Futile, le maquillage ? Pas lorsqu’il est considéré comme un moyen de se sublimer ou de se réconcilier avec son image. Certaines le prennent comme un jeu, d’autres n’envisagent pas la vie sans lui. Peu importe la manière, pourvu qu’il y ait le plaisir…
"Fond de teint clair “pour que ça ait l’air naturel”, rose aux joues, trait de khôl, soupçon de Rimmel et, pour finir, “l’essentiel” : un rouge à lèvres carmin », énumère Jacqueline, 78 ans. Depuis qu’elle a 18 ans – et parce l’homme qu’elle a épousé aimait les femmes fardées –, le rituel est immuable. Ce n’est qu’une fois qu’elle s’est maquillée qu’elle se sent vraiment « elle ». Selon Marie-Louise Pierson, mannequin devenue psychanalyste, « être soi » est ce qui doit guider les femmes. « Se maquiller pour répondre au besoin d’être regardée par l’autre, ce n’est pas la bonne démarche, affirme-t-elle. L’important est d’abord d’être en accord avec sa propre image, voire, pour certaines de mes patientes, de parvenir à la trouver. Si, pour y arriver, cela passe, comme pour Jacqueline, par le fait d’être fardée dès le saut du lit, pourquoi pas ? »
Je vous propose des cours de maquillage. Renseignements au 06 62 36 25 18
La mise en valeur d’un visage doit être la finalité du maquillage : « Je n’aime pas entendre dire que “c’est réussi”. Les vrais compliments sont ceux que l’on adresse à mes modèles : “Ton teint est lumineux”, “Ton regard ressort de façon incroyable”, etc.
L’important est de valoriser la beauté cachée et non l’outil, qui m’a simplement permis de la mettre en évidence. » C’est d’ailleurs ce qui pèche encore souvent chez les femmes, apparemment plus expertes aujourd’hui qu’il y a vingt ans : « Mieux informées, elles bénéficient d’un choix de produits incroyables, plus performants les uns que les autres », Mais cette abondance d’informations et de produits n’apprend pas forcément à mieux manier fard à paupières, mascara ou eye-liner. « Elles manquent encore de légèreté et de subtilité dans leur geste, estime-t-elle, celui qui révèle nos plus beaux traits, la couleur d’un œil ou le velouté d’une joue. »
Se maquiller pour paraître naturelle, est-ce tellement paradoxal ? « Cette quête exprime le souhait de transcender sa nature profonde en révélant ce qui nous définit intérieurement, analyse Catherine Aimelet-Périssol, psychothérapeute et auteure avec Sylvie Alexandre deMon corps le sait (Robert Laffont, 2008).
Le maquillage, par un jeu d’ombre et de lumière, fait parler les yeux, la douceur d’une peau, et montre aux autres celle que nous voulons qu’ils voient, celle que nous sommes… en mieux. »
Quel maquillage pour votre personnalité ? Faites le test pour le savoir !
La fonction essentielle du maquillage ne se trouverait-elle pas aussi dans le geste et l’intention ? Clémentine Jaraud voit dans le fait même de se farder une dimension thérapeutique : « Soigner son apparence est un premier pas vers le mieux-être. Lorsque je n’ai pas assez dormi par exemple, je me fais les yeux, cela réveille mon regard et, d’une certaine façon, m’aide à surmonter la fatigue. »J' intervient auprès de femmes atteintes d’un cancer à La LIgue contre le cancer à Nice. « Pour elles, se sentir belles malgré la maladie est une étape essentielle dans le processus de guérison,. Et le geste compte plus que le résultat. Certes, j’interviens sur des aspects concrets, la perte des cils ou des sourcils, mais l’important, c’est le toucher enveloppant, fluide et rassurant. » Un contact que je trouve très spirituel : « Il s’agit d’aider la malade à se réapproprier son corps et son visage. » Retrouver une « bonne mine » offre une image rassurante pour l’entourage. Le maquillage dit l’envie d’être regardée comme une femme et non comme une malade, le regard des autres étant fondamental dans le processus de reconstruction.
Catherine Aimelet-Périssol perçoit également cette fonction profonde du « soin de soi » dans le maquillage : « Les jeunes filles commencent à se farder à l’adolescence, au moment où elles cessent de bénéficier des soins de leurs parents, notamment de leur mère », explique-t-elle. Se poudrer le visage ou surligner ses yeux est une manière d’entrer en contact avec soi, dans un geste qui peut rappeler la caresse maternelle.
« Se redécouvrir par le plaisir" . Quand vous vous amusez, que vous jouez avec les textures et les couleurs, le résultat a un effet positif, vous le constatez dans le regard des autres ».
Se maquiller, c’est finalement une façon de communiquer avec autrui, de lui dire que, aujourd’hui, on est heureuse, amoureuse, ou d’humeur facétieuse. Ambre, chanteuse de 24 ans, n’envisage pas de sortir la peau nue. Mais elle revendique jouer avec les codes : « Un jour femme fatale, le lendemain rockeuse à l’oeil charbonneux… En fonction de mon état d’esprit, je me glisse dans la peau d’un personnage qui me représente telle que je me sens ce jour-là. »
Attention toutefois à ne pas tomber dans l’outrance. Un rien peut tout changer. « L’objectif n’est pas d’être dans le spectacle, le camouflage ou la transformation, mais dans la mise en valeur de celle que l’on est.
Il suffit par exemple, si on a l’habitude d’appliquer son fond de teint au doigt de passer à l’éponge, de choisir un jour de le faire par petites touches, dans un mouvement « plus tendre », plus léger.
Toutes les femmes méritent de se trouver belles, et c’est souvent dans ce qu’elles croient être un défaut que se niche le charme. « Lorsqu’une femme se maquille pour cacher ce qu’elle n’aime pas, le geste perd de sa douceur, commente Catherine Aimelet-Périssol. C’est une conception plus rude, un usage défensif du maquillage. Le résultat en sera moins bénéfique. » L’âge ne doit pas être perçu comme un obstacle, ajoute le directeur artistique : « Il y a de l’élégance et de la sensualité dans une bouche qui tombe légèrement, une paupière un peu lourde. Tout est question de lumière. Plus la femme est mûre, plus le teint est travaillé en transparence. Il ne faut pas essayer de camoufler à tout prix. »
Si Julie, journaliste de 35 ans, se maquille très peu au quotidien, elle a récemment découvert le pouvoir du rouge à lèvres. « Avant, je n’aurais jamais osé, tout juste si j’assumais un gloss transparent. Et puis, un soir, encouragée par une amie, j’ai tenté le rouge “qui claque”. Une révélation ! L’assurance que le rouge me procure est bien réelle. Avec lui, je m’autorise à séduire, à laisser s’exprimer la femme fatale qui sommeille en moi. »
Plus que la technique ou le choix des couleurs, ce qui importe finalement, c’est le sens que l’on choisit de donner à son maquillage. « Nous n’avons pas à devenir une autre pour correspondre à une beauté stéréotypée. Le bon goût existe, c’est un fait. Mais tout le monde a le droit de faire des fautes d’orthographe. C’est la liberté des femmes qui est en jeu », conclut Marie-Louise Pierson.
Mon coaching va vous aider à progresser « globalement » sur votre projet de vie et je vous accompagne dans le cheminement qui vous permettra de vous réaliser entièrement.
Choisir d'exploiter votre plein potentiel demande de prendre un engagement envers vous-même. Cela exige d'être traité en priorité, au quotidien.
Reprendre contact avec vos valeurs profondes, avec votre cœur, accepter de réévaluer vos priorités et vos objectifs et mettre à jour ce que sont vos fondements personnels et professionnels, nécessitent d'y investir une attention constante. C'est un entraînement de tous les jours. Une véritable gymnastique de vie!
J'ai donné un nom à cette vision des choses : je l'ai baptisée le Gym de Vie. J'estime que c'est le meilleur moyen de garder contact avec cette démarche et lui préserver un caractère évolutif. Dans le Gym de Vie, vous êtes un athlète à l'entraînement.
Pour plusieurs, l'entraînement physique aide à garder la forme et à se sentir bien dans leur corps et dans leur tête. Un entraînement similaire peut aussi être envisagé pour optimiser la vitalité et accéder à l'ensemble des capacités de la personne entière que vous êtes, profondément.
Cette illustration de l'impact du Gym de Vie exprime parfaitement mon rôle de coach. Je peux vous aider à faire ressortir vos forces et vos habiletés pour vous permettre de performer au maximum, comme un athlète pour qui la plus haute marche du podium est soudainement à portée de main.
Alors dites-moi, quel marathon de vie aimeriez-vous entreprendre aujourd'hui?
/https%3A%2F%2Ffiles.sympa-sympa.com%2Ffiles%2Fnews%2Fpart_0%2F9105%2Fpreview-684360-1200x630-99-1484730146.jpg)
Cette photographe révèle toute la beauté des femmes dans ses photos
La photographe Emily London Miller a un talent fou, elle est capable de faire ressortir le meilleur des femmes qui posent pour elle. Avec l'aide de son appareil photo, d'un parfait maquillage et de
/http%3A%2F%2Fs2.minutebuzz.com%2Fi%2F2016%2F02%2F0_vid1564-TL.png.jpg)
100 ans de maquillage des yeux en 2 minutes !
Une vidéo ludique réalisée par la blogueuse Kandee Johnson pour la marque de cosmétique Allure.
http://www.minutebuzz.com/videos/femmes--100-ans-de-maquillage-des-yeux-en-2-minutes-