ATELIER FORMATION "Connaître les huiles essentielles et les huiles végétales"

Publié par LES ATELIERS DU BIEN-ETRE

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A PROPOS DE...
LES HUILES ESSENTIELLES

 

Les huiles essentielles sont associées en fonction de leur affinité, de leur pouvoir et de leur parfum pour créer des soins spécifiquement formulés en réponse à un besoin particulier.

La synergie des huiles essentielles offre des propriétés olfactives uniques s'adressant ainsi à la fois à la peau et à l'esprit.

HISTOIRE DES HUILES ESSENTIELLES

Dans l’histoire de la médecine, au moins jusqu’au XVIème siècle, les plantes, dans leur ensemble, constituaient la base de la pharmacopée des civilisations antiques. C’est en Egypte que la première trace de l’utilisation des huiles essentielles a été recensée. En Grèce, des écrits font référence à l’utilisation d’extraits aromatiques. Les Romains les utilisèrent aussi sous forme d’onguents gras.

En 1910, le chimiste René-Maurice Gattefossé qui faisait des recherches en parfumerie, se brûla grièvement les mains, lors d’une explosion de laboratoire. Suivant son intuition, il se soigna avec de l’essence de lavande et démontra ainsi que celle-ci possédait de réelles propriétés antiseptiques et cicatrisantes. Dès lors, il consacra une partie de ses recherches aux propriétés des huiles essentielles. Il est à l’origine du néologisme « aromathérapie », devenu peu après un mot courant.

PROPRIETES DES HUILES ESSENTIELLES

Une huile essentielle est une substance aromatique pouvant contenir jusqu’à 8000 molécules. Cette particularité biochimique explique les multiples propriétés thérapeutiques d’une huile essentielle. 
Très concentrées en molécules actives, les huiles essentielles sont des substances puissantes à manipuler avec certaines précautions et un minimum de connaissances.

Les propriétés des huiles essentielles sont très variées : relaxantes, calmantes, tonifiantes, assainissantes, anti-infectieuses, immunostimulantes, digestives, respiratoires, antalgiques, anti-inflammatoires, cicatrisantes, décongestionnantes, etc…

METHODES D’EXTRACTION DES HUILES ESSENTIELLES

· Par distillation à la vapeur d’eau dans un alambic 
C’est la méthode utilisée pour recueillir les huiles essentielles les plus pures. 
Le procédé consiste à faire traverser par de la vapeur d’eau une cuve remplie de plantes aromatiques. La vapeur fait exploser les cellules à essence qui contiennent les huiles essentielles. Elles sont ensuite canalisées dans un condensateur et réfrigérées pour se liquéfier à nouveau. A la sortie, un essencier sépare l’huile essentielle qui flotte à la surface de l’eau de distillation (ou hydrolat).

· Par expression à froid 
Ce procédé s’applique aux agrumes (bergamote, citron, mandarine, orange…). Dans ce cas, les écorces ou zestes, sont tout simplement expressés à froid par une machine, quelquefois à la main, pour en recueillir les essences.

LES HUILES ESSENTIELLES : UTILISATIONS ET PRECAUTIONS

Les huiles essentielles s’utilisent sous plusieurs formes :
· La voie respiratoire
- Inhalation (dans l’eau chaude ou sur un mouchoir).

Olfaction (sur mouillette).
- Diffusion atmosphérique à l’aide d’un diffuseur d’huiles essentielles.
· La voie cutanée
La voie cutanée est la voie royale d’utilisation des huiles essentielles. Elles présentent une forte affinité pour la peau et se retrouvent dans la circulation générale 20 minutes après leur application. Elles s’utilisent pures en application locale diluées dans une huile végétale pour un massage aromatique.
· La voie orale 
Certaines huiles essentielles peuvent également être ingérées pures ou sur un support (demi-sucre, pain de mie…) à raison de 6 à 8 gouttes  maximum par jour. Elles sont ensuite absorbées par le système digestif et diffusées dans la circulation générale.

POUR OBTENIR 1KG D’HUILE ESSENTIELLE
· De roseil faut : 4000 kg de pétales de rose.
· De lavande, il faut : 150 kg de sommités fleuries de lavande.
· De clou de girofle, il faut : 6 kg de clous de girofle.

PRECAUTIONS D’EMPLOI
L’utilisation des huiles essentielles, en particulier à l’état pur, nécessite de respecter quelques principes de base :
· Utiliser des huiles de haute qualité (100% pures et naturelles).
· Chez les personnes allergiques, procéder à un test cutané avant toute utilisation d’huiles essentielles.
· Certaines huiles essentielle étant photo sensibilisantes (agrumes), ne pas s’exposer au soleil après leur application.
Ne pas utiliser d’huiles essentielles :
· Chez les enfants de moins de 6 ans.
· Chez la femme enceinte ou allaitante.

Informations : So’Bio et Eona

Formation 1 journée pour les bases , la deuxième journée est consacrée à leurs effets bénéfiques dans les modelages visages et/corps.

Les alliées du psychisme ? 

La camomille romaine au parfum fruité, souveraine contre l’anxiété, se respire à même le flacon. « Elle est également très efficace contre les insomnies », ajoute Danièle Festy. On favorise le sommeil en vaporisant sur son lit de la lavande diluée dans de l’alcool. Pour stimuler la concentration, on sent 3 gouttes de romarin à cinéole ou de laurier frottées sur les poignets. Pour doper la mémoire, on teste l’HE de basilic sur les poignets. On reste vigilant en voiture en versant, sur la plaquette d’un diffuseur, basilic tropical, menthe poivrée, pin sylvestre (une goutte de chaque). En coupe-faim, on respire un flacon renfermant, à parts égales, HE de girofle et de cannelle de Ceylan.

Il fallait y penser…

- Quelques gouttes d’HE de pin, cèdre ou cannelle parfument le bois d’allumage.

- Une goutte de nard sur l’oreille favorise les rêves.

De l’HE de verveine à respirer enraye une pulsion acheteuse.

 

Comment agissent-elles ?

« Il y a des effets physiques : on inhale des molécules chimiques qui peuvent rejoindre la circulation sanguine via leur passage par les alvéoles pulmonaires », explique la pharmacienne Danièle Festy*, qui souligne aussi leur efficacité sur notre psychisme. Parfumées, elles agissent par le biais de notre olfaction dont le siège se situe dans le système limbique, l’une des parties les plus archaïques de notre cerveau dédiée également aux émotions.

 

Comment les utiliser sans contact direct ?

On peut en diffuser (avec des appareils fonctionnant à froid) en modulant selon les effets recherchés. « Un quart d’heure matin et soir pour assainir l’atmosphère, par tranches de dix minutes au cours de la journée comme protection antigrippale, pour stimuler l’esprit quand on a besoin de se concentrer » indique la pharmacienne. On peut diluer quelques gouttes dans de l’alcool à 90° et en pschitter autour de soi. Autres solutions : verser six gouttes maximum dans un bol d’eau bouillante et inhaler les vapeurs, respirer deux ou trois gouttes versées sur un mouchoir, renifler à même le goulot d’un flacon, ou même – en trichant car il y a contact avec la peau – verser quelques gouttes dans le creux des mains ou sur les poignets et les frotter l’un contre l’autre avant de les respirer.

 

Existe-t-il des contre-indications ? 

On ne diffuse pas, pures, les huiles essentielles (HE) de cannelle, d’origan, de thym, de sauge officinale, de cèdre de l’Atlas, qui sont très puissantes. Enceinte, on fait l’impasse sur les huiles essentielles pendant les trois premiers mois de grossesse. On peut, à la rigueur, respirer un flacon de lavande (apaisante), de rose (blocages affectifs), de citron (tonifiante), d’eucalyptus radié ou de ravintsara (antibactériens et antiviraux, expectorants). Pour les bébés, à partir de 3 mois, on peut diffuser (à toutes petites doses) de la lavande, de l’eucalyptus radié (pas d’autre eu­calyptus) ou du ravintsara. Les inhalations sont déconseillées aux personnes asthmatiques.

 

Les huiles essentielles contre le cancer ?

Chère lectrice, cher lecteur, 

Aujourd’hui, petit cours d’approfondissement sur les huiles essentielles. 

Je vais vous ennuyer avec des mots savants, mais c’est pour la bonne cause : certains composés présents dans les huiles essentielles pourraient être la clé pour vaincre le cancer. Cela mérite des explications. 

En effet, les huiles essentielles contiennent des composés chimiques qui ont le même effet que la chimiothérapie et la radiothérapie. La différence, remarquable, c’est qu’elles n’abîment pas les cellules saines. 

C’est le miracle auquel les cancérologues ne parviennent pas. Avec la chimiothérapie et la radiothérapie, ils attaquent les tumeurs cancéreuses. Mais ils causent tant de dégâts en même temps aux cellules saines qu’ils sont souvent obligés de limiter ou d’arrêter le traitement pour ne pas tuer le patient. C’est alors que, trop souvent, la tumeur reprend le dessus. 

Mais les huiles essentielles pourraient ne pas avoir le même défaut. 

Avantages et défauts de la chimio et de la radio pour soigner le cancer

Radio et chimio agissent principalement contre le cancer en déclenchant une surproduction de radicaux libres dans les cellules cancéreuses. 

Ces radicaux libres sont connus en médecine sous leur appellation anglaise de Reactive Oxygen Species, ou ROS. 

Ce sont des molécules agressives, « carnivores » pourrait-on dire, qui abîment les cellules et peuvent provoquer leur mort. 

Mais c’est un avantage quand il s’agit de cellules cancéreuses, qu’on cherche à détruire. C’est ainsi que la chimio et la radio agissent, au moins en partie, pour rétrécir la taille des tumeurs. 

Le problème est que ces thérapies ne ciblent pas seulement les cellules cancéreuses. Elles détruisent toutes les cellules qui se divisent rapidement. Or nous avons beaucoup de cellules à division rapide dans le corps autres que les cellules cancéreuses : cellules sanguines, cellules responsables de la croissance des cheveux et de la régénération de l’épithélium intestinal (la couche interne des intestins), cellules des papilles gustatives et de l’odorat, qui toutes se renouvellent en quelques jours. 

La radio et la chimio ont des effets ravageurs sur toutes ces cellules, ce qui explique pourquoi les personnes traitées contre le cancer perdent leurs cheveux, ont des nausées, etc. 

En fait, si vous dressez la liste des effets indésirables de la chimiothérapie et de la radiothérapie, vous vous apercevez que ces problèmes sont tous liés à la destruction des cellules à renouvellement rapide

Les personnes soumises à ces traitements peuvent : 

  • perdre leurs cheveux ; 
     
  • souffrir d’infections à cause de la destruction des globules blancs ; 
     
  • souffrir d’anémie à cause de la destruction des globules rouges ; 
     
  • souffrir d’hémorragies à cause de la destruction des plaquettes ; 
     
  • perdre le goût et l’odorat à cause de la destruction des cellules sensorielles de la bouche et du nez ; 
     
  • souffrir de diarrhée, de problèmes digestifs et de malabsorption des nutriments à cause de la destruction des cellules épithéliales dans l’intestin. 
     

Depuis cinquante ans, les chercheurs tentent d’améliorer les traitements pour les rendre plus sélectifs et éviter ces problèmes pénibles. Mais les progrès sont très lents. Les effets indésirables sont variables selon les personnes et les types de traitements, mais ils sont toujours présents au moins en partie. 
 

Intérêt des huiles essentielles contre le cancer

Les huiles essentielles sont des mélanges de molécules principalement issues de deux familles : les terpénoïdes et les phénylpropanoïdes. 

Or il se trouve que de nombreux terpénoïdes déclenchent eux aussi la production de radicaux libres dans les cellules cancéreuses (plus précisément, dans les mitochondries des cellules cancéreuses). 

Vous vous souvenez que c’est précisément l’effet provoqué par la chimio et la radiothérapie. 

Ces radicaux libres abîment la cellule. En quantité suffisante, ils sont capables de la tuer. 

Mais à la différence de la radio et de la chimio, certains terpénoïdes présents dans les huiles essentielles, comme le -caryophyllène, déclenchent une surproduction de radicaux libres dans les cellules cancéreuses sans augmenter le stress oxydatif, c’est-à-dire les radicaux libres, dans les cellules normales

De plus, de nombreuses études montrent que des terpénoïdes et des agents aromatiques fréquemment rencontrés dans les huiles essentielles peuvent déclencher le processus de mort naturelle des cellules cancéreuses (apoptose) et réduire la vascularisation de la tumeur (création de vaisseaux sanguins venant nourrir la tumeur et donc accélérer sa croissance). 

Cet effet anti-vaisseaux sanguins – on dit « anti-angiogenèse en langage médical – est recherché par la médecine comme le Saint-Graal de la lutte contre le cancer. On a cru l’avoir trouvé il y a dix ans avec un nouveau médicament appelé Herceptine, mais les effets sur les patients se sont révélés totalement inexistants. 
 

Les huiles essentielles sont bien absorbées par le corps (biodisponibilité)

Les huiles essentielles ont, de plus, l’avantage d’être bien absorbées par le corps. 

Elles combinent, en effet, un poids moléculaire faible avec une absence de polarité. 

Cela les rend facilement absorbables par voie interne (en les avalant) comme en les respirant ou en les appliquant sur la peau. Cela leur confère une grande biodisponibilité. 

Une fois absorbées, elles restent environ trois jours dans l’organisme, avant d’être éliminées à 85 % par les urines et par les selles pour le reste. Durant cette période, les composés des huiles essentielles circulent dans le sang et peuvent exercer leur action dans leur forme originale ou à travers leurs métabolites, c’est-à-dire les produits chimiques issus de leur transformation. 

Étant déjà très utilisées comme arômes ou parfums naturels dans l’alimentation et les produits cosmétiques, leurs effets secondaires sont bien connus et les huiles essentielles non toxiques sont bien identifiées. 

(De nombreuses études in vitro (en éprouvette) ou sur des rongeurs (souris, rats et hamsters) ont été menées pour étudier l’effet des huiles essentielles sur le cancer. Des études scientifiques ont montré les effets des huiles essentielles sur les cellules cancéreuses
Des effets antitumoraux ont été observés en association avec une chimiothérapie. Par exemple, la combinaison de géraniol (extrait d’huile essentielle) avec du 5-fluorouracil (produit de chimiothérapie) réduit de 53 % le volume d’un cancer du côlon chez les souris, alors que la chimio seule n’a aucun effet et que le géraniol seul ne la réduit que de 26 % [1]. 

Une combinaison de géraniol avec du docétaxel (le produit de chimio qui vient d’être interdit en France suite à une série de décès dans le traitement du cancer du sein [2]) pendant 38 jours réduit le volume des tumeurs du pancréas (les plus mortelles) de 70 %, une multiplication au moins par trois de l’efficacité par rapport au groupe contrôle [3]. 

La revue d’études la plus complète que vous puissiez trouver sur l’effet des huiles essentielles sur le cancer est un article intitulé « Anticancer Activities of Essential Oils Constituents and Synergy with Conventional Therapies : A Review », publié dans la revue Phytotherapy Research le 16 mai 2014, par une équipe française du CNRS dirigée par Jean-François Lesgards de l’université d’Aix-Marseille. 

Il est en anglais, mais absolument passionnant et assez facile à comprendre pour nous, ayant été rédigé par des francophones. 

Il détaille les impressionnants effets antitumoraux de composés terpéniques et aromatiques des huiles essentielles dans des dizaines d’études, avec des réductions des cellules tumorales (cancéreuses) allant fréquemment jusqu’à 80 %, voire 100 %. Et les auteurs concluent : 
 

« Un très grand nombre d’études suggèrent que les terpénoïdes naturels comme le limonène constituent une nouvelle classe de médicaments anticancer ayant la capacité de provoquer une régression des tumeurs avec peu de toxicité. De plus, de nombreuses études ont aussi montré que les terpénoïdes des huiles essentielles pourraient agir en synergie avec des chimiothérapies conventionnelles. »

 

Beaucoup d’études mais presque rien sur les êtres humains

Mais force est de reconnaître que toutes ces études si prometteuses ne concernent pas, pour l’instant, l’être humain. 

Il s’agit d’études in vitro ou sur des rongeurs. Mais sur les êtres humains, la recherche bloque. 

Cela tient au fait que les doses utilisées en culture cellulaire ou sur les animaux sont trop élevées pour pouvoir être transposées chez l’homme. Dans les études sur l’efficacité du limonène sur les rongeurs, on parle de 1 à 10 g de limonène par kilogramme de masse corporelle. 

C’est une quantité énorme : pour un être humain de 70 kg, il faudrait boire ou absorber plus d’un litre d’huile essentielle par jour, ce qui est rigoureusement impossible. 

Cela peut aussi tenir à un problème médical extrêmement courant, qui est que l’homme ne réagit tout simplement pas comme les rongeurs. Notre système immunitaire, notre métabolisme, sont différents, malgré les similitudes de notre ADN. Une substance efficace pour traiter des tumeurs chez une souris n’aura aucun effet chez l’homme. 

Les huiles essentielles ne seraient, dans ce cas, pas une exception. « Il existe des milliers de substances qui tuent toutes les cellules cancéreuses en laboratoire sur des cultures cellulaires ou sur des animaux, par exemple le curcuma », explique Julien Venesson, rédacteur en chef d’Alternatif Bien-Être. « Pour autant, le curcuma donné seul à des malades du cancer n’a encore jamais permis de faire régresser une tumeur à ma connaissance. C’est le cas d’un nombre incalculable de plantes et d’épices. » 

Que penser, donc, des huiles essentielles dans le traitement du cancer ? Il existe, à mon sens, assez de données encourageantes pour justifier que l’on puisse souhaiter les utiliser en accompagnement des traitements du cancer, et ce en en informant, bien évidemment, son oncologue. 

Si peu de preuves existent pour l’instant, on ne peut rien exclure pour l’avenir, en particulier en ce qui concerne les mélanges d’huiles essentielles, produisant des effets d’addition et de synergie. 

Il faut avoir conscience que la recherche scientifique, dans ce domaine, n’en est qu’à ses balbutiements. La complexité des phénomènes chimiques, la variété infinie de mélanges et de dosages que l’on peut produire, rendent très difficile une étude systématique des effets des huiles essentielles, qui plus est sur la diversité des cancers qui, je le rappelle, sont tous extrêmement différents selon les tissus qu’ils touchent, leur stade d’avancement et les particularités physiques ou, d’ailleurs, morales du patient. 

Une attitude d’ouverture et d’expérimentation prudente est la seule raisonnable face à ce champ thérapeutique immense, prometteur, mais également très mystérieux. 

À votre santé !  Jean-Marc Dupuis 

Santé : les 5 huiles essentielles qui vous aident à passer l'hiver

Froid, fatigue, rhume, toux, gastro, états grippaux, l'hiver sollicite nos défenses immunitaires et met le corps à rude épreuve. L'aromathérapie est une solution efficace et naturelle de lutter contre les désagréments hivernaux. Voici 5 huiles essentielles qui vous aideront à prévenir et soulager les symptômes des petits maux de l'hiver.

Ravintsara

L'huile essentielle (HE) de ravintsara (ou camphrier de Madagascar) est une vraie trousse à pharmacie à elle seule. Utilisée pour dynamiser la système immunitaire, elle a des propriétés anti-infectieuses et expectorantes. Antivirale exceptionnelle, elle agit efficacement en cas d'état grippal et d'affections ORL. Elle s'utilise en olfaction, en diffusion, en inhalation ou en dilution dans une huile végétale par masser la colonne vertébrale et les pieds. Elle agit aussi en cas de déprime saisonnière.

Eucalyptus radiata

Tout le monde reconnaît l'odeur caractéristique de l'eucalyptus, très rafraîchissante. L'HE d'eucalyptus a des vertus sur le système immunitaire, en particulier sur les voies respiratoires. Quelques gouttes sur un mouchoir et voilà le nez dégagé. Appliquée sur le thorax, sur le dos ou sur la plante des pieds, elle protège au quotidien durant les périodes d'épidémies virales contagieuses. Elle peut aussi être utilisée en voie interne : deux gouttes dans une cuillère de miel trois fois par jour.

Arbre à thé ou tea tree

Ses bienfaits sont multiples : antifongique, antiseptique, antivirale, analgésique, anti-microbienne, l'HE de tea tree soulage les otites, soigne les brûlures, diminue les symptômes du rhume et de la grippe, décongestionne, traite l'infection des sinus et la toux persistante. Elle calme efficacement en cas de piqure d'insecte, elle est donc précieuse hiver comme été.

Romarin cinéole

Aromate apprécié sur une grillade, le romarin produit une HE aux mille vertus pour la santé. Anti-bactérienne, antivirale, anti-catarrhale, antifongique, anti-inflammatoire, l'HE de romarin cinéole favorise l'élimination des mucosités, le confort respiratoire (expectorante), la circulation sanguine (décontractante), tout en luttant contre la fatigue chronique ou le surmenage physique et intellectuel.

Niaouli

Très utile en hiver car elle stimule les défenses naturelles du corps, l'HE de niaouli est un puissant bactéricide et antiviral. Elle est indiquée pour soigner l'angine, les maux de gorge, les états grippaux, la bronchite, la rhino-pharyngite ou encore la sinusite. Cinq gouttes en inhalation dans un bol d'eau chaude pourront soulager pour la journée. Cette HE est aussi recommandée en cas d'angoisse et d'anxiété.

D'autres HE sont efficaces contre les maux de l'hiver : le pin pour oxygéner le sang, la badiane anti-spasmodique et anti-rhumatismale, la menthe poivrée pour les intoxications gastro-intestinales, par exemple. Les HE peuvent être utilisées en synergie pour élargir le spectre de leur action et décupler leurs bienfaits.

Précautions : choisissez toujours des HE de très bonne qualité (bio et dûment certifiées) et respectez toujours les indications et le dosage. Ne jamais utiliser les HE pendant la grossesse et chez les enfants de moins de 3 ans.

L’huile essentielle de l’amour parisien et hippie

On l’a oublié, mais les « élégantes » qui circulaient sur les grands boulevards parisiens au 19e siècle avaient un secret pour étourdir les hommes : les effluves de patchouli répandues sur leur passage. 

Le patchouli était réputé pour sa charge érotique explosive : dans les grands magasins, on s’arrachait les châles en cachemire enveloppés dans des feuilles de patchouli importés d’Inde. 

Ceux d’entre nous qui sont allés à Katmandou dans leur jeunesse se souviennent bien du patchouli. Les fleurs dans les cheveux et sur les chemises, les pantalons pattes d’eph’, les minibus Volkswagen et la musique d’Easy Rider étaient inséparables de l’odeur enivrante du patchouli qui flottait dans les campements… 
 


Aromatic Elixir, le « parfum de la libération sexuelle », n’était ni plus ni moins qu’un parfum au patchouli. 

Pour les jeunes qui nous lisent et qui ne connaîtront jamais l’excitation de ces années un peu folles, tentons malgré tout de leur expliquer qu’il s’agissait d’une odeur puissante et orientale, à la fois boisée, terreuse et sèche, avec des accents fumés, de cuir, camphrés, liquoreux et même moisis. 

Moisis ? Eh oui, car, ce n’est qu’après l’avoir fait fermenter que des molécules odorantes comme le patchoulène, le seychellène, l’alpha bulnesène, s’expriment [1]. La plante fraîche de patchouli n’a pas d’odeur. 

L’huile essentielle de patchouli se bonifie en vieillissant. Sa couleur de vieil or tourne à l’ambre brun, et ses arômes deviennent plus riches et plus doux. 
 

Une huile précieuse et chère…

L’huile de patchouli est très chère et cela semble avoir toujours été le cas. 

Le pharaon Toutankhamon, célèbre pour son sarcophage, y avait fait mettre cinquante litres d’huile de patchouli. 

Les commerçants européens du haut Moyen Âge échangeaient une livre d’huile de patchouli contre une livre d’or. 

Elle a en effet de nombreuses vertus médicinales qui peuvent soulager ou guérir, à l’extérieur comme à l’intérieur de nos corps. 
 

… aux nombreuses vertus médicinales

L’huile essentielle de patchouli est anti-inflammatoire, antidépresseur, antiseptique, astringente, diurétique et déodorante [2]. 
 

  • En massage, et donc diluée dans une autre huile, elle calme les inflammations et les irritations. Elle peut être employée pour lutter contre les crises de goutte et l’arthrite. 
     
  • Contre les infections fongiques (champignons) : elle inhibe la croissance des champignons et protège contre les mycoses. 
     
  • Rhume et grippe : elle stimule le système immunitaire pour éviter les infections comme le rhume et la grippe. 
     
  • Problèmes sexuels (hommes et femmes) : elle stimule la production d’hormones comme les œstrogènes et la testostérone, et augmente le désir. Elle est utile contre l’impuissance, la perte de libido, la frigidité. 
     

L’huile essentielle de patchouli accroît le bien-être général en stimulant l’estomac, le foie, les intestins pour optimiser les fonctions métaboliques. Elle régule les sécrétions endocrines d’hormones et d’enzymes, et renforce le système immunitaire et le système nerveux. 

Les Romains s’en servaient pour stimuler l’appétit. Elle est utilisée en médecine traditionnelle chinoise, en Malaisie et au Japon pour traiter les problèmes de peau, de cheveux : acné, dermatite, eczéma, cheveux gras, pellicules… 

En aromathérapie (soin par les huiles essentielles), l’huile de patchouli est réputée soulager l’anxiété, le stress et la dépression. [3] Elle a un effet calmant très efficace pour la relaxation et la méditation. Mettez simplement quelques gouttes dans un diffuseur d’huiles essentielles. 

Vous pouvez aussi la mélanger pour faire une crème de visage, une lotion ou un shampoing. 

Quant au désir charnel, ses effets sont attestés par son usage dans les exercices sexuels tantriques. 
 

 

Cicatrices d'acné : Les huiles légendaires qui réparent

Découvrez les vertus cicatrisantes de l'huile essentielle de carotte sauvage, Daucus Carota et de l'immortelle, la fleur qui ne se fane jamais, même après avoir été cueillie, dans un numéro spécial de Plantes et Bien-Etre consacré à l'acné.

Faites vous-même votre huile de patchouli !

Vous pouvez fabriquer votre propre macérat huileux de patchouli, à la maison, en laissant tremper des feuilles bien sèches de patchouli dans de l’huile de jojoba, d’olive ou d’amande douce dans un récipient fermé (bouteille avec bouchon). L’huile de jojoba est meilleure pour les baumes apaisants, l’huile d’olive pour les massages, et celle d’amande douce pour adoucir le corps et le cuir chevelu. 

Il faut veiller à ce que le récipient soit très propre et très sec. Après y avoir mis les feuilles de patchouli et versé l’huile, fermez-le, secouez-le et faites-le chauffer au bain-marie dans une casserole d’eau. Coupez le feu avant de parvenir à ébullition et laissez refroidir. Secouez-le encore et placez-le dans un endroit sec et sombre pendant un mois. Agitez-le régulièrement pour que les feuilles puissent bien imprégner l’huile. 

Au bout d’un mois, filtrez le mélange et mettez l’huile dans un flacon propre. 
 

Précautions à prendre

L’huile de patchouli n’est pas dangereuse. Vous pouvez la mélanger avec de l’huile essentielle d’encens, de sauge, de cèdre, de géranium, de lavande, d’ylang-ylang et de rose. 

Cependant, elle peut être irritante et je vous recommande d’en appliquer d’abord sur un petit carré de votre peau pour vous assurer que vous ne faites pas de réaction allergique. Ne pas la mettre dans les yeux, le nez ou les oreilles. 

Vous pouvez, par contre, en ingérer, en en mettant une ou deux gouttes dans une cuillerée de miel, sauf si vous avez des problèmes digestifs ou d’autres contre-indications médicales. 

En grande quantité, elle peut avoir un fort effet sédatif (apaisant). Elle peut couper l’appétit et provoquer de la photosensibilité (sensibilité à la lumière). 

À votre santé ! Jean-Marc Dupuis 

Pensez-vous que les huiles essentielles peuvent tout soigner ?
 

Comment agit l’aromathérapie ?

Quelles huiles essentielles faut-il employer pour drainer le foie, les reins ou la peau ?

Pour favoriser l’endormissement, lutter contre les troubles digestifs ou encore stimuler la concentration ?

 

Pour bien comprendre l’aromathérapie, mieux vaut établir une classification basique des huiles essentielles en fonction de leur mode d’action.

On distinguera alors :

   celles qui régulent les systèmes nerveux et endocrinien,

   celles qui drainent les organes,

   celles qui stimulent les défenses de l’organisme,

   et celles qui ont une action symptomatique.

Mais il est bien évident que l’on peut les subdiviser plus encore à l’intérieur de chacune de ces catégories.

Action sur les systèmes nerveux et endocrinien

   Sur le système nerveux central :

On pourra diminuer la sensibilité au stress du système nerveux grâce aux huiles essentielles sédatives telles que :

   l’angélique,  la camomille romaine,  et la lavande.

D’autres sont stimulantes, ce sont :

   le basilic,  la cannelle,  le genévrier,  l’hysope  la menthe,

   et le romarin.

   Sur le système neurovégétatif :

Lorsque le système orthosympathique domine sur le parasympathique, on prendra :

   l’angélique,  la camomille,  la marjolaine,  et la verveine.

Dans le cas contraire, ce sera :

   la cannelle,  le gingembre,  et le thym.

Cette thérapeutique peut être appliquée dans le cadre familial, mais il va sans dire que seul le thérapeute est habilité à diagnostiquer l’état de ces deux systèmes nerveux.

   Sur les glandes endocrines :

Là encore, la consultation d’un naturo-thérapeute, voire d’un endocrinologue et d’un aromathérapeute, s’impose pour connaître les dysfonctions éventuelles des glandes endocrines.

A titre indicatif, pour stimuler le pancréas, vous utiliserez :

   le citron,  le géranium,  et le romarin. 

Pour calmer les surrénales :

   la lavande,  la verveine,  et l’ylang-ylang.

Pour ralentir la thyroïde :

   le cumin,  le fenouil,  et l’oignon.

Au contraire pour l’exciter :

   l’ail,  l’anis,  et la menthe.

Enfin, la sauge compense le manque d’hormones féminines.

Drainage des organes

   Foie et vésicule biliaire :

Pour régénérer le foie, on conseille les essences de :

   citron,  matricaire,  et de romarin.

Pour stimuler la production de bile, on prendra :

   la lavande,  la mélisse,  la menthe,  le romarin,  la sauge,

   et le thym.

Et pour prévenir l’apparition de calculs biliaires, conviendront parfaitement:

   l’ail,  le citron,  et l’oignon.

   Reins :

Certaines huiles essentielles sont d’excellents diurétiques :

   l’angélique,  le bouleau,  l’oignon,  et le persil.

Pour soigner les infections des voies urinaires, on optera pour :

   le cajeput,  la lavande,  et le thym.

   Appareil digestif :

En cas de troubles du transit intestinal, c’est à dire de constipation, diarrhées ou colites, on conseille :

   l’angélique,  le bigaradier,  la coriandre,  ou la mélisse.

La dyspepsie gastrique, les aigreurs d’estomac, les spasmes et les ballonnements, eux, pourront être améliorés ou guéris avec :

   l’angélique,  le carvi,  le cumin,  et la coriandre.

Pour stimuler l’appétit, on prendra :

   l’ail,  la camomille,  le carvi,  l’estragon,  le fenouil,

   le gingembre,  l’origan,  la sauge,  ou le thym.

Pour favoriser les sécrétions gastriques et ainsi assurer une meilleure digestion :

   le basilic,  la cannelle,  le genévrier,  le gingembre,  le girofle,

   l’hysope,  la marjolaine,  la menthe,  et l’oignon.

Enfin, pour expulser les gaz digestifs, on fera usage de :

   l’anis vert,  du citron,  de la coriandre,  de la muscade,

   du romarin,  et de la sarriette.

   Peau :

L’utilisation externe d’huiles essentielles pour la santé de la peau doit être accompagnée de certaines précautions.

On ne les appliquera notamment qu’en mélange avec une huile végétale, comme l’huile d’amande douce par exemple.

Les plus bénéfiques au derme ou à l’épiderme sont :

   la carotte,  le géranium,  le genévrier,  la lavande,

   le niaouli,  le romarin,  et la sauge.

Deux huiles ont une action spécifique anti-vieillissement cutané :

   la rose , et le galbanum. 

  Circulation :

Pour un effet hypotensif, vous utiliserez :

   l’ail,  le citron,  la lavande,  la marjolaine, et l’ylang-ylang.

Pour l’effet inverse, c’est à dire hypertensif, ce sera :

   la cannelle,  l’hysope,  le pin,  le romarin,  la sarriette,

   la sauge  et le thym.

Le cyprès est une essence vasoconstrictrice veineuse, couramment utilisée pour resserrer le diamètre des vaisseaux, diminuer les rougeurs et freiner les saignements.

A contrario, certaines huiles sont vasodilatatrices artérielles, c’est à dire qu’elles augmentent le diamètre des vaisseaux et oxygènent les tissus ; ce sont :

   l’ail,  la carotte,  le bigaradier,  la lavande,  la marjolaine,

   et le persil.

D’autres encore fluidifient le sang :

   l’ail,  l’angélique,  le bigaradier,  le citron,  l’oranger amer,

   la lavande,  la matricaire,  et l’oignon.

On l’aura compris, l’usage des essences pour la circulation nécessite une grande prudence, et une bonne connaissance de ses artères.

Attention, par exemple, à ne pas utiliser une huile essentielle hypertensive lorsque l’on fait de l’hypertension !

   Poumons :

Pour prévenir ou guérir la plupart des affections respiratoires, comme bronchites, rhumes, grippes ou sinusites… on peut employer plusieurs huiles essentielles, en usage externe :

   le cyprès,  l’eucalyptus,  l’hysope,  le niaouli,

   le pin sylvestre,  et le thym.

On les diluera dans une huile pour les appliquer en frictions, ou éventuellement pures en diffusion dans l’air.

Action symptomatique

   Action antibactérienne :

   origan,  cannelle,  thym,  sarriette,  girofl,  citron, ৩ cajeput

   lavande,  niaouli,  pin,  santal.

   Action antivirale :

   citron,  cyprès,  eucalyptus,  géraniu,  romarin,  sauge

   thuya,  thym.

   Action antiseptique :

   ail,  basilic,  bergamote,  bornéol,  cajeput,  camomille

   cannelle,  citron,  estragon,  eucalyptus,  genévrier

   géranium,  gingembre, girofle,  lavande,  menthe

   niaouli,  oignon,  pin,  romarin,  sarriette,  sauge

   térébenthine,  thym,  verveine,  ylang-ylang.

   Anti-infectieuse :

   ail,  bornéol,  citron,  eucalyptus,  genévrier,  girofle

   lavande,  niaouli,  thym.

   Action immuno-stimulante :

   bouleau,  camomille allemande,  citron,  géranium,  pin

   sarriette,  thuya,  thym.

   Action anti-douleur :

   ail,  camomille,  genévrier, ৩ géranium,  girofle,  lavande

   marjolaine,  menthe,  niaouli,  noix de muscade,  oignon

   origan,  romarin,  sassafras,  sauge,  térébenthine.

   Action anti-diabétique :

   eucalyptus,   genévrier,  géranium,  oignon.

   Action anti-inflammatoire :

   camomille,  cannelle,  matricaire,  romarin

   sarriette,  thym.

   Action anti-migraine :

   angélique,  basilic,  cannelle,  camomille,  citron,  cyprès

   eucalyptus,  géranium,  girofle,  hysope,  lavande

   marjolaine,  mélisse,  menthe,  origan,  pin,  romarin

   sarriette,  sauge,  thym,  verveine.

   Action anti-spasmodique :

   angélique,  basilic,  bergamote,  cyprès,  estragon

   lavande,  marjolaine,  mélisse,  origan,  sauge,  verveine.

   Action anti-calculs :

   ail,  citron,  fenouil,  genévrier,  géranium,  hysope

   noix de muscade,  oignon,  pin,  romarin,  térébenthine.

   Action vermifuge :

   ail,  bergamote, cajeput,  camomille,  estragon

   santoline,  sarriette,   thym.

   Action anti-rhumatismale :

   citron,  cyprès,   eucalyptus,  genévrier,  origan

   romarin,  sassafras,  thym.

   Action anti-obésité :

Cause glandulaire :

   ail,  estragon,  oignon.

Cause psycho-nerveuse :

   lavande,  marjolaine,  oranger,  verveine.

   Action aphrodisiaque :

   anis,  bornéol,  cannelle,  céleri,  fenouil,  gingembre

   girofle,  marjolaine,  menthe,  muscade,  néroli,  oignon

   romarin,  rose,  sarriette,  verveine,  ylang-ylang.

Quelques préparations à usage externe

   Acné :

Lotion à appliquer matin et soir après la toilette :

   2 gouttes de lavande,  1 goutte de camomille

   1 goutte de petitgrain,  2 cuillères à soupe d’huile de noisette.

   Affection pulmonaire :

Friction sur la poitrine (pour adultes uniquement) :

   10 gouttes de camphre,  10 gouttes d’eucalyptus

   10 gouttes de pin,  0,008 gramme de moutarde

   7 grammes de glycérine,    30ml d’alcool à 90°.

   Arthrite :

Mélange pour friction :

   1 goutte de romarin,  1 goutte de sassafras

  ৩ 1 goutte de thym,  1 tasse d’huile d’amande douce.

   Cellulite :

Mélange pour le bain :

   1 goutte de lavande,  1 goutte d’origan,  1 goutte de cyprès

   1 goutte de citron,  1 cuillère à soupe de lait en poudre.

Triturer le tout ensemble avant de verser dans le bain.

   Circulation :

En usage externe :

   10 gouttes de cyprès,  8 gouttes de lavande,  8 gouttes de sauge

   8 gouttes de thym,  20ml d’alcool à 90°

   Contusions :

En usage externe :

   10 gouttes de lavande,  2 gouttes de géranium, 

  ৩ 6 gouttes de romarin,  30 gouttes de sauge,

  ৩ 30 gouttes de cannelle,  10ml de teinture-mère d’arnica.

   Infections urinaires :

Le Docteur Valnet propose un mélange (pour usage interne), composé de :

   25 gouttes de cajeput,  25 gouttes de genièvre

  ৩ 25 gouttes de lavande,  25 gouttes de niaouli,  60ml d’alcool à 90°.

   Piqûres d’insectes :

En usage externe :

   16 gouttes de lavande,  10 gouttes de citron, 

    5 gouttes de sarriette,  5 gouttes de sauge

   5 ml d’huile d’amande douce.

   Rhumatismes :

Mélange pour friction :

   2 gouttes d’origan,  2 gouttes de romarin,  1 goutte de cyprès

   1 goutte de genièvre,  1 tasse d’huile d’amande douce.

   Sinusite :

Friction à passer sur les sinus (pour adultes uniquement) :

   1 goutte d’eucalyptus,  1 goutte de niaouli

   1 goutte de pin,  1 tasse d’huile d’amande douce.

Mode d’application des huiles essentielles

Les huiles essentielles sont naturelles, mais très puissantes !

Deux ou trois gouttes trois fois par jour suffisent généralement.

De trop fortes doses peuvent d’ailleurs être nocives.

On les prend avant tout par voie orale, de préférence diluées dans une huile végétale, ou éventuellement dans un peu de miel.

Dans certains cas, il peut être indiqué d’appliquer les huiles essentielles, diluées dans un peu d’huile d’amande douce, directement sur la zone à traiter.

Il existe d’autre part des diffuseurs d’huiles essentielles qui les disperseront en fines molécules dans l’atmosphère.

Ce mode d’utilisation est tout particulièrement recommandé pour assainir l’air, notamment en cas de grippe, ou encore pour dormir, avec des essences somnifères.

Attention, les huiles essentielles sont contre-indiquées en cas de grossesse ou d’allaitement.

Et il ne faut en aucun cas les appliquer pures dans l’oreille, sur les muqueuses, sur le visage, les aisselles, les plis de l’aine ou les parties génitales.

Bien à vous,  Jean-Baptiste Loin 

Elles sont essentielles à votre système respiratoire
 

En cette période de l’année, il est bon de prévoir sa pharmacie aromathérapique familiale pour faire face aux rhumes, bronchites et grippes qui ne vont pas tarder à faire leur apparition.

Couvrir tous les cas d’infections respiratoires, à titre préventif, est impératif quand une épidémie est annoncée, et à titre curatif pour traiter la maladie et éviter qu’elle ne se propage dans la maison.

Particulièrement adaptées à la fois aux refroidissements et aux affaiblissements du système immunitaire, les huiles essentielles, très puissantes, répondent à merveille aux affections respiratoires communes, asthmes, bronchites et grippe…

On peut les prendre :

   par voie orale raison de deux ou trois gouttes trois fois par jour,

   par voie externe, diluées dans un peu d’huile d’amande douce, en les appliquant sur la peau,

   ou enfin par voie aérienne, à l’aide d’un diffuseur qui les disperse en fines molécules dans l’atmosphère.

Ce dernier mode d’utilisation est tout particulièrement recommandé pour assainir l’air, notamment en cas de grippe.

Par voie interne, on accompagne très agréablement toutes ces huiles en les prenant avec des miels expectorants comme :

   l’acacia,

   la sarriette,

   ou le trèfle.

Ou des miels antiseptiques comme :

   l’eucalyptus,

   la lavande,

   le sapin,

   ou le thym.

L’asthme

Caractérisé par des crises qui entraînent un gonflement des parois des voies respiratoires et par conséquent une réduction du débit de l’air inspiré et expiré, l’asthme est une affection neuro-allergo-respiratoire.

Les principaux facteurs sont l’exposition à des allergènes tels que :

   pollens,

   poussières,

   poils d’animaux.

Mais les antécédents familiaux d’asthme ou d’allergie jouent également un rôle important.

L’exposition à la fumée de tabac ou à des irritants chimiques, l’abus de certains médicaments comme l’aspirine ou les anti-inflammatoires non stéroïdiens, un faible poids à la naissance ou une infection respiratoire peuvent être considérés comme des facteurs de risque supplémentaires.

Enfin, l’urbanisation, l’air froid, l’hyperémotivité et l’exercice physique peuvent aggraver l’asthme.

Mais cette affection est parfois liée à des dysfonctions organiques, et notamment à une insuffisance hépatique ou digestive, à des troubles menstruels, à des dysfonctionnements cardiaques, etc.

Le premier réflexe de l’asthmatique doit donc toujours consister à régler ses troubles organiques, et, bien sûr, à éviter tous les facteurs susceptibles de déclencher la crise.

Au plan de l’aromathérapie et en cas d’asthme allergique, les huiles essentielles de cajeput, de pin, d’eucalyptus radiata et de lavande conviennent parfaitement, par voie orale à raison de trois gouttes par jour, ou très régulièrement diffusées dans l’atmosphère, sans excès.

Si l’asthme est arthro-infectieux, on ajoute de l’huile essentielle de thym.

   Cajeput : De la famille des mélaleuques, le cajeput ou melaleuca leucadendron, est un antiseptique général agissant tout spécifiquement au niveau des sphères respiratoires et intestinales.

On l’indique en cas de :

   bronchites,

   laryngites,

   pharyngites,

   asthme arthro-infectieux ou allergique.

   Eucalyptus radiata : Calmant de la toux et fluidifiant des expectorations, l’HE d’eucalyptus radiata est évidemment tout indiquée en cas d’asthme.

   Lavande : Cette essence odorante est calmante et anti-spasmodique, diurétique et sudorifique.

On peut donc l’employer en cas d’asthme allergique, notamment lorsqu’il entraîne de l’insomnie.

   Pin : Obtenu en distillant les aiguilles de pin sylvestre, l’huile essentielle est un puissant antiseptique des voies respiratoires et un balsamique.

Il convient aux :

   rhumes,

   bronchites,

   trachéites,

   grippes,

   pneumonies,

   à l’asthme allergique comme à l’asthme arthro-infectieux,

   et même à la tuberculose.

On en prend trois à cinq gouttes dans du miel quatre fois par jour.

   Thym à thujanol ou thymol : Cette HE convient uniquement à l’asthme arthro-infectieux, ainsi qu’à de nombreuses autres infections, grippes, bronchites ou angines.

A prendre à raison de deux gouttes trois fois par jour en cas d’infections.

Quelques gouttes d’HE de thym dans une coupelle sur un radiateur aident à mieux respirer.

A éviter en cas d’hypertension, d’hyperthyroïdie ou d’épilepsie.

Les bronchites

Chroniques, elles sont souvent dues au tabac ; aiguës, aux suites d’un rhume ou d’une grippe ; dans tous les cas elles se manifestent par des inflammations de la trachée et des bronches accompagnées de fortes sécrétions de mucus s’accumulant.

Plus précisément, si les causes de la bronchite aiguë se trouvent souvent dans la simple inflammation des bronches et de la trachée, suite à un rhume, certains facteurs sont tout de même prédisposants, comme :

   le froid,

   la fatigue,

   la malnutrition ou un trop long régime,

   et bien entendu la pollution.

La bronchite aiguë commence habituellement par une toux sèche, plus ou moins rapidement suivie d’expectorations plus grasses et de fièvre, entre 38° et 39°, qui ne doit en aucun cas excéder cinq jours ; au-delà, il faut envisager une pneumonie naissante et consulter.

La consultation s’impose également en cas de bronchite chronique à cause de ses complications et des maladies qui lui sont si fréquemment associées.

Mais quelle qu’elle soit, la bronchite commande toujours de renforcer les défenses immunitaires et, bien sûr, d’éviter de fumer, ainsi que les lieux enfumés et les sorties lors de pics de pollution.

Il est recommandé de boire beaucoup d’eau de source, de tisanes et de jus de fruits frais pour aider à l’expectoration du mucus.

En aromathérapie, on conseille de très nombreuses huiles essentielles parmi lesquelles chacun choisira en fonction de ses symptômes personnels.

   Ail : L’HE d’ail est un excellent antiseptique des intestins et des voies respiratoires.

On la préconise dans de nombreuses affections pulmonaires, bronchites, grippes et rhumes, mais elle est contre-indiquée en cas d’irritation digestive, de toux sèches ou sanguinolentes et de fortes fièvres.

En revanche, elle réussit très bien aux hypertendus.

   Cajeput : Cet anti-infectieux convient bien aux bronchites, laryngites et pharyngites, surtout lorsqu’il y a aussi rhumatismes chroniques, ou eczéma et psoriasis.

   Cyprès : Cette HE polyvalente soigne les bronchites et trachéites, notamment lorsque la toux est sèche, ou qu’il y a fatigue nerveuse, règles douloureuses ou troubles de la ménopause.

N’utilisez que de l’HE de cupressus sempervirens, en évitant les autres espèces de cyprès, à prendre à raison d’une goutte deux à trois fois par jour.

   Eucalyptus radiata : Cet antiseptique des voies respiratoires, calmant de la toux et fluidifiant des expectorations, indiqué en cas d’asthme, l’est encore plus en cas de bronchite ou de grippe.

En fait, toutes les infections des voies respiratoires sont améliorées par cette remarquable essence, ainsi que les infections urinaires et le diabète.

On en prend deux gouttes trois fois par jour.

   Melaleuca alternifolia : Très puissant anti-infectieux, l’arbre à thé agit sur les :

   bronchites,

   grippes,

   rhinites,

   sinusites,

   mycoses,

   candidoses,

   cystites,

   vaginites,

   acnés,

   herpès,

   abcès,

   plaies,

   brûlures,

   verrues,

   et piqûres d’insectes.

Contre la bronchite, on en prend de une à trois gouttes, deux à six fois par jour en usage interne, éventuellement en mélange avec le ravensare ; en usage externe, une à deux gouttes d’HE pure.

   Myrte : Huile essentielle spécifique des bronchites aiguës et des rhinites chroniques, à prendre d’autant plus volontiers s’il y a aussi eczéma ou psoriasis, ou encore fatigue et insomnie.

   Ravensare : Excellente contre les bronchites, rhino-pharyngites, trachéites et sinusites, surtout lorsqu’elles s’accompagnent de fatigue générale, voire de dépression, cette HE se prend à raison de deux gouttes avec une goutte d’arbre à thé, trois fois par jour, ou, par voie externe, en mélange avec l’eucalyptus radiata en frictions sur la poitrine.

   Sauge : Antispasmodique et tonique, l’HE de sauge est d’autant plus préconisée en cas de bronchites qu’elle est également antiseptique et diurétique.

Antisudorale, elle est tout indiquée en cas de sueurs nocturnes.

Simplement contre-indiquée en cas d’allaitement, cette huile essentielle se prend à raison de trois gouttes trois fois par jour.

   Thym à thujanol ou thymol : Exceptionnel stimulant général, l’HE de thym est aussi :

   antispasmodique,

   balsamique,

   expectorante,

   antiseptique des voies intestinales et respiratoires,

   et sudorifique.

On l’indique donc bien évidemment dans toutes les affections pulmonaires, surtout lorsqu’elles s’accompagnent d’infections intestinales ou de fatigue, à raison de deux gouttes trois fois par jour.

La grippe

Très commune mais dangereuse, la grippe se manifeste par :

   des frissons,

   une fièvre relativement élevée,

   des courbatures,

   une extrême fatigue,

   rapidement suivis par des maux de tête,

   de l’écoulement nasal,

   un mal de gorge, 

   et de la toux.

De plus, des complications peuvent suivre directement la maladie, et notamment la bronchite ou la pneumonie.

Tout malade du cœur ou des poumons, toute personne âgée ou enceinte, doit impérativement consulter au premier signe de grippe.

En cas de persistance de fièvre et d’absence d’améliorations après deux jours de traitement aromathérapie et naturopathique, il faut faire appel au médecin.

Cependant, cette maladie épidémique due à un mixovirus influenzae appartenant au groupe des virus respiratoires, ne devrait pas – sauf cas extrême – être soignée à l’aide d’antibiotiques.

D’autant qu’un traitement aromathérapique est généralement capable de la guérir en quelques jours.

Il faut, bien sûr, garder le lit, bien au chaud, pendant au moins deux jours, et ne s’alimenter qu’avec des liquides :

   bouillons de légumes,

   tisanes au miel,

   jus frais de légumes et de fruits.

Les huiles essentielles les plus indiquées sont :

   Ravensare : Cette panacée contre les virus devrait être systématiquement préconisée en cas d’épidémie de grippe, de manière préventive, en la diffusant par aérosol, éventuellement en mélange avec les HE de citron et de niaouli. 

En cas de grippe avérée, on la prend par voie interne à raison de deux gouttes avec une goutte d’arbre à thé, trois fois par jour, mais surtout par voie externe, en frictions des avant-bras, de la nuque et de la poitrine, dans un mélange à base de vingt millilitres d’huile végétale, de trente gouttes de ravensare et trente de niaouli.

   Melaleuca alternifolia : Cet autre remarquable anti-infectieux prolonge l’action du ravensare, tant préventivement qu’en traitement anti-grippal.

On en prend de une à trois gouttes, deux à six fois par jour en usage interne ; en usage externe, de une à deux gouttes pures sur les sinus ou les tempes.

Les HE de melaleuca alternifolia et d’eucalyptus radiata, à raison de dix gouttes de chaque, plus deux gouttes de thym dans un peu de lait en poudre font un bain efficace anti-grippe.

   Thym : Cette HE des maladies infectieuses, et notamment de la grippe, s’indique surtout s’il y a fatigue ou asthénie, voire anémie ou hypotension, mais jamais en cas d’hypertension, d’hyperthyroïdie ou d’épilepsie.

On ne l’utilise en aucun cas pure, notamment en usage externe.

Deux gouttes, deux ou trois fois par jour, suffisent dans la plupart des cas d’infections.

En usage externe, mélangée à de larges proportions d’huile végétale, on l’utilise pour masser les ailes du nez.

On complète l’action antivirale de ces trois HE par des essences traitant les écoulements nasaux, comme l’oignon ou le niaouli, ou le mucus bronchique avec l’hysope ou l’eucalyptus radiata.

Attention : les huiles essentielles sont bien entendu contre-indiquées aux femmes enceintes et aux enfants de moins de 6 ans. 

Bien à vous, 

 Jean-Baptiste Loin 

Usages de l’huile essentielle d’hysope

L’huile essentielle d’hysope exerce une action antibactérienne et antifongique (contre les champignons) contre certaines souches d’organismes pathogènes (qui provoquent des maladies). 

Une étude a constaté une forte activité antimicrobienne contre le staphylocoque doré, l’Escherichia coli, le Candida albicans et le staphylocoque pyogène [1]. 

Elle a aussi montré une puissante activité contre le virus de l’herpès [2]. 

L’huile essentielle d’hysope peut également être utilisée pour combattre :

  • les problèmes de peau liés à l’âge, comme les rides et la peau distendue ; 
     
  • les crampes, spasmes musculaires et douleurs abdominales aiguës ; 
     
  • les rhumatismes, l’arthrose, la goutte et les inflammations articulaires ; 
     
  • la perte d’appétit, les maux d’estomac, les indigestions et les flatulences ; 
     
  • l’hypotension (tension artérielle trop basse) ; 
     
  • les cycles menstruels irréguliers et la ménopause ; 
     
  • les problèmes respiratoires comme le rhume, la toux et la grippe. 

Comment appliquer l’huile essentielle d’hysope

L’huile essentielle d’hysope peut être utilisée de nombreuses façons. Elle peut être appliquée sur la peau ou inhalée avec un diffuseur à huiles essentielles. 

Voici des indications précises pour vous en servir :

  • pour soulager la fatigue, le stress, et contribuer à atténuer tous les types de douleurs : ajoutez deux gouttes d’HE (huile essentielle) d’hysope dans votre bain chaud. Cela vous aidera aussi à dormir, si besoin est ; 
     
  • diminuer les douleurs en huile de massage : mettez trois gouttes d’huile essentielle d’hysope dans 3 ml d’huile de massage (huile d’amande douce par exemple, huile vierge de noix de coco), et massez la zone douloureuse. Frottez ce mélange sur votre estomac pour soulager l’inconfort intestinal provoqué par l’indigestion et les gaz ; 
     
  • en cas de fièvre : mettez deux gouttes d’HE d’hysope dans 1 ml d’huile de noix de coco et massez la plante des pieds ; 
     
  • pour les voies respiratoires encombrées : utilisez l’HE d’hysope en inhalation, ou appliquez deux gouttes mélangées à 1 ml d’huile de massage sur votre poitrine pour un effet expectorant ; 
     
  • cicatrisation et prévention des cicatrices : ajoutez deux gouttes d’HE d’hysope à votre crème ou lotion et appliquez sur la plaie. 

Mesures de sécurité

Certains composants de l’hysope comme le pinocamphone sont agressifs et peuvent provoquer des allergies. Pour déterminer si vous avez une hypersensibilité à l’hysope, appliquez d’abord une goutte sur une zone affectée et surveillez l’apparition d’un effet indésirable. 

Utilisez-la toujours diluée dans une autre huile (amande, olive, noix de coco, noyau d’abricot). 

ATELIER FORMATION "Connaître les huiles essentielles et les huiles végétales"
ATELIER FORMATION "Connaître les huiles essentielles et les huiles végétales"
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Les étonnantes vertus de l'huile essentielle de menthe poivrée

Mais venons-en au cœur de notre sujet : les étonnantes vertus de la menthe poivrée. L'huile essentielle de menthe poivrée mentha piperita est efficace contre les maux de tête, les nausées, la mauvaise haleine, la digestion difficile et l'hypotension... entre autres. C'est donc une petite pharmacie portative. Dans le cas de maux de tête, il suffit d’en déposer 2 gouttes sur l’index et de se masser les tempes et l’ensemble du front en faisant très attention de ne pas s’en mettre dans les yeux car cela provoque des brûlures (dans ce cas, rincez abondamment avec de l’huile, non de l'eau, et demandez conseil rapidement à votre pharmacien/médecin). Il n'est en général pas utile de diluer l'huile essentielle de menthe poivrée, mais certaines personnes particulièrement sensibles pourront ressentir des brûlures. Dans ce cas précis, mélangez la menthe poivrée avec une huile végétale de millepertuis (dans le cas des maux de tête) ou de l’huile d’olive que vous avez plus facilement à portée de main. Ce massage a un effet vasodilatateur (dilatation des vaisseaux sanguins) : votre circulation sanguine ralentit, provoquant un effet calmant. Le résultat est rapide. Au bout de quelques minutes déjà vous ressentez les premières sensations de froid qui sont apaisantes. Pour compléter l'effet, si les applications de menthe poivrée ne suffisent pas, une autre huile essentielle a un effet fantastique (et le mot n’est pas exagéré) sur les maux de tête. Il s'agit de l’huile essentielle de gaulthérie, qui mélangée avec de l’huile végétale de millepertuis, a un effet rapide et très efficace. Dans les cas de mauvaise haleine, nausées (d’une efficacité incomparable) et de problèmes digestifs de tous ordres (vomissements, flatulence, digestion difficile...), mettez-en une à 2 gouttes sur du pain complet et mangez le tout (ne pas dépasser 3 prises par jour). L’effet est quasi immédiat et vous bénéficierez d'une haleine fraîche pendant plusieurs heures, ce qu'aucun « bonbon » ou autre « médicament » ne peut faire. Vous pouvez même effectuer un test intéressant : massez-vous la voûte plantaire en mettant de l’huile essentielle de menthe poivrée. Au bout de quelques minutes, vous aurez, Mesdames et Messieurs... une haleine de menthe ! Ceci pour vous montrer la puissance de diffusion dans le corps de l'huile essentielle de menthe (à quand ce numéro au cirque Zavatta ?). Contre la toux, il est possible d’appliquer en massage 2 gouttes de menthe poivrée sur le thorax pour libérer les bronches du fait de l’action du menthol contenu dans l’huile. L'huile essentielle de menthe poivrée possède aussi des vertus contre les traumatismes bénins par massage sur la zone concernée. Selon le magazine professionnel, Profession Kiné (5) « le mécanisme d’action du menthol, en déclenchant une sensation de froid, entraîne une analgésie (interruption de la douleur) locale significative d’ailleurs appréciée de tous les kinés du sport ayant à soulager rapidement les compétiteurs sportifs souffrant d’un traumatisme bénin. » Enfin, je recommande l’utilisation d’huiles essentielles bio: dans la mesure où vous allez ingérer, respirer, ou vous appliquer le produit sur la peau, mieux vaut éviter qu'il ne contienne des agents chimiques. Vous en trouverez dans les magasins Nature et Découverte, mais aussi dans la plupart des magasins bio, herboristeries et pharmacies.

LES HUILES VEGETALES

1 - L'huile d'olive

L'olivier est connu depuis des millénaires pour sa longévité exceptionnelle. C'est d'ailleurs le premier arbre qui soit cité dans l'histoire du monde. Quand Noé envoya la colombe comme éclaireur, elle revint avec une branche d'olivier dans le bec démontrant ainsi que les eaux avaient baissé. L'olivier est la providence des gens du Midi. Les anciens se massaient à l'huile d'olive de la tête au pieds ; encore aujourd'hui ils l'utilisent très souvent par voie interne pour bénéficier de ses vertus. Vous l'aurez donc compris, que ce soit en alimentaire ou en cosmétique, l'huile d'olive est largement connue pour ses bienfaits et sa réputation n'est plus à faire. Obtenue par pression à froid de sa pulpe et non de ses noyaux, l'huile d'olive est une des huiles les plus riches en acide oléique. Nourrissante, adoucissante et émolliente, on retrouve l'huile d'Olive dans la composition des traditionnels savons d'Alep et de Marseille. Excellent agent cicatrisant, elle est dotée d'une concentration non négligeable en insaponifiables (environ 1 à 2 %) qui lui offrent des vertus antioxydantes, apaisantes et protectrices face aux méfaits du temps et du soleil. En interne, l'huile d'olive possède des propriétés digestives et légèrement laxatives qui lui vaut d'être conseillée dans les troubles digestifs et notamment ceux de l'estomac.

PROPRIÉTÉS Antioxydante, elle protège de l'action néfaste des radicaux libres et prévient des effets du vieillissement. Huile émolliente et riche, elle nourrit la peau en profondeur et régule le système naturel d'hydratation de la peau. Calmante, elle apaise les rougeurs et les irritations. Très douce, elle est parfaitement tolérée par les peaux les plus sensibles.

INDICATIONS Peaux irritées (gerçures, crevasses...) Soins des lèvres et des mains Sécheresse de la peau Peaux sensibles (eczéma, psoriasis, dartres) Peaux des bébés Peaux matures et sèches

LE BEURRE DE KARITE et SES VERTUS

Le beurre de karité est connu en Afrique pour être un soin réparateur et protecteur de l'épiderme et du cheveu.

On retrouve l'arbre de Karité au Nigeria, au Mali, au Burkina Faso et au Sénégal dans les zones arborées de la savane. Là, les précipitations sont encore abondantes en période de mousson pour permettre la croissance des arbres.

C’est le fruit de l’arbre de karité que l’on récolte pour produire le beurre de karité. L’arbre de karité est un arbre imposant pouvant vivre plus de 300 ans. Il fructifie à l’âge de 15 ans et entre en pleine période de production à partir de 25 ans.

LE BEURRE DE KARITÉ ET LE COMMERCE ÉQUITABLE

La récolte des fruits de karité et la préparation du beurre de karité est une tâche traditionnellement accomplie par les femmes des villages africains. On estime que plus de 300 000 femmes au Burkina Faso et plus de 3 millions de femmes au Mali tirent plus de 80 % de leurs ressources de la préparation du beurre de karité.

Le beurre de karité est donc vital pour ces femmes africaines. Le marché du beurre de karité est en pleine croissance en Occident. Aussi les villageoises africaines tentent de s’organiser en coopératives solidaires pour tirer le meilleur profit de leur production du beurre de karité.

Elles y sont aidées par des associations de Commerce Equitable.

En dehors de ses usages cosmétiques, le beurre de karité est également un composant essentiel dans la fabrication du chocolat.

LA FABRICATION TRADITIONNELLE DU BEURRE DE KARITÉ

Les fruits de l’arbre de karité sont des noix en forme d’avocat et de couleur vert sombre. Adulte, chaque arbre produit annuellement 15 à 20 kilos de noix. A l’intérieur de la noix se trouve une amande très grasse et de couleur blanche.

Il existe des procédés industriels d’extraction du beurre de karité, soit par pression mécanique, soit par solvants chimiques. Aussi, il vaut mieux préférer le beurre de karité d’origine artisanale et traditionnelle.

Dans ce dernier procédé artisanal et local, les noix sont donc décortiquées et les amandes pilées. Il se forme une pâte liquide qui sera plongée dans des grandes marmites d’eau bouillante.

Après refroidissement, le beurre de karité va surnager. C’est une pâte graisseuse de couleur jaune qui sera écumée puis longuement malaxée.

LES BIENFAITS DU BEURRE DE KARITÉ

Grâce à sa richesse en vitamines A, D, E et F et en composants insaponifiables, le beurre de karité constitue un soin cosmétique exceptionnel pour l’épiderme et le cheveu.

Il est facile d’emploi : il suffit d’en faire fondre une noisette dans le creux de la main puis de l’appliquer par légers massages sur les zones à traiter.

Le beurre de karité est particulièrement recommandé pour les peaux sèches ou pour les peaux sensibles aux agressions des pollutions atmosphériques.

Il fait merveille en complément des produits antisolaires et tout particulièrement si on l'associe à l'huile d'argan.

C’est un extraordinaire réhydratant des couches superficielles de l’épiderme et il redonne toute leur élasticité aux couches profondes de la peau.

En traitement préventif, il assure une parfaite protection contre les effets du vent, du froid l’hiver, et du soleil l’été. Il limite donc fortement les conséquences des facteurs extérieurs du vieillissement.

Au niveau des cheveux, le beurre de karité est un puissant revitalisant. Il nourrit la kératine du cheveu et redonne donc souplesse et éclat à la chevelure.

Son effet est radical sur les cheveux maigres, rêches et étiolés. Quelques applications suffisent pour qu’ils retrouvent gonflant et volume.

A titre préventif, une application de beurre de karité sur les cheveux est recommandée avant les bains de mer ou en piscine.

Il est aussi très efficace pour lutter contre les lèvres gercées. C’est en outre un sublime brillant à lèvres.

Le Monoï

(« huile parfumée » ou « huile sacrée », Mono’i en tahitien, Manogi en paumotu, Pani en marquisien) est un produit de beauté obtenu par macérations de fleurs de Tiaré tahiti dans de l'huile raffinée de coprah. Le monoï est un produit traditionnel des îles qui constituent aujourd'hui la Polynésie française. Il est utilisé comme huile bronzante et évite la déshydratation de la peau au soleil, mais il ne protège pas contre les ultraviolets (UVA et UVB). Il sert aussi comme huile de massage et à huiler les cheveux.

-Appellation d'origine

En Polynésie française, on trouve principalement le Monoï traditionnel dit « monoï des Mama » fabriqué artisanalement à partir d'amande de coco fraiche râpée, et le Monoï de Tahiti, une appellation d'origine. À l'exportation et afin de répondre aux exigences règlementaires et à l'industrie cosmétique on retrouve presque exclusivement le Monoï de Tahiti. Ce dernier a été précisément défini le 1er avril 1992 par le décret no 92-340 qui l'a reconnu dans le cadre du « Monoï de Tahiti appellation d'origine » : ce décret précise notamment : « Le Monoï de Tahiti est le produit obtenu par la macération de fleurs de Tiaré dans l’huile de Coprah raffinée, extraite de noix de coco récoltées dans l’aire géographique de Polynésie française au stade de noix mûres, sur des sols d’origine corallienne. Ces noix doivent provenir du cocotier « Cocos nucifera » et les fleurs de Tiaré de l’espèce végétale « Gardenia tahitensis » (Flore de Candolle) d’origine polynésienne récoltées au stade de bouton. »1.

Tout produit qui contient du Monoï de Tahiti doit obligatoirement mentionner dans la liste des ingrédients « cocos nucifera » et « gardenia tahitensis ». Tout produit qui respecte l'appellation d'origine Monoï de Tahiti peut utiliser — ce n'est pas une obligation pour les marques — le timbre de l'appellation d'origine qui donne une garantie supplémentaire et facilite la lecture du consommateur.

Le Monoï de Tahiti est un produit naturel qui peut être ECOCERT. Par contre, du fait du processus de fabrication de l'huile raffinée de coprah, il n'existe pas de Monoï de Tahiti « bio ».

Comme tout corps gras, le monoï se solidifie à une température inférieure à 24 °C / 78 °F (point de fusion). Il est donc parfois nécessaire de le passer sous l'eau chaude avant utilisation. Le passage fréquent de solide à liquide n'affecte pas les qualités physiques et la fragrance du Monoï.

-Procédé de fabrication

La fleur de Tiaré Tahiti. Les fleurs de Tiaré de Tahiti, cueillies au stade de bouton, sont utilisées au plus tard le lendemain du jour de leur récolte. Elles sont mises en macération dans l'huile de coprah raffinée pendant un minimum de dix jours à raison d'au minimum dix fleurs par litre d'huile. Ce processus de fabrication, commun à tous les producteurs de monoï de Tahiti, est une méthode similaire à l'enfleurage en parfumerie. Au bout de cette période, le macérat est décanté, filtré, puis additionné d'un antioxydant naturel.

Le Service des affaires économiques en Polynésie française contrôle régulièrement le bon respect des exigences de l'appellation d'origine. Une commission de contrôle existe dans ce cadre, elle est dirigée par le président de la Polynésie française ou son représentant.

-Propriétés

Prévient les vergetures.

-Hydratation Une application quotidienne sur peau humide permet une très bonne hydratation de la peau, même en dehors des périodes de forte exposition au soleil. Le monoï permet sur une peau préparée au soleil de parfaire un bronzage et de réhydrater la peau après une période d'exposition au soleil, par exemple à la plage ou en bateau (soleil, vent, sel, etc.).

-Réparation capillaire Le monoï s'utilise également sur cheveux humides pour « réparer » les cheveux desséchés et abîmés. Les cheveux deviennent doux, brillants et faciles à coiffer. À appliquer et laisser reposer 12 heures avant le shampooing en faisant attention à ne pas les exposer au soleil (ça les brulerait).

Utiliser les huiles essentielles au quotidien :

Avez-vous jamais essayé d’utiliser des huiles essentielles ? Oui ? Non ? Sur Rouge Framboise, nous n’arrivons pas à nous en passer tellement les utilisations sont diverses et sans cesse renouvelées. En effet, que ce soit pour parfumer la maison, faire le ménage, se détendre, se faire belle… Ce ne sont pas les usages qui manquent.

Et comme nous aimons utiliser des produits 100% naturels, nous avons décidé de chercher puis de partager avec vous quelques façons d’utiliser les huiles essentielles pour simplifier votre quotidien et vous amener à profiter des bienfaits que vous offre généreusement Mère Nature. Voici 7 façons d’utiliser les huiles essentielles.

POUR ASSAINIR LE RÉFRIGÉRATEUR

Vous avez beau laver à grande eau votre réfrigérateur et congélateur, vous n’arrivez toujours pas à vous débarrasser des relents de nourriture ? Il vous suffit tout simplement de rajouter quelques gouttes d’huile essentielle de bergamote et d’huile essentielle de pamplemousse à votre eau de rinçage et s’en est fini ! Ces deux huiles sont connues pour leurs vertus assainissantes et désodorisantes.

POUR SE DÉBARRASSER D’UNE TACHE PERSISTANTE

Vous n’arrivez pas à nettoyer votre chemisier préféré ou votre canapé, pensez à réaliser votre propre produit nettoyant fait maison en mélangeant 3 gouttes d’huile essentielle de citron désinfectante et la même quantité d’huile essentielle d’arbre à thé aux bienfaits antibactériens et antifongiques dans un demi-verre d’eau chaude. Mélangez puis pulvérisez directement sur la tache. Continuez votre lavage comme à l’habitude, la tache devrait disparaître

POUR RÉALISER UN DENTIFRICE FAIT MAISON

Vous avez envie de commencer une routine soin des dents qui soit un petit peu plus naturelle ? Voici une petite recette pour fabriquer votre dentifrice fait maison. Pour cela, vous aurez besoin de :

  • 2 gouttes d’huile essentielle de lavande
  • sel de mer
  • un chouia de bicarbonate de soude
  • une noisette de Xylitol (sucre de bouleau)
  • huile de coco non raffinée

Mélangez les ingrédients jusqu’à obtenir une pâte assez ferme. Utilisez comme n’importe dentifrice. Sur le long terme, cette préparation renforcera vos dents.

POUR BOOSTER SA CONCENTRATION

Une dure journée vous attend ? Pensez à profiter des bienfaits des huiles essentielles de bergamote, de pamplemousse ou encore de menthe poivrée pour arriver à mieux vous concentrer. Il vous suffit tout simplement d’inhaler l’une de ces huiles pour arriver naturellement à vous recentrer sur ce que vous avez à faire.

POUR SOULAGER DES DOULEURS AU COU OU AU DOS

Dans un récipient mélangez deux noisettes d’huile de coco solide et une goutte de chacune de ces huiles essentielles : gingembre, menthe poivrée, cyprès et de poivre de Cayenne. Massez les zones douloureuses en insistant sur les nœuds musculaires. Posez une compresse imbibée d’eau chaude sur votre cou ou votre dos. Vos douleurs ne tarderont pas à disparaître sous l’effet décongestionnant et anti-inflammatoire de ces huiles essentielles.

POUR PARFUMER LA MAISON

Vous cherchez à répandre de bonnes odeurs dans votre intérieur sans pour autant acheter des diffuseurs d’ambiance, des bâtons d’encens… ? Profitez de cette saison froide pour parfumer naturellement le bois de votre cheminée. Pour cela, mélangez 3 gouttes d’huile essentielle de cèdre, de pin, de mandarine et de bois de santé. Versez un filet de cette préparation dans votre cheminée,sur un brule parfum , ou plus simplement sur un morceau de coton que vous disposerez dans un endroit de la maison et admirez le résultat !

Ces huiles vont, non seulement, diffuser une bonne odeur dans votre maison mais vont également vous aider à vous détendre et en plus de contiendrons pas de substances polluantes comme les produits du commerce.

Votre maison sentira bon, et les microbes n'aiment pas les huiles essentielles.

POUR FAIRE UNE CRÈME HYDRATANTE

Vous n’aimez pas utiliser des crèmes hydratantes pour le corps qui contiennent du parfum ? Pensez tout simplement à choisir un produit sans odeur que vous parfumerez vous-même en utilisant des huiles essentielles.

Mettez-y 10 gouttes d’huile essentielle de bois de santal pour rééquilibrer votre peau, 2 gouttes d’huile essentielle de rose pour hydrater et calmer les irritations et finalement deux gouttes d’huile essentielle de vanille pour booster la régénération de votre épiderme.