlètes comptent sur la libération de cette énergie lorsqu’ils se mettent en action.
  • Contribue à la qualité du sang en veillant à ce qu’une quantité suffisante de globules rouges soit disponible à mesure que les vieilles cellules sont remplacées.
  • Purifie le sang des médicaments, de la caféine, de l’alcool et autres toxines qui peuvent s’y trouver. C’est lui qui se charge de détoxifier l’organisme.
  • S’occupe de filtrer toutes les substances ingérées et ne permet qu’aux particules inoffensives d’accéder au système circulatoire.
  • Se répare tout seul, pourvu qu’on cesse de consommer les aliments ou les boissons qui lui sont néfastes et qu’on prenne les mesures nécessaires pour assurer sa régénération.
  • Régule les fluides corporels ainsi que la température de l’organisme.
  • Et comme si cela ne suffisait pas, qui se charge de filtrer quotidiennement 600 litres de sang !

Et manger du pissenlit permet de stimuler toutes ces fonctions à la fois, en augmentant l’excrétion, ou production, de bile. C’est la raison pour laquelle je vois d’un si bon œil le retour du pissenlit dans nos étals.

« C’était mon ami, et je ne le savais pas »

Mangez cette « mauvaise herbe »

Le plantain lancéolé fait partie de ces « mauvaises herbes » qui sont excellentes. Si vous possédez un jardin, vous en avez forcément dans vos plates-bandes ou sur votre pelouse : C’est une plante de taille moyenne (15 à 50 cm au maximum) qui forme des feuilles allongées et plates à cinq côtes. On raconte que les feuilles sont formées par cinq brins d’herbes cousus par une fée qui voulut aider un tailleur qui avait vendu son âme au diable [1]. Les vieilles feuilles sont coriaces mais les jeunes peuvent (doivent !) être récoltées.

Un encas au goût subtil de champignon

Prenez les feuilles couleur vert tendre proches de la rosette. Frottez-les entre vos doigts jusqu’à ce qu’elles deviennent vert chlorophylle, par oxydation. Cru, le plantain est un délicieux petit encas au goût subtil de champignon. Cuit, c’est un excellent légume vert ou une base de soupe. Si vous en avez assez, vous pouvez ciseler ses feuilles finement pour les mêler à une salade de mesclun. Il donnera une agréable saveur boisée.

Bon pour la gorge et pour la digestion

La feuille de plantain contient beaucoup de mucilage. Le mucilage est une substance végétale qui, mélangée à l’eau, épaissit et prend la consistance d’une gelée. Rare dans nos légumes cultivés, il est abondant dans les plantes sauvages comme la guimauve, la mauve et la bourrache. Lorsque vous avalez le plantain, il tapisse la gorge et l’œsophage d’une fine pellicule adoucissante. Dans l’estomac et les intestins, il produit un effet lubrifiant. Il facilite grandement la digestion et soulage la constipation

Le remède de secours contre les piqûres

En promenade, le plantain est le remède de secours idéal contre les piqûres d’abeille, de guêpe ou d’orties. En malaxant ses feuilles entre vos doigts, vous obtiendrez un liquide épais et collant qui soulage. Le plantain pousse d’ailleurs souvent à proximité des orties. C’est la confirmation de la maxime populaire : « Toujours la nature dispose à côté du mal son remède. »

Le plantain purifie le sang, les poumons et l’estomac

Plus audacieux, l'abbé suisse Kuenzle, naturopathe et spécialiste des plantes, écrit que le plantain purifie le sang, les poumons et l'estomac comme aucune autre plante. Il serait indiqué pour cette raison aux personnes anémiques dont les poumons et les reins sont faibles, qui sont de pâleur maladive, trop maigres, toussotent et sont enrouées. Il s’utilise alors par infusion (1 cuillerée à café bombée de feuilles avec 1/4 de litre d'eau, laisser infuser brièvement), par cataplasme de feuilles broyées ou en sirop [3].

Des beignets et des graines pour les oiseaux

Les fleurs de plantain peuvent être trempées dans une pâte à beignet et frites à la poêle. Les graines sont appréciées des oiseaux. En plus d’être abondant et familier, le grand avantage du plantain ancéolé est que vous ne pouvez pas le confondre avec une autre plante. Évitez seulement de le cueillir dans les jardins qui ont été aspergés de Round Up ou autre herbicide.

Olivier (Olea europaea)

 

Cet arbre méditerranéen est particulièrement apprécié pour son fruit, l'olive, que l'on consomme noire ou verte et dont on extrait une huile réputée être la meilleure pour le maintien d'une bonne santé. L'olivier était déjà connu des Égyptiens il y a plus de 4000 ans. Sa taille peut atteindre une hauteur de10 mètres.

L'olive et l'huile qui en est extrait possède de nombreux éléments nutritifs essentiels et joue un grand rôle préventif pour de nombreuses affections, mais en phytothérapie, c'est principalement la feuille de l'olivier qui est utilisée.

La feuilles d'olivier est utile dans les cas de

  • Hypertension (on l'associe généralement à l'aubépine)
  • Cholestérol élevé
  • Diabète de type II, pour son action légèrement hypoglycémiante.
  • Syndrome de fatigue chronique et fibromyalgie (selon certains tests cliniques)
  • Spasmes musculaires (par son action spamolytique)
  • Certaines infections virales, bactériennes et parasitaires, (en combinaison avec d'autres plantes).

Propriétés

Riche en sécoiridoïdes, notamment de l'oleuropéoside, en triterpènes et flavonoïdes, les feuilles de l'olivier sonthypotensivesvasodilatatrices des coronaires et ellesrégularisent le rythme cardiaque. Elles sont égalementdiurétiques et hypoglycémiantes.

Certaines études suggèrent également que des extraits de feuille d'olivier sont bénéfiques pour traiter des affections viralesbactériennes ou parasitaires. Selon ces études la feuille de l'olivier possède de véritables propriétés antivirales et aurait la capacité d'interférer dans la production d'acides aminés vitaux pour la survie des virus.

L'extrait de feuilles d'olivier possède des propriétés antihémorragiques particulièrement notables dans les pathologies virales de type dengue.

Mode d'emploi :

Infusion de feuilles séchées: 15 feuilles pour 250 ml d'eau bouillante, laisser infuser 10 minutes et filtrer. Boire jusqu'à 3 tasses par jour.

Teinture-mère: 30 à 40 gouttes pour une verre d'eau. Jusqu'à 3 fois par jour.

Gélules ou capsules: les capsules sont vendues généralement avec une posologie de 250 à 500 mg. En traitement préventif ou de routine, prendre de 250 à 500 mg par jour. En cas de traitement d'affections aigües (dans les infections virale, bactérienne ou parasitaire) Prendre jusqu'à 500 mg au six heures ou adopter la dose selon la sévérité du cas et la réaction.

Avertissement

On ne connait aucun effet toxique à la feuille d'olivier. Cependant sa consommation peut provoquer des symptômes de désintoxication qui sont: maux de tête, diarrhée, fatigue, démangeaisons et éruptions cutanée. Ces symptômes ne sont pas dangereux et disparaissent normalement lorsque l'organisme est désintoxiqué. Pour éviter ces symptômes on peut réduire la dose quotidienne.

Le Gingembre

8 effets méconnus du gingembre

Chère lectrice, cher lecteur, Le curcuma est l’épice anti-inflammatoire la plus connue. Elle est efficace contre l’arthrose, et en prévention du cancer. Mais son utilisation en cuisine est limitée. D’où l’intérêt du gingembre, cousin du curcuma, plus facile à accommoder (idées de recettes ci-dessous). Il possède lui aussi de nombreuses vertus médicinales.

Effet n°1 : Contre les douleurs de l’arthrose

Le gingembre est anti-inflammatoire [1]. Une vaste étude sur l’arthrose du genou a démontré qu’en 24 heures à peine, son effet est supérieur à un placebo pour atténuer les douleurs [2]. Thierry Souccar, expert en nutrition, consomme du gingembre sans modération, comme il l’explique dans le Dossier de Santé & Nutrition qu’il a réalisé sur l’arthrose.

Effet n°2 : Contre l’ulcère d’estomac

Dans la majorité des cas, l’ulcère d’estomac est provoqué par une bactérie, l’Helicobacter pylori, qui provoque une inflammation permanente de la muqueuse intestinale. Le gingembre fait partie des épices capables d’inhiber la croissance de l’Helicobacter in vitro [3], avec le curcuma, le romarin et l’ail.

Effet n°3 : Réduit de 90 % les composés toxiques sur vos grillades

Le gingembre entre dans la composition des marinades qui permettent de réduire jusqu’à près de 90 % la formation de composés toxiques lors des grillades de viande et de poisson. Ces toxiques sont appelés « agents de glycation avancée ». Ils provoquent une sorte de caramélisation des protéines du corps humain entraînant un vieillissement prématuré (athérosclérose, rides). Pour une bonne marinade, utilisez jus de citron, sauce soja, ou vin, et ajoutez-y thym, laurier, sauge, romarin, curcuma, gingembre, cannelle, sel, poivre, à votre convenance. Laissez reposer au moins une heure [4] et aussi longtemps que possible (une nuit). Ces ingrédients agiront en synergie.

Effet n°4 : Soulage les crises d’asthme

Un peu de gingembre aiderait à soigner l’asthme. Dans l’asthme, les muscles des voies respiratoires se contractent, se resserrent et gênent la respiration. Les inhalateurs utilisés lors d’une crise, bronchodilatateurs, favorisent le relâchement des muscles pour restaurer le passage de l’air. Le gingembre a le même effet. C’est une excellente nouvelle pour les asthmatiques qui peuvent relever leurs plats avec du gingembre en poudre [5].

Effet n°5 : Chez les femmes, le gingembre atténue les règles hémorragiques

Une étude a montré que 250 mg de poudre de gingembre par jour régule en moins de 3 cycles les flux menstruels de jeunes filles souffrant de règles hémorragiques [6]. En plus des douleurs et de la gêne qu’elles engendrent, les règles hémorragiques peuvent provoquer un déficit en fer et donc de la fatigue et des difficultés de concentration. Chez les jeunes filles, elles sont souvent le fait de déséquilibres hormonaux et les médecins proposent généralement une pilule contraceptive. Cela résout le symptôme mais non la cause, qui se manifestera plus gravement sur le long terme. Avant de prendre la pilule, essayez le gingembre.

Effet n°6 : Réduit l’inflammation à l’origine de la chute de cheveux

Depuis peu, des chercheurs américains pensent que la chute de cheveux pourrait être due à une inflammation à la racine des follicules. Ils ont retrouvé une substance inflammatoire du nom de prostaglandine D2 à la racine des cheveux des chauves. Le gingembre est un anti-inflammatoire naturel propre à stopper l’action prostaglandine D2, ce qui signifie qu’il pourrait ralentir la chute des cheveux [7].

Effet n°7 : Ralentit l’apparition de la cellulite

Les femmes minces qui n’accumulent pas de graisse peuvent quand même souffrir de cellulite. Cela s’explique par une mauvaise circulation du sang et de la lymphe, la rétention d’eau et les jambes lourdes. Dans cette situation, le gingembre peut donner un coup de fouet pour fluidifier votre sang et faire disparaître la cellulite [8].

Effet n°8 : Neuroprotecteur (protège le cerveau)

De nombreuses études ont démontré les effets neuroprotecteurs du gingembre, mais aussi d’autres épices, le curcuma, l’ail, la cannelle [9].

Bonus : 2 recettes à base de gingembre

Jus de gingembre et ginger beer : dans une carafe, ajouter une grande racine de gingembre râpée (épluchée), le zeste et le jus de 2 citrons, et remplir d’eau plate ou gazeuse. Laisser infuser un quart d’heure puis filtrer dans une passoire fine. Si vous trouvez cette boisson trop épicée, vous pouvez ajouter du sucre brun pour adoucir le goût. Délicieuse salade d’inspiration asiatique : chou rouge cru haché, pomme, ail, gingembre, sauce soja, huile de colza, sauce sésame. Bien à vous, Jean-Marc Dupuis

Les eaux de plantes

Vieux remède des campagnes, les eaux de plantes sont des boissons de santé que l’on prend plaisir à confectionner soi-même… et à consommer en famille.

La phytothérapie existe depuis des millénaires.

Les chamanes antiques en ont fait un art qui est devenu une science, et l’usage populaire des simples a généré dans toutes les régions du monde la confection de remèdes traditionnels.

Dans les campagnes françaises, on découvre encore des recettes de toutes sortes où les plantes sont préparées avant tout en tisanes, mais aussi en :

soupes dépuratives,

macérâts huileux,

bains,

cataplasmes,

et eaux thérapeutiques.

Ces boissons douées de multiples vertus médicinales, sont relativement proches des infusions et autres décoctions, bien qu’on les serve habituellement froides.

On les emploie de manière spécifique dans des indications aussi variées que :

les maux de tête,

l’eczéma,

la constipation

les angines,

et plus communément encore comme dépuratif,

ou tout simplement pour se désaltérer agréablement.

Les eaux d’orge

On boit certainement de l’orge (Hordeum vulgare) depuis la nuit des temps puisque la bière, qui a déjà dix mille ans, est à base de malt, c’est à dire d’orge germée, et qu’on n’a eu l’idée de laisser fermenter cette délicieuse boisson de santé que six mille ans plus tard, vers -2000 avant l’ère actuelle.

Toutes les eaux d’orge sont des boissons saines, rafraîchissantes et diurétiques, que l’on confectionne en faisant bouillir quelques minutes, puis en laissant infuser pendant une heure, une vingtaine de grammes d’orge dans un litre d’eau ; ensuite on filtre et on conserve au réfrigérateur.

En employant de l’orge germée, on obtient un émollient et un anti-diarrhéique très utile en cas d’insuffisances digestives.

On associe aussi l’orge et le petit chiendent (Elytrigia repens) ou le gros chiendent (Cynodon dactylon), en faisant une décoction classique de leurs rhizomes, puis en la mélangeant à l’eau d’orge.

Ces deux plantes s’allient remarquablement par leurs vertus émollientes et diurétiques, et l’ensemble constitue une boisson des plus désaltérantes.

Plus spécifiquement, le chiendent :

protège les voies urinaires,

prévient la récidive des coliques néphrétiques,

lutte contre les calculs rénaux.

En associant l’eau d’orge avec la graine de fenouil (Foeniculum officinale) et la pomme (Pyrus malus) on obtient une des meilleures recettes de nombreuses régions françaises et notamment, on s’en doute, celles qui produisent le plus de pommes.

Chacune de ces deux plantes ajoute naturellement ses vertus médicinales à celles de l’orge.

La graine de fenouil, carminatif bien connu, souverain contre les fermentations intestinales, est aussi un :

tonique,

diurétique,

vermifuge,

et galactogène.

Quant à la pomme, entre autres propriétés, elle ajoute ses vertus calmantes et laxatives à l’ensemble.

Pour préparer cette boisson, on ajoute à l’eau d’orge une pomme coupée en morceaux et une petite poignée de graines de fenouil, on fait bouillir le tout puis on filtre avant de conserver au réfrigérateur.

Cette eau d’orge savoureuse convient tout particulièrement aux personnes fragiles des intestins et aux enfants.

Les eaux de pissenlit

Que l’on utilise ses racines ou ses feuilles, le pissenlit (Taraxacum dens leonis) fournit une eau thérapeutique qui rend bien des services.

La racine, tout d’abord, se fait bouillir dix minutes à raison d’une poignée par litre d’eau, que l’on conserve au frais dans une bouteille.

Les paysans du Dauphiné et du Périgord en prenaient un verre le matin pour soigner leurs rhumatismes.

Les feuilles de pissenlit, autrement dit la salade, donnent un bouillon réputé dans pratiquement toutes les campagnes pour guérir aussi bien:

la tension,

la constipation,

les troubles circulatoires,

les problèmes hépatiques,

les douleurs gastriques,

les migraines,

ou l’eczéma…

Ne dit-on pas, en Gascogne, « Salade bouillie allonge la vie » ?

Et c’est probablement encore plus vrai avec le pissenlit dont le bouillon, selon la sagesse populaire, « nettoie et fortifie ».

La recette de l’eau de feuilles de pissenlit est simple : elle nous vient de Normandie et nous propose de laisser bouillir quelques minutes trois belles poignées de salade de pissenlit dans deux litres d’eau légèrement salée.

Et, pour une fois, on peut boire cette eau thérapeutique chaude, à raison d’un bon bol par jour, pour bénéficier, entre autres, de son action bénéfique sur :

le foie,

la production des enzymes,

et la production de bile par la vésicule biliaire.

L’eau de fleur d’oranger

L’eau de fleur d’oranger, dont les vertus sont reconnues de très longue date et dont on fait un large usage en Orient, est :

sédative,

antispasmodique,

hypnotique,

et stomachique.

On l’indique habituellement dans les cas de :

nervosisme,

palpitations,

insomnie,

maladies nerveuses,

et migraines.

Cette eau thérapeutique est vendue toute prête : il suffit de la mélanger, à raison d’une cuillère à café dans un verre d’eau légèrement sucrée, pour obtenir à la fois une boisson à la saveur exquise et un véritable remède calmant et somnifère.

La feuille d’oranger amer (Citrus aurantium amara), que l’on consomme sous forme d’infusion, présente quant à elle des vertus digestives et antispasmodiques.

L’eau de guimauve

La guimauve, ou Mauve blanche, a de nombreuses propriétés thérapeutiques connues depuis l’Antiquité, mais c’est avant tout :

un adoucissant,

un émollient,

et un calmant,

que l’on recommande tout spécialement aux personnes aux intestins fragiles, aux enfants et même pour les bébés, comme boisson rafraîchissante à donner dans un biberon.

Rafraîchissante, elle l’est franchement, et pour cette raison elle ne compte pas parmi les eaux de plantes à donner en hiver ou en cas de refroidissement.

On la prépare en faisant bouillir de la racine de guimauve (Althaea officinalis) dans de l’eau pendant cinq minutes.

On utilise aussi des plantes similaires, comme la mauve arborée, la passe-rose, la rose alcée, la rose trémière ou la rose d’outre-mer, avec les mêmes indications.

L’eau d’oseille

Désaltérante, diurétique et légèrement laxative, l’eau d’oseille se fabrique avec l’espèce sauvage (Rumex acetosa) qui est certainement la plus purgative.

Mais l’oseille cultivée, dont on laisse cuire une dizaine de feuilles un quart d’heure dans deux litres d’eau salée, convient aussi.

L’eau de riz

Ce remède est évidemment originaire d’Extrême-Orient où on l’emploie extrêmement souvent dans les familles pour soigner les enfants et parfois même les adultes malades.

Nutritive et digestive, l’eau de riz se réalise très simplement en faisant bouillir du riz, de préférence complet et bio, dans de l’eau salée, et en ne consommant, bien sûr, que l’eau après filtration.

C’est une eau de santé de première qualité qui, de plus, a une vertu bien spécifique puisqu’elle permet de lutter d’une manière rapide et efficace contre la diarrhée.

Publié dans Ateliers Bien-être

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