Le Processus de vieillissement cutané - Comment l'atténuer

Publié par LES ATELIERS DU BIEN-ETRE 06 NICE

Le Collagène

Glycoprotéine complexe participant au tissage de la trame cutanée et au soutien de la peau, le collagène compose la grande majorité du derme, à 85% environ lorsque l'on est jeune. Avec l’élastine, les protéoglycanes, le hyaluronane (acide hyaluronique) et les glycoprotéines de structure, il est responsable de la cohésion du tissu cutané et lui confère des propriétés d’hydratation, de résistance, de souplesse, et de fermeté.

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La production de collagène dans la peau commence à diminuer dès l'âge de 25 ans, mais ce ralentissement s'accélère à la quarantaine, avec une perte collagénique qui pourrait tourner autour de 1% par an.

De plus, au fil des ans, les interactions existant entre ces fibres protéiques et les fibroblastes diminuent, désorganisant et relâchant le réseau dermique. En parallèle, les pontages du collagène se démultiplient aboutissant à une rigidification croissante des fibres : c’est la glycation, ou fixation de glucose sur des groupements aminés du collagène. Ils rendent le collagène résistant à l'action des collagénases, d'où rémanence des collagènes I et III pontés au cours du vieillissement de la peau.

Conséquences du ralentissement de la production de collagène et de ses altérations, la peau retient moins d'eau, devient moins souple, s'amincit et se ride.

~~LE VIEILLISSEMENT CUTANE

Le vieillissement cutané est un phénomène inévitable. Jusqu'à 25-30ans, la peau se renouvelle facilement, ensuite, elle subit de plus en plus d'altérations qui ralentissent sa régénération naturelle.

UN PHENOMENE COMPLEXE AUX CAUSES MULTIPLES

Le vieillissement de l’organisme n’est pas un phénomène simple. Il implique à la fois : · La génétique : les dommages causés par l’avancée en âge seraient inscrits dans le génome tout comme la morphogenèse et la maturation. On parle d’ailleurs d’un nombre limité de divisions des cellules embryonnaires qui expliquerait la dégénérescence inévitable et programmée des tissus. · Le système neuro-endocrinien : le vieillissement serait alors attribuable à un dysfonctionnement de l’hypothalamus, notre « horloge biologique supérieure ». · Le système immunitaire : le vieillissement résulterait de la baisse, avec l’âge, de la capacité et de la fiabilité du système immunitaire. On évoque aussi des mutations au sein de l’organisme résultant notamment des irradiations, et la possibilité d’une cascade d’erreurs débutant par une déficience de la synthèse des protéines. · Le stress oxydatif : les radicaux libres générés au cours du mécanisme oxydatif normal sont des facteurs aggravants du vieillissement cutané en proliférant sous l’effet de l’irradiation solaire, de l’intoxication tabagique et de l’alcoolémie. Fort de toutes ces approches, on distingue le vieillissement cutané intrinsèque lié à des facteurs génétiques, à des dysfonctionnement organiques (affections endocriniennes, rénales, hépatiques), aux modifications hormonales, et le vieillissement extrinsèque lié à des facteurs environnementaux (notamment l’exposition solaire) qui ne font qu’accélérer la survenue des dommages cutanés et les amplifier. Les principaux déclins fonctionnels dus à l’âge au sein de la peau concernent les domaines suivants : - renouvellement cellulaire, - réponse aux traumatismes, - fonction barrière, - reconnaissance immunitaire, - vascularisation, - protection mécanique, - production de sébum et de sueur.

LES ATTEINTES DE L’EPIDERME

Les atteintes de l’épiderme sont bien entendu les plus apparentes et l’atrophie épidermique, c’est-à-dire la diminution de volume, apparaît précocement. L’épiderme a donc tendance à s’amincir aux dépens des cellules du corps muqueux de Malpighi. On constate conjointement : - une diminution de la cohésion cellulaire qui a pour conséquence une altération du micro-relief cutané, - une diminution du turn over des cornéocytes (renouvellement cellulaire qui se traduit par l’évacuation et le remplacement rapide des cellules mortes de la couche cornée), - une diminution notable des mélanocytes, de 10 à 20% (la peau perd donc progressivement son rôle de barrière anti-UV) et des cellules dites de Langerhans responsables de la reconnaissance des antigènes étrangers qui jouent un rôle essentiel dans le système immunitaire.

LES ATTEINTES DE LA JONCTION DERMO-EPIDERMIQUE

Lorsqu’on descend un peu plus profondément dans la peau, on s’aperçoit que le vieillissement atteint aussi la jonction dermo-épidermique qui s’aplatit et au sein de laquelle les cellules perdent leur cohésion initiale.

LES ATTEINTES DU DERME Le vieillissement cutané n’épargne pas le derme qui présente, avec l’avancée en âge, une raréfaction des fibroblastes (cellules productrices des fibres de soutien et du gel intercellulaire) ainsi que du réseau des capillaires sanguins qui nourrissent les cellules.

LA RETICULATION DU COLLAGENE

Les atteintes du vieillissement au sein du derme se traduisent tout d’abord par une progressive rigidification (ou réticulation) des fibres de collagène consécuvite à des réactions chimiques ayant lieu entre le glucose que nous absorbons et certains composants protéiques. Le mécanisme est simple : d’abord réversible, quand la peau est jeune, ces réactions finissent par produire des pontages irréversibles, empêchant ainsi leur dégradation naturelle et leur renouvellement, tout en augmentant leur rigidité. La peau perd alors sa tonicité.

LA CALCIFICATION DES FIBRES ELASTIQUES

Avec l’avancée en âge, les fibres élastiques du derme superficiel disparaissent de façon inégale tandis que celles du derme moyen et profond se densifient. Cette densification est due pour l’essentiel à une forte affinité de l’élastine pour les corps gras et le calcium, tous deux s’y accumulant au cours de la vie, l’un potentialisant la fixation de l’autre. Ce phénomène aboutit à la perte d’élasticité des fibres qui facilite leur dégradation par les enzymes dites élastases. A ceci s’ajoute vraisemblablement la synthèse continue d’une élastine qui se désorganise progressivement au cours de la vie, un réseau enchevêtré et anarchique de fibres se substituant peu à peu aux fibres cylindriques autonomes. Le réseau de fibres élastiques perd ses qualités, la peau perd alors son côté souple.

LES ALTERATIONS DU GEL INTERCELLULAIRE

Les transformations du gel intercellulaire rejaillissent inévitablement sur ses autres composants que sont les glycoaminoglycanes (GAG). La baisse quantitative et qualitative des chaînes d’acide hyaluronique et de dermatane sulfate est en effet grandement responsable de l’altération des propriétés visco-élastiques de la peau. La diminution de la viscosité du gel intercellulaire altère par ailleurs la diffusion des nutriments hydrosolubles venus du sang pour nourrir les cellules : autant d’éléments qui expliquent l’augmentation de la sécheresse cutanée et des rides avec l’âge. La diminution du gel intercellulaire, continue quoique peu importante, a pourtant une influence considérable sur la turgescence du derme (son aspect rebondi et matelassé), du fait qu’une seule molécule d’acide hyaluronique par exemple, retient dans le derme jusqu’à 1000 fois sa taille en eau. Il en résultera donc une atrophie dermique, perte de volume correspondant à l’apparition des rides et à la perte de fermeté cutanée. Ceci s’accompagne d’un amoindrissement du réseau de microcapillaires sanguins et d’une altération supplémentaire de l’élasticité cutanée. La communication intercellulaire est alors plus difficile, la capacité naturelle de la peau à se régénérer commence à diminuer. Des biopsies sur des peaux jeunes et âgées ont permis de mettre en évidence le fait que dans le derme d’un sujet âgé de plus de 60 ans, l’acide hyaluronique était très peu présent, non seulement dans les espaces intercellulaires et péricellulaires, mais aussi à la surface des fibres de collagène et d’élastine. La connexion et la continuité entre collagène et élastine disparaissent donc avec l’âge et expliquent aussi l’atrophie du derme et la perte de ses propriétés : souplesse, rebondi, fermeté, élasticité.

MA SUGGESTION DE PRODUITS QUI VOUS AIDERONT A ENRAYER CE VIEILLISSEMNT CUTANE;

~~CRÈME CAVIAR POSTQUAM DESCRIPTION:

Cette crème possède des vertus anti-âge, à base de principes actifs de première qualité, l'extrait de Caviar et les Isoflavones, il restructure la couche superficielle de la peau et active la régénération cellulaire. Cette crème Caviar PostQuam hydrate en profondeur, le visage paraît plus jeune et plus lumineux.

PRINCIPES ACTIFS:

-Extrait de Caviar: Principe actif très apprécié pour son contenu en Phospho-lipides et Phospho-protéines (constituants de la membrane cellulaire) qui stimulent la régénération cellulaire. Les protéines qu'il contient apportent des acides aminés constitués de collagène qui permet au visage de retrouver sa tonicité. Absorbé parfaitement par la peau, il apporte douceur et pureté (éclat). -Isaflavones: Obtenus à partir du trèfle rouge, a de multiples actions qui combattent activement le vieillissement cutané.

~~RÉPARATEUR AU COLLAGÈNE ET ELASTINE DESCRIPTION:

Ce produit est un complément idéal des traitements anti-vieillissement. Il stimule le métabolisme cellulaire. Son utilisation hebdomadaire permet de réduire sensiblement les rides du visage. Le traitement peut être réalisé après une exposition aux agressions externes (soleil, vent...) ou aux moments des sensations de fatigue, changements de saisons. Ce produit convient pour tous types de peaux grâce à son apport en camomille et calendula. PRINCIPES ACTIFS: Collagène et élastine

MODE D'EMPLOI: Verser le contenu de l'ampoule dans la paume de la main et l'appliquer par petits coups, en insistant sur les zones à rides. Afin d'obtenir un résultat visible et durable, il est conseillé de prolonger le traitement environ 4 à 6 semaines;

Pour les esthéticiennes : produit ionisable, idéal HF, iono, US.

Les UV responsables du vieillissement cutané

~~FAUT-IL PROTÉGER SA PEAU DES U.V. TOUTE L'ANNÉE ?

Les Japonaises en sont convaincues, comme les Américaines, qui ne sortent jamais sans leur crème blindée d’indice de protection. En France, on hésite encore protéger sa peau des UV toute l'année. Le point avec deux spécialistes. A quoi ça sert de mettre un écran anti-U.V. sur sa peau ? « A freiner le vieillissement et à prévenir les risques de cancers cutanés provoqués par l’exposition aux rayons solaires », affirme le Dr Michel Jeanmougin, dermatologue. Autrement dit, à retarder la perte d’élasticité de la peau, son épaississement, ainsi que l’apparition de taches brunes. On le sait, ce sont les UVA qu’il faut craindre, ces rayons responsables aux deux tiers du vieillissement cutané prématuré et qu’on ne sent pas (à l’inverse des UVB qui, eux, brûlent). Ils font des dégâts dans la peau et la font vieillir plus vite. Et ce sont ceux-là qui frappent tout au long de la journée, même par temps nuageux, même au travers des vitres. Et qui n’épargnent ni le cou ni le décolleté, qu’on oublie trop souvent. Est-ce utile en ville en hiver ? « Je ne vois pas l’intérêt d’utiliser une crème de jour avec filtre lorsqu’on part à 8 h pour le bureau et qu’on rentre chez soi à 18 h, quand il fait nuit ou presque », dit le Dr Jeanmougin. « Quand on marche quelques instants dans la rue, et qu’on passe de zones d’ombre à des zones ensoleillées, la peau est armée pour gérer ça », ajoute Lionel de Benetti, directeur scientifique chez Clarins. Conclusion : pas la peine d’investir en février dans une crème SPF 25. Des propos à nuancer si votre bureau est très lumineux. Dans ce cas, l’indice 15 est utile, et une application le matin suffit pour la journée. Quand est-ce vraiment nécessaire ? « Dès que l’on reste deux heures à l’extérieur, que ce soit pour son travail ou ses loisirs. Il est alors conseillé de se protéger des UV, quelle que soit la saison, surtout entre 12 h et 14 h », recommande le Dr Jeanmougin. Ce qu’on doit retenir, c’est qu’il faut adapter ses besoins en protection à son mode de vie et à son phototype. En clair, si on a la peau claire avec des taches de rousseur, qu’on vive dans le Midi et qu’on passe pas mal de temps dehors, dès le printemps on prévoit de se protéger. Et on n’oublie pas qu’un chapeau à large bord est aussi une solution, validée par le dermatologue. Quel est le meilleur indice en ville ? « Un indice 15 suffit pour les expositions intermittentes de la vie quotidienne », précise le Dr Jeanmougin. A condition de vérifier que la crème contient aussi un indice UVA. Ce dernier doit être au moins égal ou supérieur à un tiers de l’indice UVB. Exemple : un indice UVA 5 pour un SPF 15. Le hic ? Cette recommandation qui s’applique aux produits solaires n’est pas obligatoire pour les autres soins cosmétiques, et même quand ils respectent ce ratio, les fabricants ne le précisent pas forcément sur l’emballage. Un conseil : sortez votre loupe pour quand même vérifier sur l’étiquette. Une crème de jour avec SPF, est-ce le bon choix ? Pas vraiment, car les filtres alourdissent les textures – même si les technologies évoluent –, mais surtout ils modifient la formule même d’un soin. Explication de Lionel de Benetti : « Quand on incorpore un filtre solaire dans un soin cosmétique, par exemple antiâge, on est souvent obligé de retirer certains actifs pour cause d’incompatibilité. Au final, un soin de jour n’est pas le même avec et sans SPF. » Ce qui veut dire que, avec des filtres, les formules soins sont moins intéressantes. La parade : un fluide avec un SPF à appliquer occasionnellement, sur sa crème préférée et sous son fond de teint, selon qu’on a booké un déj en terrasse ou un aprèsmidi à jouer au ballon avec les enfants au square. Le fond de teint vaut-il une protection solaire ? Sur les packs de la plupart des fonds de teint et des poudres compactes, un SPF est indiqué, un bon atout si on recherche un effet ombrelle. Mais, attention, si on n’en applique qu’un voile, il faut savoir que cet indice ne sera pas aussi fort. Rassurant : « Si aucun SPF n’est signalé sur la boîte, il faut savoir que la composition de ces produits en pigments minéraux qui réfléchissent la lumière équivaut à un SPF 10 », explique le Dr Jeanmougin. Conclusion : le makeup apporte une protection modérée, idéale d’octobre à mars. Se protéger tous les jours peut-il être néfaste à la longue ? Pour le dermatologue Michel Jeanmougin, il existe peu d’inconvénients à une protection quotidienne, en dehors d’un risque faible de sensibilisation ou d’allergie de type eczéma de contact. « Les filtres solaires sont faits pour des applications temporaires, même si ce sont des molécules chimiques sûres », insiste Lionel de Benetti, qui ajoute : « Cela ne me semble pas judicieux de se protéger tous les jours, toute sa vie. La peau a les capacités nécessaires pour se défendre contre l’exposition normale à la lumière du jour comme en ville. Et, si on ne la stimule pas, c’est un peu comme un muscle qu’on n’entraîne pas et qui perd sa capacité à réagir. » En clair, si la peau n’était plus attaquée, elle ne saurait plus se défendre. D’où l’intérêt pour la peau à ressentir des UV, modérés évidemment, pour enclencher sa mélanogenèse, ce processus de bronzage qui amène les cellules pigmentaires à la surface de l’épiderme. Quant au risque de points noirs et autres comédons, « il a plus à voir avec l’excipient utilisé dans la crème qu’avec le filtre solaire », précise le Dr Jeanmougin. Avec un SPF dès le printemps, je n’aurai plus jamais bonne mine ? « Un indice 15 arrête environ 92 % des UVB, les 8 % qui passent suffisent pour activer la production de mélanine et donner bonne mine », rassure le médecin. [elle magazine]

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