Atelier Conseil en image

Publié le par LES ATELIERS DU BIEN-ETRE 06 NICE

Le conseil en image est une technique de valorisation de l’image, et je vous propose un 1er atelier de prise de contact pour connaitre vos besoins.

Mes coordonnées : Sylvia, esthéticienne diplomée, coiffeuse, conseillère en image,

lesateliersdubienetre@hotmail.fr 06 62 36 25 18

1 - Déterminez l’objectif de ma cliente

  • Quelles sont ses envies ?
  • Actuellement, votre image ne lui convient pas, qu’est-ce qu'elle n’aime pas ou qu’est ce qu'elle souhaite à la place ?
  • Où et quand veut-elle mettre en place cet objectif ?
  • A combien évalue t-elle son bien-être ? (en cas d’objection).
  • Connaissez-vous des personnes qui ont déjà fait une séance de relooking ?
  • Avez-vous vu le changement ?
  • Comment avez-vous vécu ces derniers temps ? (ceci donnera des informations sur l’humeur et l’affectivité de votre cliente).
  • Depuis combien de temps votre image ne vous satisfait-elle plus ? - Pourquoi désirez-vous changer de look aujourd’hui ?
  • Quelqu’un vous a-t-il fait des commentaires sur votre apparence ?
  • Pensez-vous que le relooking va changer quelque chose dans votre vie ? (on peut s’attendre à une réponse irréaliste ou magique).
  • Est-ce que votre famille ou vos amis sont au courant ? Si oui, qu’en pensent-ils ?
  • Qu’est-ce qui vous a décidé à faire cette démarche?
  • Quelles sont les couleurs que vous portez en général ou que vous aimez ?
  • Quelle est votre couleur préférée ? - Portez-vous plutôt de l’or ou de l’argent ?
  • Quelles sont les couleurs que vous détestez ?
  • Comment définissez-vous votre style vestimentaire : plutôt classique, sexy, sport, artiste... ?
  • Sur quel critère choisissez-vous vos vêtements : couleur, coupe, matière, style, qualité, confort, marque, mode, coup de coeur, prix... ?
  • Avez-vous envie d’un style vestimentaire particulier ? Lequel ?
  • Quels sont les accessoires les plus importants pour vous ? Chaussures, ceintures, lunettes de vue, lunettes de soleil, bijoux fantaisie, bijoux en or, foulards, chapeaux, sacs... ?
  • Que n’aimez-vous pas dans votre corps ? Dans votre visage ?
  • Qu’aimez-vous dans votre corps ? Dans votre visage ?
  • Vous maquillez-vous tous les jours ?
  • Avez-vous déjà été maquillée par une professionnelle ?
  • Assortissez-vous votre maquillage à vos tenues vestimentaires ?
  • Vous maquillez-vous différemment pour une soirée ?
  • Quelles sont vos couleurs pour les yeux, les lèvres, le fond de teint, le fard à joues, le mascara ?
  • Allez-vous fréquemment chez le coiffeur ?
  • En général, que demandez-vous à votre coiffeur ?
  • De quand date votre dernière visite chez le coiffeur ?
  • Faites-vous une couleur ? De quand date-t-elle?
  • Vous souvenez-vous de votre couleur quand vous étiez enfant ?
  • Comment percevez-vous votre chevelure ?
  • Faites-vous des soins capillaires ?
  • Avez-vous envie de changer de couleur ?
  • Avez-vous envie de changer de coupe ?
  • Votre coiffure vous satisfait-elle?

La première consultation

Un diagnostic est établi à la suite du questionnaire , et expliquez la technique du relooking, , une photo de la cliente habillée est prise (pour l'avant-après), une seconde en slim pour la morphologie.

Voici comment doit se dérouler la séance :

  • Maximum de clarté, pas d’halogène.
  • Ampoule qui remplace la lumière du jour (bleu transparent).
  • Murs gris clair ou blancs.
  • Miroir entier.
  • Chaise confortable.
  • Table de maquillage.

1) Description de la théorie des couleurs. 2) la couleur des cheveux de la cliente, (pas de coloration, juste avant l'atelier). 3) Devant un miroir, le test du draping : l’harmonie est chaude ou froide, ainsi que son intensité.

Définission de la saison qui correspond à votre cliente : cheveux, maquillage, vêtements.

Photo du visage pour définir le contour du visage de votre cliente et sa morphologie. Comparez-le ensuite à la géométrie idéale qui est l’ovale. Cela vous permettra de retravailler :

  • les décolletés,
  • les colliers,
  • les boucles d’oreilles,
  • les lunettes.

Réalisation d'un book avec toutes sortes de coiffures et la bonne couleur de cheveux.

Exécutez des techniques simplifiées du maquillage et faites un cours d’automaquillage. Vous aurez préalablement défini les couleurs de votre cliente grâce à la colorimétrie.

Détaillez de face et de profil la silhouette de votre cliente (reins, taille, hanches, poitrine). Vous pouvez également prendre des mesures. Astuces : par rapport à sa morphologie, demandez à votre cliente ce qui lui plaît dans sa silhouette. Prévoyez :

  • une étude des sept géométries les plus courantes,
  • une comparaison par rapport aux deux morphologies idéales.

Cette analyse permettra d’aider votre cliente à s’habiller le mieux possible en fonction de sa morphologie.

Présentez des tests écrits (ou des photos). La plupart des femmes ayant des garderobes pleines et rien à se mettre, la définition du style les aidera à faire de meilleurs choix, tant pour leur garde-robes personnelle que professionnelle.

Vous devez tenir compte du style de vie de votre cliente lorsque vous lui faites faire son opération armoire ou que vous l’accompagnez dans des boutiques.

A chaque séance, vous remplirez la fiche technique correspondante. En tout, vous devez avoir :

  • une fiche technique couleur,
  • une fiche technique morphologie du visage,
  • une fiche technique morphologie du corps,
  • une fiche technique style,
  • la photo de votre cliente (visage et en pied) avant et après. Dès la première séance , vous devez remettre son nuancier à votre cliente.

Bonne chance !

Atelier Conseil en image

Se faire belle, à quoi ça sert ?

Le temps d’une fête ou tous les jours, version sexy ou version nature, il y a dans cette quête d’un soi transcendé, des désirs plus ou moins avouables et plus ou moins conscients. Petit voyage sous les paillettes et les fards.

Flavia Mazelin-Salvi

Sommaire

« J’ai mis de l’or dans mes cheveux / Un peu plus de noir sur mes yeux… », chantait Dalida dans Il venait d’avoir 18 ans, une de ces chansons populaires qui recèlent toujours une pépite de vérité brute. Nous en avons toutes fait l’expérience, pour une soirée en famille, entre amis ou avec son amoureux, se faire belle, c’est surtout adopter la règle du « un peu plus ». Un peu plus de temps devant son miroir, un peu plus de maquillage, un peu plus de peau dévoilée, un peu plus d’audace ou d’exigence… Un peu plus que l’ordinaire, en tout cas.

Se faire belle, c’est aussi, pour certaines, une éthique et une esthétique à vivre au quotidien. Jamais de visage nu ni de look négligé, l’apparence doit être chaque jour à son zénith… Donner à voir le meilleur de soi, le temps d’une soirée ou tous les jours, n’est pas anodin. Les arguments désinvoltes masquent la plupart du temps une réalité complexe. Faites-en l’expérience, posez la question autour de vous : « Pour toi, à quoi ça sert de t’apprêter ? » Et si l’on vous répond : « Ça sert à me plaire ! » ne croyez votre interlocutrice qu’à moitié. « En vérité, on ne le fait jamais pour soi, c’est une illusion et une idée reçue, affirme Isabel Korolitski, psychanalyste. Quand on se fait belle, ou beau d’ailleurs, c’est toujours pour l’autre, pour le rencontrer. Dans la réalité ou le fantasme. Au moment où l’on se maquille et où l’on s’habille, même si on ne va voir personne, on le fait à partir de critères esthétiques définis par l’autre. Cet autre qui peut être sa mère, son homme, une amie, ou encore la mode du moment… »

Conquérir et se protéger

A lire :

Mon corps et ses images, de J.-D. Nasio, (Payot, 2007)

Dans le désir de donner à voir le meilleur de soi, que ce soit le plus sexy, le plus élégant, le plus féminin ou le plus enfantin, l’autre est donc toujours présent. Un autre dont on veut capter le regard pour se sentir exister de manière plus intense. « C’est une forme de recherche de reconnaissance », précise Isabel Korolitski. Sonia, 33 ans, vit avec Mathieu depuis quatre ans, elle en est très amoureuse et lui est fidèle. « Mais quand je vais à une fête avec lui, je veux que l’on me voie, je veux que Mathieu voie les hommes me regarder, qu’il lise le désir dans leur regard. Quand je mets mes talons et ma robe fourreau noire, je me pense invincible, je sens l’énergie qui monte en moi quand je me prépare, c’est comme si je buvais un alcool fort, une excitation qui me fait tourner la tête. Ça me met dans un état second, un état très sexuel. »

Faire converger les regards vers soi, incarner une femme que l’on ne s’autorise à être que le temps d’une fête, cela rappelle la vocation première du carnaval, de la mascarade, dont est issu le mot « maquillage ». Pour J.-D. Nasio, psychanalyste, « c’est effectivement être dans un désir de conquête de l’autre, de l’homme. Ce désir d’être la reine de celui que l’on aime, mais aussi la reine de la soirée, est le propre de la féminité. C’est prouver que l’on sait se montrer et se cacher en même temps : “Je te montre que je veux ton désir, mais je ne te dis pas que je te désire”, ce double message qui est l’essence même de la séduction féminine. »

Mais si prendre grand soin de son apparence traduit le désir d’être désirée, cela peut aussi signifier : tenez-vous loin de moi, n’entrez pas dans mon intimité. « Se faire belle permet d’aider à mettre une distance entre soi et les autres quand on veut mettre ses propres émotions à distance, confirme Isabel Korolitski. Ce peut être aussi une façon de mettre un masque. » Aude, 41 ans, dirige un service juridique – « un milieu d’hommes » – dans une grande société. « Me faire jolie tous les matins m’aide à me sentir à la fois féminine et forte, dans la mesure où mon apparence “parfaite” ne montre que ce que je veux dire de moi. Derrière mon image impeccable, il y a parfois une personne qui n’est pas toujours au mieux de sa forme, mais ça, ça ne regarde que moi, c’est archiprivé ! »

Se faire du bien et s’affirmer

Lorsque l’opération « se faire belle » est une réussite, nous ressentons un bien-être physique qui « contamine » très vite le moral. « Quand mon copain m’a quittée l’année dernière, seuls mes proches ont vu que ça n’allait pas, confie Marion, 34 ans. Sinon, je mettais mes jolies robes, mes ballerines, comme si de rien n’était. Dans un premier temps, c’était par orgueil, et puis je me suis rendu compte que cette légèreté que j’affichais, je la ressentais de plus en plus ! »

Jamais un mascara ne fera office de baguette magique, mais se faire belle quand le quotidien est pesant peut réveiller la vitalité. « Il y a des moments de vie où investir une partie de son énergie à embellir son apparence peut vraiment changer la perception de la réalité, explique Isabel Korolitski. Cela permet d’avancer “malgré”, et, chemin faisant, on se rend compte que la vie est là et notre désir aussi. Les vêtements et le maquillage nous permettent également, malgré les soucis, la tristesse, de ne pas peser sur les autres. C’est une forme de respect de soi et de souci de son entourage. » Après chacune de ses séances de chimiothérapie, Annabelle, 45 ans, s’achetait un nouveau vêtement. « Un truc sublime que je mettais le lendemain. C’était mon défi à la maladie. Je me disais : “Je mourrai peut-être, mais je mourrai en beauté !” C’était ça ma dignité. Mon fils m’a dit plus tard que lorsqu’il me voyait me mettre mon rouge à lèvres, il avait l’impression que rien ne pourrait m’arriver ! »

C’est en se faisant belle un soir que la vie de Samira, 32 ans, a changé. « Il y a quatre ans, j’étais la petite souris grise, pas de maquillage, les cheveux tirés, look banal. Il faut dire que je travaille à la Sécu, ce n’est pas spécialement “mode” comme milieu ! Et puis il y a eu une fête dans notre service, un pot de départ, et là, je ne sais pas pourquoi, j’ai mis le paquet. Je me suis maquillée à l’orientale, les yeux très noirs, j’ai mis des boucles d’oreilles marocaines en argent, très longues, et j’ai lâché mes cheveux. Les collègues ne me reconnaissaient pas, j’ai eu plein de compliments, je me sentais belle comme jamais. J’ai aussi vu la tête d’un chef dont on m’avait dit qu’il était raciste, il devait me trouver “trop arabe” à son goût ! C’est ce soir-là que j’ai compris que si je ne me faisais pas belle, c’est que je n’avais pas encore eu le courage d’assumer d’être une Française d’origine marocaine. Maintenant, je me maquille et m’apprête tous les jours, c’est comme ça que je m’affirme et que je me sens enfin moi. »

Se faire belle, à quoi ça sert ? C’est une question sans fond, appelant mille réponses, qui changent suivant l’histoire, l’héritage ou l’humeur de chacun. Ninon, 36 ans, féministe revendiquée, a répondu d’un jet : « Ça sert à aliéner les femmes, c’est de l’esclavage ! » Et puis, le lendemain, elle a soutenu la position contraire. « En fait, ça peut servir à exactement l’inverse : à jouer avec sa féminité. Et quand il y a du jeu, il y a forcément de la liberté ! » Et si c’était le mot de la fin ?

Je ne me fais jamais belle, pourquoi ?

Il y a celles qui se font un plaisir, quotidien ou occasionnel, de sublimer leur apparence. Et celles qu’il faudrait payer pour se prêter à ces petits jeux narcissiques. Plusieurs raisons peuvent, selon la psychanalyste Isabel Korolitski, expliquer ce refus.

Un héritage maternel marqué par la dévalorisation du féminin et du sexuel. Vêtements seyants et maquillage sont assimilés à des « pièges à hommes », et constituent donc une insulte à l’intelligence et à la dignité de la femme. Un désir d’être aimée pour ce que l’on est, comme l’est l’enfant par sa mère. Etre aimée « au naturel » est vécu comme étant une preuve d’amour, un amour vrai. Un besoin de dire que l’on n’appartient qu’à soi. Les femmes qui, dans leur enfance, ont été traitées comme des petites poupées par leurs mères, souvent elles-mêmes hyperféminines et soignées, rejettent fréquemment les codes et rites de la séduction féminine.

Publié dans Conseil en Image

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