Se faire les ongles ???? pourquoi ???? voici la réponse

Publié le par LES ATELIERS DU BIEN-ETRE

Les ongles, vitrine de soi

Ils ne se contentent plus de se parer de couleurs. Désormais, ils peuvent être pailletés, graphiques, sculptés, comme de véritables œuvres d’art miniatures. Que dit cette mode de notre rapport à la féminité ?

Marie L'Hermet

Sommaire

L’autre jour, j’étais assise en face d’elle dans le métro et je me disais, songeuse : « Cette femme ne fait jamais la vaisselle. » Ses ongles portaient des reproductions d’une toile de Braque. Je gardais alors le souvenir cuisant de ma propre tentative de faux ongles, il y a dix ans. C’était à New York, où prospéraient les ongleries, qui font désormais fureur chez nous. Je m’en étais fait faire de magnifiques en résine, très longs, très carrés, très décorés. J’avais passé la journée à expérimenter des poses nouvelles, des gestes lents, des jeux de mains inédits. Et puis, le soir, je m’étais aperçue qu’il m’était impossible de retirer mes lentilles de contact avec mes fabuleux attributs, sauf à y laisser ma cornée, et je dus tout couper. Depuis cette expérience, je conservais la certitude que les ongles somptueux étaient faits pour les stars et les chanteuses de R’n’B. Certainement pas pour les simples mortelles comme moi.

Des objets d'admiration

Le temps m’a donné tort. Brusquement, le classique vernis rouge s’est changé en bleu, vert, bronze, jaune… Parfois une teinte à chaque doigt. Puis aux couleurs ont succédé les paillettes, les reliefs, les dessins ou les pochoirs. Plus rien ne semble arrêter celles pour lesquelles on a déjà créé le néologisme anglais nailista, « folle des ongles ». Comme si plus nos doigts étaient visibles – sur le clavier de notre ordinateur, sur l’écran de nos tablettes ou de nos Smartphone (Nokia propose le Lumia 900 Pink, un téléphone rose, vendu avec le vernis à ongles assorti !) –, plus ils devaient être objets d’intérêt, pour ne pas dire d’admiration. Pour le sociologue Jean-Claude Kaufmann, fin explorateur de nos nouveaux us et coutumes, « tout travail sur le corps a pour fonction de se construire une identité dans le regard des autres. Les habits, les gestes, les mouvements y participent. Et le soin des mains, qui sont l’une des premières choses que nous découvrons de nous, encore plus ».

Girly et régressif

Pour essayer

Découvrez en images comment personnaliser vos ongles !

Que cherchons-nous donc à montrer aux autres à travers cette mode du nail art (créations artistiques créées sur les ongles) ? Selon Elsa Deslandes, manucure professionnelle chez Gemey-Maybelline, « personnaliser ses ongles, c’est les faire siens, jamais semblables à ceux des autres. C’est une customisation qui signe notre personnalité du moment, celle que nous choisissons d’être. Séductrice aux ongles rouges, gothique en noir ou ado ludique qui préfère le jaune et les paillettes, je peux changer de personnalité quand je veux. Et, quand je colle sur le vernis un cœur, une tête de mort ou les lettres d’un mot, je dis quelque chose de moi ».

Ce quelque chose de particulier est intrinsèquement lié à la féminité. À l’heure où les hommes s’occupent de leur peau, de leurs cheveux, de leur corps, de leurs poils, les ongles laqués sont l’un des derniers bastions de la cosmétique féminine. Petites filles, c’est le premier geste de beauté que nous demandons à notre mère. Et c’est souvent le premier qu’elle accepte ! D’ailleurs, venue de Corée, cette tendance se décline particulièrement sur le mode fillette ou kawaii (« mignon », en japonais). C’est jaune, rose, bleu, pastel. C’est court, rond, limé, orné de petits animaux, de cœurs, d’étoiles, de brillants… Nous ne sommes pas loin de l’univers des mangas. « C’est drôle, un peu girly, un peu régressif, observe Elsa Deslandes. Cela touche les femmes très jeunes. Après 30 ans, vous n’allez pas à votre bureau avec des nounours sur des ongles verts. » Alors on se contente d’un strass sur l’auriculaire ou d’un effet matelassé.

Tout un art

Cette affirmation de la féminité, celle partagée au départ avec maman, est fréquente chez lesnailistas. Comme Stéphanie, 30 ans, qui confie : « J’ai toujours trouvé que c’était un moyen assez facile de faire “féminin”, mais j’ai vite laissé tomber car, avec ma vie – vaisselle, nautisme, judo… –, le vernis tient un jour et demi. Il y a dix-huit mois environ, j’ai rencontré Claire, j’ai flashé sur ses ongles, elle m’a dit que c’était du gel semi-permanent, je ne savais pas que ça existait. Depuis, une fois par mois, Claire me fait les ongles et nous nous amusons ensemble. » Emmanuelle, 24 ans, consacre ses samedis après-midi à ses mains et à ses amies. La bande de filles a toutefois vite compris que le véritable nail art ne s’improvise pas. Que cette véritable œuvre d’art miniature éphémère reste l’apanage de vrais professionnels. « Alors, nous nous rabattons sur les vernis aimantés, les paillettes, l’impression velours, précise Emmanuelle. Quand c’est réussi – pas toujours ! –, nous postons une photo de nos ongles sur Facebook ou sur Instagram. » En attendant les « like » !

Une marque de combativité

Les ongles ont aussi, symboliquement, quelque chose d’agressif que l’on ne s’avoue pas toujours : ce sont des griffes. Si les animaux utilisent les leurs pour grimper, creuser, se défendre, protéger leurs petits, les nôtres ont perdu de leur force. Mais, d’un point de vue symbolique, ils marquent la combativité. On se souvient de la sprinteuse Florence Griffith-Joyner, aux griffes acérées aussi démesurées que ses foulées. Et combien d’hommes frissonnent devant la menace qu’un ongle trop acéré peut faire courir dans le jeu amoureux ? Jean-Claude Kaufmann voit venir cette tendance à travers les publicités, telle la campagne automne-hiver de Céline : « L’industrie du luxe impose aujourd’hui aux femmes des codes qui passent par une certaine agressivité. Nous sommes loin des influences androgynes d’il y a quelques années. Avec ses talons aiguilles et ses ongles soignés, la femme guerrière a quelque chose de Barbarella et une sacrée confiance en elle. Car on ne bouge pas de la même façon avec ces attributs. » Serait-ce pour gommer cette assertivité que le nail art joue, parfois, sur des codes plus girly ? Pour que la petite fille dissimule la femme inquiétante que l’on assume moins ? Ce pouvoir de nous transformer à volonté et selon notre désir a quelque chose d’irrésistiblement attrayant. Comme si une part de nous, un peu sorcière, n’oubliait jamais que les ongles ont longtemps été source de sortilèges pour philtres magiques.

Ongles : les ennemis à connaître

Testez-vous !

Jusqu'où iriez-vous pour être belle ?Certaines femmes sont prêtes à y consacrer beaucoup d’efforts, de temps et d’argent pour se rapprocher le plus possible des silhouettes de rêve que l'on voit dans les médias. Parfois avec plaisir, parfois avec souffrance. D’autres, au contraire, ne veulent pas entendre parler de cette dictature de l’esthétique. Et vous, où vous situez-vous dans cette course à la beauté ?

Comme les cheveux, que l’on abîme à force de les teindre, de les chauffer ou de les lisser, les ongles sont de la matière vivante qu’il convient de protéger. Évitez donc d’abuser des produits et des gestes suivants.

Les dissolvants, avec ou sans acétone. Ce sont des dégraissants. Or, l’ongle est recouvert d’un film gras destiné à le protéger et à le nourrir. S’il est nettoyé par ces produits, l’ongle va s’assécher.

Les ponçages et polissages. Une fois par mois suffit. Et, surtout, évitez la lunule, la partie blanchâtre située à la naissance de l’ongle, qui protège la matrice.

Les appareils de « soin » électriques qui se démocratisent et qui provoquent parfois des dégâts irrémédiables. Attention également aux outils en métal qui écaillent la surface des ongles et qui finissent par les rendre cassants, dédoublés et fragiles.

ART de Psychologie.com

Les ongles mous !

Les ongles mous, cassants et dédoublés sont révélateurs de fragilités qui peuvent être d'origines diverses.

Causes et conséquences

L'ongle, tout comme le cheveu, est constitué de plusieurs plaques de kératine. La kératine est une protéine fibreuse qui résiste mal à certains facteurs. Des ongles en mauvaise santé sont donc des ongles dont la kératine est fragilisée.

Eau et produits chimiques

La nature poreuse de l'ongle le rend particulièrement sensible à l'eau qui fait gonfler et décolle les plaques de kératine les unes des autres. Résultat : les ongles deviennent mous et se dédoublent. Même constat pour les produits chimiques tels que les détergents qui attaquent et détériorent la couche supérieure de l'ongle qui devient cassant.

-Fatigue, stress et carence alimentaire

Les états de fatigue s'accompagnent souvent de carences en fer, zinc et vitamines B qui se manifestent par des ongles cassants. Certaines personnes stressées ont également l'habitude de se ronger les ongles, ce qui favorise leur dédoublement.

Quelles solutions adopter ?

-Des produits naturels

La levure de bière, riche en vitamine B8, est une excellente solution pour fortifier des ongles mous et cassants. Des massages réguliers de l'ongle avec de l'huile de ricin apporteront également des résultats visibles assez rapidement.

Les bons gestes au quotidien

Protéger ses mains en portant des gants lorsqu'on se sert de produits ménagers ou encore apposer occasionnellement du vernis durcisseur sont des astuces qui vous permettront de ménager vos ongles afin d'éviter qu'ils ne deviennent mous.
Se limer les ongles régulièrement

Plus les ongles sont longs, plus ils deviennent fragiles et ont tendance à se dédoubler. Pour bien les entretenir, pensez à les limer régulièrement avec des limes en carton, plus douces et respectueuses de la structure de l'ongle que les coupe-ongles.

Se faire les ongles ???? pourquoi ???? voici la réponse
Se faire les ongles ???? pourquoi ???? voici la réponse
Se faire les ongles ???? pourquoi ???? voici la réponse
Se faire les ongles ???? pourquoi ???? voici la réponse
Se faire les ongles ???? pourquoi ???? voici la réponse
Se faire les ongles ???? pourquoi ???? voici la réponse
Se faire les ongles ???? pourquoi ???? voici la réponse
Se faire les ongles ???? pourquoi ???? voici la réponse

Publié dans Psycho

Commenter cet article